Orange et MTN lancent l’interopérabilité du mobile money sur le continent africain

Le groupe Orange et le groupe MTN, deux des plus grands opérateurs de mobile money sur le continent africain, annoncent aujourd’hui la création d’une entreprise commune Mowali qui permettra l’interopérabilité des paiements sur l’ensemble du continent. Mowali rend possible tout transfert de fonds entre comptes de mobile money, en temps réel et à coût réduit, quel que soit l’opérateur.

Mowali bénéficiera immédiatement des bases clients Mobile Money de MTN et d’Orange, soit plus de 100 millions de comptes sur 22 des 46 marchés de l’Afrique subsaharienne. Mowali est destinée à permettre l’interopérabilité au-delà des marchés existants de MTN et d’Orange, afin d’en faire bénéficier les 338 millions de clients de mobile money en Afrique.

Mowali est une plateforme qui connecte fournisseurs de services financiers et clients au sein d’un réseau unique. Elle fonctionne comme une société de services, ouverte à tout fournisseur de mobile money, en Afrique, y compris les banques, les opérateurs de transfert d’argent et les autres fournisseurs de services financiers.

L’objectif de Mowali est d’accroître l’usage des services de mobile money, auprès des utilisateurs et des commerçants. Mowali permet la libre circulation des flux de mobile money entre les comptes, quel que soit le pays et l’opérateur. Du point de vue du client, cela signifie « Je peux payer ou recevoir de l’argent depuis n’importe quel compte mobile, quel que soit l’opérateur ». L’interopérabilité favorisera l’innovation dans l’écosystème des Services financiers mobiles à travers le continent.

Pour Stéphane Richard, PDG d’Orange, « En offrant une interopérabilité totale entre les différentes plateformes, Mowali constitue un pas en avant significatif permettant au mobile money de devenir un moyen de paiement universel en Afrique. Accroître l’inclusion financière en utilisant les technologies du numérique est un élément essentiel pour le développement économique de l’Afrique, en particulier pour les communautés les plus isolées. Cette solution incarne l’ambition d’Orange d’être un acteur majeur de la transformation digitale du continent. En nous associant à MTN, un autre leader du marché africain, nous accélérons le rythme de cette transformation au point de changer la vie de nos clients en leur fournissant des services plus simples, plus sûrs et plus avantageux ».

« Un des objectifs de MTN est d’accélérer la pénétration des services financiers mobiles en Afrique et Mowali est un des moyens de l’atteindre. Par ailleurs, la coopération et les partenariats de cette sorte sont primordiaux lorsque l’on cherche à accélérer le développement et à surmonter une partie des défis auxquels la société moderne est confrontée en termes de dimensionnement, de portée et de complexité. Ce partenariat avec Orange est donc une étape importante pour affirmer notre rôle substantiel dans la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies qui consistent à éliminer la pauvreté extrême et à renforcer le développement socio-économique sur les marchés dans lesquels nous opérons. C’est ainsi que nous offrirons à nos clients un accès au fabuleux monde numérique de demain. » a déclaré Rob Shuter, PDG du groupe MTN.

La GSMA soutient l’initiative Mowali, l’interopérabilité étant un accélérateur essentiel pour l’inclusion financière et le développement des usages du mobile money dans toute l’Afrique.

« Il existe aujourd’hui dans le monde plus de 690 millions de comptes mobile money. Ces derniers sont devenus un outil essentiel qui change la vie des consommateurs dans toute l’Afrique en ouvrant un accès à des services financiers sûrs et sécurisés, mais également à des opportunités en matière d’énergie, de santé, d’éducation et d’emploi. La création de Mowali contribue à transformer davantage les services financiers mobiles sur l’ensemble du continent africain. Elle témoigne du leadership et de l’engagement continu de l’industrie du mobile dans la promotion de l’inclusion financière et dans le renforcement des capacités économiques au travers de la collaboration entre acteurs du secteur. La GSMA est donc fière de soutenir le développement de Mowali », a déclaré Mats Granryd, Directeur général de la GSMA.

« L’interopérabilité des paiements mobiles pour soutenir l’inclusion financière a été l’obstacle le plus difficile à surmonter pour le secteur des services financiers. Avec Mowali, Orange et MTN fournissent une solution qui leur permettra, à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres sociétés, d’étendre plus rapidement les services financiers numériques à travers l’Afrique, et ce pour tous, y compris les populations défavorisées », a déclaré Kosta Peric, directeur adjoint des Services financiers pour les populations défavorisées, à la Fondation Bill & Melinda Gates. « Cette création annonce l’arrivée d’une nouvelle vague d’innovations susceptibles de réduire la pauvreté et de créer des opportunités économiques. Nous nous réjouissons de constater que Mojaloop1 – une plateforme de paiement open source accessible à tous les opérateurs du secteur – contribue à atteindre cet objectif.

Source : orange.com

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Afrique: Maroc inaugure la première ligne TGV du Continent

Onze ans après la signature du protocole d’accord entre la France et le Maroc sous l’égide de Nicolas Sarkozy, et huit ans après la signature définitive du contrat, le TGV marocain, le premier du genre sur le continent africain,
entre enfin en gare . Il est inauguré ce jeudi par Mohamed VI, en présence d’Emmanuel Macron.
Jusqu’à présent, il fallait 4 h 45 pour faire le trajet en train entre Tanger et Casablanca, sans compter les retards occasionnés par un fonctionnement en voie unique. Ce temps de parcours va être réduit à 2 h 10 grâce aux 200 kilomètres de ligne à grande vitesse construits entre Tanger et Kenitra, et au triplement des voies entre Kenitra et Casablanca pour améliorer la fluidité du trafic. Il sera désormais possible de faire l’aller-retour en une journée, ce qui n’était auparavant envisageable qu’en avion. La date du démarrage de l’exploitation commerciale n’était toutefois pas connue à la veille de l’inauguration.
Un objectif de 6 millions de passagers par an
Sur la portion de voie dédiée, les 12 rames construites par Alstom (à 2 étages) circuleront à 320 km/h. Les chemins de fer marocains prévoient une fréquence d’un train par heure, voire un train par demi-heure aux heures de pointe si les clients sont au rendez-vous. L’objectif à terme est de 6 millions de passagers par an.
Vidéo – Le Maroc inaugure la première ligne TGV en Afrique
La France a fortement soutenu le projet, qu’elle a financé à 50 %, en apportant 1,1 milliard d’euros. En contrepartie, l’industrie ferroviaire tricolore a trouvé un débouché à l’export, et l’occasion de démontrer son savoir-faire en matière de grande vitesse. Outre la fourniture des rames par Alstom , la SNCF a coopéré pendant plusieurs années avec l’ONCF, son homologue marocain, pour coordonner le projet et assurer la montée en compétences des équipes locales. Au total, 90 ingénieurs du groupe public ont travaillé sur ce projet pendant neuf ans.
Peu de marchés TGV à l’export
La mise en service de la ligne intervient avec trois ans de retard par rapport au calendrier annoncé initialement par les autorités locales, mais celui-ci était irréaliste, estime un expert du secteur. Par ailleurs, les procédures d’expropriation pour libérer le foncier nécessaire ont pris plus de temps que prévu. Les coûts de construction (8,5 millions d’euros au kilomètre) sont, eux, inférieurs de moitié à ceux observés en Europe, du fait des bas coûts de main-d’oeuvre, mais aussi du prix de terrassements et des matériaux.
Le tout pour une ligne dont les caractéristiques sont très proches de celles retenues pour le TGV Est. Une belle vitrine pour la SNCF, sur le plan technique comme sur la capacité à assurer des transferts de technologie. Hélas, les marchés TGV à l’export que pourrait viser la compagnie publique sont devenus quasiment inexistants.