Sécurité: Voici le pays le plus sûr au monde-Photos

Le Qatar est le pays où le taux de criminalité est le plus bas au monde. Numbeo, la première base de données collaborative a publié les indices du coût et de la qualité de la vie dans le monde, et classe en première position le petit état du golfe.

Le Qatar occupe la 118è position au classement publié par le site Numbeo et le Venezuela occupe la première place. Le pays du Golfe est le pays “où l’on se sent le plus en sécurité” dans le monde. Une performance que s’attribue naturellement le ministre Qatari de l’intérieur. Sur son compte twitter, le ministère a écrit que «le déploiement de forces de l’ordre dans toutes les régions de l’Etat» ou «la sensibilisation de tous les publics à la sécurité» constituent la stratégie qui a permis au pays d’occuper ce rang honorable.

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Mais la petite superficie de 11000 km2 couverte par le Qatar, et sa population en très petit nombre évaluée à 2 millions d’habitants sont également des facteurs qui auraient favorisé la position du pays.

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Mais cet avis, plusieurs ne le partagent pas. En tête de file, l’Arabie Saoudite qui a opposé à son voisin un blocus. Pour les Saoudiens, la désignation du Qatar comme pays le plus sûr au monde n”a rien d’étonnant car il est le financier des terroristes «Bien sûr, quand on finance les terroristes à travers le monde, on en est protégé par eux» ont écrit des Saoudiens dans des commentaires rapportés par Libération

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Huit bonnes raisons de rester salarié

bonnes raisons rester salarie
« Les entrepreneurs sont fous », « Créer une entreprise c’est prendre trop de risques », des idées largement rependues dans l’Hexagone et qui poussent de nombreuses personnes à ne pas quitter leur poste de salarié pour celui d’entrepreneur. Un choix qui peut paraître judicieux sous certains angles ! Voici huit bonnes raisons qui confortent cette prise de parti.

1 – Une charge de responsabilité raisonnable

En tant que salarié, vous occupez un poste précis et vous connaissez vos tâches et missions de la journée. Vous mettez vos compétences aux services de ces dernières et uniquement celles-ci. Le poste de dirigeant et ses différentes casquettes (négociateur, manager, expert marketing, comptable…) ne vous concernent pas vraiment et tant mieux ! Vous portez seulement la responsabilité de votre travail et pas celles des autres. Vous pouvez également rester autonome, tout en comptant sur l’aide et l’appui de votre supérieur hiérarchique en cas de difficulté. Vous ne prenez pas les grandes décisions pour votre boîte et, forcément, vous n’êtes pas responsable d’un éventuel échec.

2 – De vrais moments de repos

Si les vacances régulières et les week-ends demeurent capitaux à votre bien-être, restez salarié ! Un entrepreneur n’a, surtout dans les premières années, pas la possibilité de partir en vacances. Et lorsque vous partez dans un endroit paradisiaque, entouré de votre famille et de vos amis, vous arrivez à vous déconnecter complètement de votre sphère professionnelle : un avantage possible seulement lorsque l’on est salarié. Un dirigeant doit rester disponible à tout moment en cas d’urgences car il reste la personne référente. Les cinq semaines de vacances par an voire plus restent possibles et constituent un droit pour un salarié, profitez-en !

3 – Des horaires souvent connus à l’avance

En tant que salarié, vous savez généralement à quelle heure vous commencez et à laquelle vous finirez votre journée ! À quelques exceptions près, les heures supplémentaires quotidiennes ne font pas parties de votre mode de travail et cela vous plaît ! Lorsque vous voyez la fin de journée arriver, vous claquez la porte du bureau en lui disant à demain, et en vous apprêtant à aller boire un verre pour finir la soirée devant un bon feuilleton ! L’entrepreneur, quant à lui, ne compte ni les heures de bureau, ni celles qu’il ramène à la maison et qu’il continuera d’effectuer jusqu’à bien tard dans la soirée pour, finalement, se lever aux aurores. Si vous tenez à préserver un tant soit peu votre vie sociale et votre sommeil par la même occasion, ne tentez pas l’aventure.

4 – La sécurité de l’emploi

L’une des raisons les plus convaincantes pour les salariés de ne pas quitter leur poste reste la sécurité que ce dernier leur apporte: la sécurité sociale, la mutuelle, les droits au chômage, aux congés payés… Un ensemble d’éléments qui rassurent les employés. Vous tombez malade et pouvez compter sur quelques jours de repos pour vous remettre, un dirigeant, lui, continu de travailler même dans ce type de situation pour ne pas accumuler un retard trop conséquent. Si l’entreprise fait faillite, vous perdez, certes, votre emploi mais lorsque l’on est dirigeant, c’est tout un projet de vie qui s’envole…

5 – Des collègues sur qui se reposer

Vous et vos collègues demeurez sur un même pied d’égalité et occupez une situation assez semblable au sein de l’entreprise, malgré la différence des postes. Vous n’avez donc aucune crainte concernant le fait de vous confier à eux, ils deviennent parfois même des amis et peuvent se révéler être un soutien de taille, tant professionnellement que dans votre vie privée. Si vous créez votre entreprise, l’entente avec vos salariés, peut être aussi bonne, mais n’espérez pas vous confier à eux sur des problèmes concernant le travail. Cela pourrait vite les inquiéter ou ils ne pourraient, tout simplement, pas vous comprendre.

6 – Un salaire équivalent à vos compétences

Si vous occupez un bon poste au sein d’une entreprise, sachez que votre salaire est sûrement plus élevé qu’un entrepreneur, du moins dans ses débuts. Lorsque l’on passe du statut de salarié à celui de créateur d’entreprise, on voit son revenu considérablement diminué. Pour cause ? Les nombreux remboursements, les paiements des salaires et des fournisseurs, tout en devant générer un chiffre d’affaires suffisant pour vivre ! Rester salarié vous permet de ne pas voir vos économies personnelles s’envoler mais, bien au contraire, de les faire fructifier !

7 – Un stress moins important

Le stress professionnel touche de nombreux secteurs et peut atteindre les salariés mais frappe avantage les entrepreneurs. Un rythme de vie effréné attend le futur créateur d’entreprise : la gestion des salariés, des associés, des clients, de l’évolution de l’entreprise, tout en préservant sa vie personnelle demande une charge de travail considérable, qui amène parfois à succomber à la pression et au stress. Plus de 20 % des chefs d’entreprise se disent sujets au travail excessif et compulsif (selon une étude de Technologia, ndlr). Le poste de salarié possède également des inconvénients mais le risque de burn-out demeure moins élevé, du fait d’une charge de travail moins élevée.

8 – Garder les pieds sur terre

Tentez l’aventure entrepreneuriale, c’est connaître par avance les chiffres : la majorité des nouvelles entreprises n’atteignent pas leur sixième année d’existence. Soit moins d’une chance sur deux de réussir : un constat qui vous conforte dans votre poste de salarié, où le risque de vous retrouver au chômage reste bien moins élevé. Mais après tout, « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Si l’ensemble de ces raisons ne vous suffisent pas pour conserver votre confort de vie salariale, c’est que l’appel de l’aventure entrepreneuriale s’avère bien trop forte : n’attendez donc plus et lancez-vous

Ventes d’armes et sécurité privée, la face cachée de la Chinafrique

Alors que le Forum sur la coopération sino-africaine (Focac) vient de se terminer, en présence d’une cinquantaine de chefs d’État africains, deux études publiées fin août mettent en lumière un autre visage de la présence chinoise en Afrique : celle du commerce des armes et des sociétés de sécurité privées.

Le commando arrêté fin décembre à la frontière entre le Cameroun et la Guinée équatoriale, alors qu’il s’apprêtait à commettre un coup d’État contre Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, était certes peu préparé. Mais les Centrafricains, Camerounais et Tchadiens qui le composaient disposaient d’un équipement suffisant pour parvenir à leurs fins, dont des mitrailleuses et des lance-roquettes. Une partie de cet arsenal était de fabrication chinoise. Loin d’être anecdotique, cette présence d’armes made in China entre les mains de mercenaires africains éclaire sans fard un autre visage de la Chinafrique : celui du trafic d’armes et de la sécurité.

Remplacer les anciennes puissances coloniales

Selon le Stockholm international peace research institute, les ventes d’armes chinoises en Afrique ont augmenté de 55% entre 2013 et 2017, par rapport à la période 2008-2012. Sa part de marché est désormais de 17%, soit supérieure à celle des États-Unis (11%). Dans une étude publiée fin août et intitulée « The secret chinese arms trade in the horn of africa », le cabinet d’analyse de risques Exx Africa révèle comment l’empire du Milieu cherche à « remplacer les sources traditionnelles d’approvisionnement en armes de l’Afrique, en particulier les anciennes puissances coloniales et les anciens pays soviétiques d’Europe orientale ».

L’implantation d’une base militaire chinoise à Djibouti, en 2017, a favorisé cette expansion et permis en particulier au Soudan et au Soudan du Sud – où les intérêts chinois sont importants – d’acquérir de l’armement malgré les restrictions dont les deux pays font l’objet. Les forces gouvernementales soudanaises auraient ainsi pu acquérir en 2018 des lance-roquettes WS-1 de 302 mm, des missiles anti-chars Red Arrow-8, des munitions de type 12,7 et de type 54.

Des armes chinoises nouvellement acquises ont par ailleurs été retrouvées au Darfour par des experts de l’ONU, y compris dans les rangs des rebelles anti-gouvernementaux. Ces derniers ne sont cependant pas directement alimentés en armes par la Chine, qui demeure un soutien du régime d’Omar el-Béchir. Le vol de cargaisons et l’achat via d’autres soutiens étrangers sont des sources plus vraisemblables. Rien d’étonnant à ce que ces équipements finissent ensuite entre les mains de mercenaires qui monnayent leurs services dans la région.

Les « amis » soudanais et sud-soudanais

Au Soudan du Sud, « les missiles antichars Red Arrow-73D et leurs lanceurs constituent le type d’armement chinois le plus prolifique », poursuit Exx Africa. « Les sociétés ougandaises affiliées à l’armée ougandaise, telles que Bosasy Logistics, ont joué un rôle crucial dans le financement des achats d’armes chinoises, notamment des armes légères comme les fusils automatiques, les lance-grenades, les pistolets, les mitrailleuses et les missiles antichars de type 69. En outre, le Soudan voisin a fourni des armes chinoises à des groupes rebelles sud-soudanais. Des fournitures de munitions sont de plus en plus envoyées depuis Djibouti pour éviter d’être détectées à Port-Soudan, ou dans d’autres installations surveillées plus fréquemment que le port de Djibouti. »

Des sociétés chinoises financent également l’achat d’armes, parfois non chinoises, pour leurs « amis » soudanais et sud-soudanais. La Chine se soucie peu des sanctions internationales. La présence du général sud-soudanais Gabriel Jok Riak au Forum sino-africain sur la défense et la sécurité, à Pékin fin juin, malgré les sanctions de l’ONU qui l’empêchent théoriquement de voyager, en est un autre exemple. Riak, nommé chef d’état-major de l’Armée populaire de libération du Soudan en mai dernier, y a notamment négocié le transport d’armes à destination de l’armée du Soudan du sud, probablement via Djibouti.

Sécuriser la « nouvelle route de la soie »

L’expansion du commerce d’armes chinoises s’accompagne par ailleurs d’une présence accrue de sociétés de sécurité privées basées à Pékin, relève de son côté le Mercator Institute for China Studies (Merics), dans son étude « Guardians of the belt and road ». Afin de sécuriser ses investissements, un besoin devenu impérieux avec la « nouvelle route de la soie », Pékin a de plus en plus recours à ces entreprises.

Elles sont plus de 5000 en Chine qui emploient près de 4,3 millions de personnes. Seules une vingtaine seraient aujourd’hui présentes à l’étranger, mais certaines d’entre elles ont déjà été impliquées dans divers évènements en Irak, au Soudan et au Soudan du Sud, notamment dans la libération d’otages et l’évacuation de ressortissants. Beijing DeWe Security Services Limited Company, dirigée par Li Xiaopeng, s’est par exemple chargée d’évacuer 300 employés de la China National Petroleum Corporation (CNPC), à Juba en juillet 2016, lors d’affrontements entre milices locales.

Peu expérimentées, ces sociétés se distinguent de leurs homologues internationales par le fait qu’elles se vantent de ne pas disposer d’armes – comme c’est le cas en Chine, où la loi l’interdit. Mais, comme le souligne Merics, la législation n’aborde pas ce sujet dans le cas d’opérations à l’extérieur. Et comme Pékin n’envisage pas de déployer un jour son armée, afin de respecter son principe de non ingérence, il est fort probable que les compagnies de sécurité chinoises, qui se développent dans un secteur très concurrentiels où évoluent notamment les Russes, les Américains, les Israéliens et les Sud-africains, finissent par y avoir recours.

Elles ont en outre un avantage : elles coûteraient jusqu’à douze fois moins chers que ses homologues occidentales. L’utilisation de ces compagnies, pour la plupart très proches voire reliées directement au PCC, pourrait être stratégique pour la Chine : « Leur caractère privé permettrait à Pékin un déni plausible dans les pires scénarios tout en récoltant les bénéfices des missions réussies dans les meilleurs scénarios », conclut Merics