Cette charge mentale qui épuise les salariés, « Mon travail me prend la tête »,

Penser au boulot, tout le temps, même à la maison… Le phénomène touche de plus en plus de salariés qui peinent à trouver la bonne distance avec leur entreprise.

« Quand je rentre le soir après le boulot, je suis encore en train de penser à ce que je n’ai pas fini dans la journée et à ce que je vais devoir faire le lendemain, et que je n’aurai encore pas le temps de terminer. Ca m’empêche d’être pleinement avec ma famille. Je perds en qualité d’écoute et d’attention. Ma femme me le dit souvent:  » »Tu n’es pas avec moi ! » Elle a raison. Je suis conscient que je ne montre pas la face la plus aimable de ma personne en ce moment. » Nommé il y a quelques mois directeur d’une business unit, Alain estime qu’il lui faut un peu de temps pour trouver ses marques au bureau, que cela va passer.

« Tu n’es pas avec moi! »

Comme ce jeune trentenaire, de nombreux salariés décrivent aujourd’hui cette « prise de tête » que leur inflige leur travail, même une fois la porte de l’entreprise franchie. C’est le dossier laissé en stand-by sur le bureau, le mail auquel on n’a pas répondu, les délais non respectés sur un chantier qui empêchent de se concentrer sur le film que l’on regarde. Difficile de vivre le moment présent; l’esprit vagabonde pour retourner… au bureau ou à l’atelier.

« La psychologue Bljuma Zeigarnik est la première à avoir théorisée cette notion de charge mentale, explique le coach de dirigeants Jean-Louis Muller, auteur du blog « Le management dans tous ses états ». En observant les garçons de café, elle s’est aperçue qu’ils se souvenaient bien de la commande avant qu’elle ne soit délivrée, mais l’oubliaient dès leur mission accomplie. On parle là de  »l’effet positif de Zeigarnik »: on mémorise mieux les choses inachevées. » Effet pervers: tant que la mission n’est pas terminée, elle occupe un certain espace dans le cerveau. « On peut le comparer à une bande passante, illustre le consultant. Il peut emmagasiner et gérer un certain nombre d’informations et de problèmes, mais au-delà d’un certain seuil, cela devient trop lourd. Ca ne passe plus. On peut ressentir une énorme fatigue, avoir l’impression de devenir fou. »

Cette notion a récemment été reprise dans une BD au succès fulgurant. La dessinatrice Emma y décrit l’épuisement des femmes qui estiment tout devoir organiser et planifier pour la bonne marche… du foyer cette fois. Mais les ressemblances avec le monde professionnel sont légion.

« Pourquoi je me prendrais la tête puisqu’il le fait! »

Si le phénomène n’est pas nouveau, il est de plus en plus diffus dans l’entreprise. Principales victimes: les managers, parfois responsables de ce qui leur arrive. « Parce qu’ils sont (en principe) mieux payés, ils se sentent investis de tout, sourit le spécialiste. Tel le géant grec Atlas, ils portent le monde sur leurs épaules… » Ils estiment qu’ils doivent pouvoir répondre à tout, ont peur de paraître incompétents. »

Cette conviction de devoir être omniscient provoque une réaction instantanée chez leurs collaborateurs: ils ne réfléchissent plus à ce qu’ils doivent faire, attendent les consignes. « Pourquoi je me prendrais la tête puisque le chef le fait! », s’est ainsi vu répondre le coach qui interrogeait les ouvriers d’un atelier. »

Un problème accentué par les open space où, en prise directe avec son équipe, le chef devient une véritable roue de secours au fil des difficultés qui surgissent. « Des compensations se mettent alors vite en place, explique Jean-Louis Muller. Quand on sait que quelqu’un d’autre y pense, on n’y pense plus… » Devenu une béquille, le manager entretient souvent le déséquilibre. Incapable de déléguer pleinement comme sa fonction le voudrait, il se retrouve à tout gérer… Et n’a plus le temps d’accomplir sa mission durant la journée. « Cela leur fait une charge mentale énorme », souligne le coach pour qui un manager ne doit pas résoudre plus de 49% des problèmes par lui-même. »

Une échappatoire à des questions intimes

Dédier pleinement son cerveau au travail est quelque fois aussi une échappatoire à des questions intimes. « J’ai un môme qui ne va pas bien à la maison. Je préfère me saouler dans le travail. Ces problèmes, je les connais, je sais les résoudre… », souffle ainsi ce cadre, père d’un jeune garçon autiste. « En province, je vois beaucoup de directeurs d’usine restent au bureau de 7h à 20 heures, alors que rien ne les y oblige », constate Jean-Louis Muller.

Attention cependant à ne pas fustiger outre-mesure cette charge mentale, prévient le coach. « Zeigernik dit bien qu’elle est indispensable pour mémoriser. Comme le stress, elle n’est pas mauvaise en soi, et est même stimulante pour se développer, innover. C’est une façon de faire fonctionner les neurones. » A condition de trouver la voie du milieu, ce qui n’est pas forcément aisé. Attention aussi aux « pratiques manipulatoires », relève le coach, « comme dire à un collaborateur qui part en vacances alors qu’il a tout bouclé: il faudra que l’on parle de ça à la rentrée ».

« Il n’y a pas mort d’hommes! »

Quand la pression devient trop forte, il convient d’en identifier les causes… Savoir déléguer, vider sa boîte mail avant de quitter le bureau font partie des recettes les plus simples à appliquer. Mais ce n’est pas toujours suffisant. Ce qui taraude Aude depuis quelques temps, le soir chez elle, c’est le fait d’avoir été court-circuitée par sa direction. « En tant que directrice commerciale, j’ai convaincu en début d’année mes commerciaux d’atteindre le chiffres d’affaires que mon supérieur avait fixé. Ca n’a pas été facile, mais j’estime avoir réussi », dit-elle. Patatras! « Il y a quelques semaines, un mail est tombé du groupe : les objectifs ont été revus à la baisse. Les équipes ne vont plus faire ce que je leur ai demandé. Ils ont ruiné mon plan d’action. J’y pense tout le temps depuis. »

L’exemple est courant. « Ce genre de décisions qui tombent d’en haut peut être une boulette, mais aussi faire partie d’une culture, analyse Jean-Louis Muller. Le piège est alors de blâmer la hiérarchie ou de se lamenter. Il faut faire preuve d’intelligence managériale: prendre acte de la situation et aller de l’avant. »

La vie de l’entreprise est aujourd’hui ainsi faite de bouleversements. « Le secret pour tenir est de les accompagner, en prenant de la distance, sourit le coach. Il faut relativiser: il n’y a pas mort d’hommes! »

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Les (7) Sept astuces pour se faciliter la vie au travail

Timing serré et stress élevé… En voulant rester au top, vous êtes (trop) dur avec vous-même. Et les frustrations du bureau vous encombrent la tête jusqu’à votre domicile. Comment les éviter? En adoptant de petits arrangements avec le temps. Conseils.

La vie au bureau est truffée de désagréments et de trop pleins dont on a du mal se débarrasser. Pourtant, de petits riens peuvent nous aider à équilibrer la sphère privée et la sphère professionnelle. En voici sept qui mis, bout à bout, devraient lisser une organisation au carré, suggère la sophrologue-consultante, Brigitte Bellégo.

1. Glisser des « coussins moelleux » dans son agenda

Délais serrés et stress relevé: voici la combinaison la plus fréquente chez les cadres et managers qui courent après le temps. Et si vous prévoyiez un planning élargi ? Rallongez de 15 minutes avant et de 15 minutes après chaque rendez-vous ou chaque tâche dont vous aurez estimé la durée au préalable. Vous en tirerez deux bénéfices : 1/ Vous serez en capacité d’absorber la désorganisation des autres (retards, coups de fil, requêtes imprévues etc.). 2/ Vous pourrez abattre, dans la foulée, tous les développements inattendus de la tâche principale.

2. Se débarrasser des corvées au plus vite

Titres de transports, notes de frais, factures, feuilles de sécurité sociale… Vous avez tendance à attendre la dernière minute pour expédier ces tâches rébarbatives. Du coup, vous fulminez dans la queue pour renouveler un abonnement ou vous vous agacez à rechercher des justificatifs dans un amas de papiers. Efforcez-vous d’anticiper et d’écluser vos obligations au fil de l’eau. Ayez toujours des timbres sur vous, fin de pouvoir envoyer le jour même les documents administratifs. Achetez vos tickets de bus ou de métro avant la date fatidique du 1er du mois, etc. Et traitez les mails casse-pieds qui polluent votre messagerie, dès que vous les avez ouverts. Vous ressentirez alors le plaisir du devoir accompli.

3. Dresser des « tout doux » listes

Remplacez les injonctions – « je dois », « il faut »- par « je choisis de… ». Et rajoutez « parce que cela me permettra… ». Ces phrases vous poussent à vous approprier l’action et lui donnent du sens. Vous allez retrouver une certaine harmonie avec vous-même. Dans le même esprit, listez ce que vous voulez ne plus faire, puis ce que vous voulez faire plus souvent. Ecrivez : « Je décide de… », « Cela m’apportera… ». Et concluez l’exercice par des « Je l’ai bien mérité » en répertoriant tout de qui vous est agréable d’accomplir. C’est tonique.

4. Miser sur le « blurring »

Du terme anglais « to blur » – flouter, estomper -, le bluring consiste à réaliser sur son temps personnel, des activités professionnelles et vice-versa. Alors, n’hésitez pas à jouer de la porosité entre les deux sphères pour avancer des questions privées depuis le bureau, cela compensera vos heures passées le soir ou le week-end pour boucler un rapport. Gare toutefois à ne pas en abuser, la balance doit être équitable. Et dites-vous que ce qui compte, c’est moins le temps passé que les résultats.

5. Optimiser sa période de congés

Pourquoi toujours partir le vendredi et revenir le dimanche ? Pour une reprise en douceur, je préconise de poser ses vacances ou RTT du mercredi au jeudi suivant (ou un jeudi bien après). C’est un régal, une fois au bureau, de vous dire que deux jours plus tard vous êtes à nouveau en weekend. C’est mieux que de ne pas dormir le dimanche, la veille de ré-attaquer vos dossiers, et/ou que d’être atteint de spleen le lundi.

6. Rentabiliser ses temps morts

Attente chez un client, arrêt de métro, bus coincé dans les bouchons, ordinateur bloqué… Au lieu de râler – ce que tout individu pratique en moyenne 15 à 30 fois par jour – acceptez la situation. Vous n’avez aucune prise sur les évènements. L’idéal consiste à avoir toujours sur vous un calepin, un livre, un CD en langue étrangère (ou sur tout autre chose que vous apprenez). Alors profitez-en pour lire, observer, réfléchir, écouter, sourire aux autres. Laissez vagabonder votre imagination. C’est ainsi qu’on trouve des solutions… voire des contacts.

7. Clôturer sa journée de travail

Evitez la collusion brutale avec le domaine personnel. Pour peu que votre conjoint, vos colocataires ou amis soient dans le même état de fatigue ou d’énervement que vous, c’est le clash assuré ! Trouvez un rituel à effectuer avant de quitter le travail. Par exemple, notez : « J’ai avancé ceci, et cela aujourd’hui », qui remplacera les « je n’ai rien fait aujourd’hui. ». Marquez une rupture nette, physique et mentale, avec le bureau, en vous fabriquant un sas de décompression : courrez 15 à 20 minutes dans un parc avant de parler à quiconque, chantez sur le trajet de retour, optez pour le vélo ; une fois à la maison attelez-vous d’abord une tâche qui vous plait (dessin, piano, jardinage…), changez de vêtements, etc. Ce sera une libération

Mon travail me prend la tête », cette charge mentale qui épuise les salariés

Penser au boulot, tout le temps, même à la maison… Le phénomène touche de plus en plus de salariés qui peinent à trouver la bonne distance avec leur entreprise.

« Quand je rentre le soir après le boulot, je suis encore en train de penser à ce que je n’ai pas fini dans la journée et à ce que je vais devoir faire le lendemain, et que je n’aurai encore pas le temps de terminer. Ca m’empêche d’être pleinement avec ma famille. Je perds en qualité d’écoute et d’attention. Ma femme me le dit souvent:  » »Tu n’es pas avec moi ! » Elle a raison. Je suis conscient que je ne montre pas la face la plus aimable de ma personne en ce moment. » Nommé il y a quelques mois directeur d’une business unit, Alain estime qu’il lui faut un peu de temps pour trouver ses marques au bureau, que cela va passer.

« Tu n’es pas avec moi! »

Comme ce jeune trentenaire, de nombreux salariés décrivent aujourd’hui cette « prise de tête » que leur inflige leur travail, même une fois la porte de l’entreprise franchie. C’est le dossier laissé en stand-by sur le bureau, le mail auquel on n’a pas répondu, les délais non respectés sur un chantier qui empêchent de se concentrer sur le film que l’on regarde. Difficile de vivre le moment présent; l’esprit vagabonde pour retourner… au bureau ou à l’atelier.

« La psychologue Bljuma Zeigarnik est la première à avoir théorisée cette notion de charge mentale, explique le coach de dirigeants Jean-Louis Muller, auteur du blog « Le management dans tous ses états ». En observant les garçons de café, elle s’est aperçue qu’ils se souvenaient bien de la commande avant qu’elle ne soit délivrée, mais l’oubliaient dès leur mission accomplie. On parle là de  »l’effet positif de Zeigarnik »: on mémorise mieux les choses inachevées. » Effet pervers: tant que la mission n’est pas terminée, elle occupe un certain espace dans le cerveau. « On peut le comparer à une bande passante, illustre le consultant. Il peut emmagasiner et gérer un certain nombre d’informations et de problèmes, mais au-delà d’un certain seuil, cela devient trop lourd. Ca ne passe plus. On peut ressentir une énorme fatigue, avoir l’impression de devenir fou. »

A LIRE >>> Parler tout seul n’a rien de dingue, c’est même efficace

Cette notion a récemment été reprise dans une BD au succès fulgurant. La dessinatrice Emma y décrit l’épuisement des femmes qui estiment tout devoir organiser et planifier pour la bonne marche… du foyer cette fois. Mais les ressemblances avec le monde professionnel sont légion.

« Pourquoi je me prendrais la tête puisqu’il le fait! »

Si le phénomène n’est pas nouveau, il est de plus en plus diffus dans l’entreprise. Principales victimes: les managers, parfois responsables de ce qui leur arrive. « Parce qu’ils sont (en principe) mieux payés, ils se sentent investis de tout, sourit le spécialiste. Tel le géant grec Atlas, ils portent le monde sur leurs épaules… » Ils estiment qu’ils doivent pouvoir répondre à tout, ont peur de paraître incompétents. »

Cette conviction de devoir être omniscient provoque une réaction instantanée chez leurs collaborateurs: ils ne réfléchissent plus à ce qu’ils doivent faire, attendent les consignes. « Pourquoi je me prendrais la tête puisque le chef le fait! », s’est ainsi vu répondre le coach qui interrogeait les ouvriers d’un atelier. »

Un problème accentué par les open space où, en prise directe avec son équipe, le chef devient une véritable roue de secours au fil des difficultés qui surgissent. « Des compensations se mettent alors vite en place, explique Jean-Louis Muller. Quand on sait que quelqu’un d’autre y pense, on n’y pense plus… » Devenu une béquille, le manager entretient souvent le déséquilibre. Incapable de déléguer pleinement comme sa fonction le voudrait, il se retrouve à tout gérer… Et n’a plus le temps d’accomplir sa mission durant la journée. « Cela leur fait une charge mentale énorme », souligne le coach pour qui un manager ne doit pas résoudre plus de 49% des problèmes par lui-même. »

Une échappatoire à des questions intimes

Dédier pleinement son cerveau au travail est quelque fois aussi une échappatoire à des questions intimes. « J’ai un môme qui ne va pas bien à la maison. Je préfère me saouler dans le travail. Ces problèmes, je les connais, je sais les résoudre… », souffle ainsi ce cadre, père d’un jeune garçon autiste. « En province, je vois beaucoup de directeurs d’usine restent au bureau de 7h à 20 heures, alors que rien ne les y oblige », constate Jean-Louis Muller.

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Attention cependant à ne pas fustiger outre-mesure cette charge mentale, prévient le coach. « Zeigernik dit bien qu’elle est indispensable pour mémoriser. Comme le stress, elle n’est pas mauvaise en soi, et est même stimulante pour se développer, innover. C’est une façon de faire fonctionner les neurones. » A condition de trouver la voie du milieu, ce qui n’est pas forcément aisé. Attention aussi aux « pratiques manipulatoires », relève le coach, « comme dire à un collaborateur qui part en vacances alors qu’il a tout bouclé: il faudra que l’on parle de ça à la rentrée ».

« Il n’y a pas mort d’hommes! »

Quand la pression devient trop forte, il convient d’en identifier les causes… Savoir déléguer, vider sa boîte mail avant de quitter le bureau font partie des recettes les plus simples à appliquer. Mais ce n’est pas toujours suffisant. Ce qui taraude Aude depuis quelques temps, le soir chez elle, c’est le fait d’avoir été court-circuitée par sa direction. « En tant que directrice commerciale, j’ai convaincu en début d’année mes commerciaux d’atteindre le chiffres d’affaires que mon supérieur avait fixé. Ca n’a pas été facile, mais j’estime avoir réussi », dit-elle. Patatras! « Il y a quelques semaines, un mail est tombé du groupe : les objectifs ont été revus à la baisse. Les équipes ne vont plus faire ce que je leur ai demandé. Ils ont ruiné mon plan d’action. J’y pense tout le temps depuis. »

L’exemple est courant. « Ce genre de décisions qui tombent d’en haut peut être une boulette, mais aussi faire partie d’une culture, analyse Jean-Louis Muller. Le piège est alors de blâmer la hiérarchie ou de se lamenter. Il faut faire preuve d’intelligence managériale: prendre acte de la situation et aller de l’avant. »

La vie de l’entreprise est aujourd’hui ainsi faite de bouleversements. « Le secret pour tenir est de les accompagner, en prenant de la distance, sourit le coach. Il faut relativiser: il n’y a pas mort d’hommes! »

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Le chef de l’Etat du Sénégal est arrivé dimanche après-midi à Toulouse (France) pour une visite de travail à Airbus, a annoncé la présidence sénégalaise.

« Le président Macky Sall doit se rendre aux Industries Airbus où il est prévu une série de visites d’appareils de dernière génération pour renforcer la flotte d’air Sénégal », rapporte l’Aps. La même source ajoute que le président Macky Sall aura également un entretien avec le PDG d’Airbus.

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Créée depuis avril 2016, la nouvelle compagnie Air Sénégal a obtenu son permis d’exploitation aérienne (PEA) le 30 avril dernier et a effectué son premier vol commercial, un aller-retour Dakar-Ziguinchor, le 14 mai. La compagnie aérienne compte se déployer sur les destinations Abidjan, Cotonou, Bissau, Banjul,

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