Guinée : le milliardaire Robert Friedland envisagerait d’investir dans le secteur du fer

L’homme d’affaires Robert Friedland (photo), un des patrons de la compagnie canadienne Ivanhoe Mines, serait sur le point de conclure un accord pour reprendre un gisement de minerai de fer en Guinée. C’est ce que rapporte, cette semaine, Bloomberg qui cite des sources proches du dossier, précisant que les négociations se déroulent par l’intermédiaire de son groupe High Power Exploration.

M. Friedland serait ainsi en pourparlers avancés avec les propriétaires du gisement de fer du mont Nimba, qui comprennent BHP, Newmont Goldcorp et Areva.

Il faut noter que le projet n’a pas été développé depuis des années et il est donc peu probable que ses actuels propriétaires le vendent à une somme importante.

D’après les sources de Bloomberg, Mick Davis, qui cherche à développer la mine voisine de Zogota, par le biais de son véhicule d’investissement Niron Metals, s’intéresse également au projet du Mont Nimba.

Une arrivée de Robert Friedland dans le secteur du fer guinéen pourrait être une bonne nouvelle pour le pays qui possède de grandes réserves du minerai, mais n’en a jamais exporté une tonne. M. Friedland et sa compagnie Ivanhoe Mines sont à l’origine de plusieurs importantes découvertes minérales au monde, y compris des gisements de cuivre en RDC (Kamoa-Kakula).

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Afrique : les risques liés à la nationalisation des ressources énergétiques et minières sont en hausse (Verisk Maplecroft)

Les formes indirectes de nationalisation des ressources énergétiques et minières sont en hausse en Afrique. Le constant a été fait par le consultant mondial en risques, Verisk Maplecroft, dans une étude publiée jeudi.

Verisk s’est, ici, appuyé sur son indice de nationalisme des ressources naturelles (RNI), qui mesure le risque d’expropriation, l’imposition de régimes fiscaux plus stricts et la pression exercée sur les entreprises pour qu’elles s’approvisionnent en biens et services auprès de fournisseurs locaux.

Au total, 30 pays ont connu une augmentation significative des risques liés au nationalisme des ressources naturelles au cours de l’année dernière, dont 21 grands producteurs de pétrole, de gaz et de minéraux.

Selon le document, le pays le plus menacé dans le monde est la République démocratique du Congo (RDC) qui a été rétrogradée de cinq places par rapport à l’année dernière, au rang le plus élevé du classement mondial. 

Ensemble avec le Venezuela, la RDC présente un risque extrême de nationalisme des ressources naturelles. Le pays produit actuellement 25 000 barils d’équivalent pétrole de ressources énergétiques ainsi qu’un grand nombre de ressources minières comme le cuivre, le coltan etc.

Au niveau régional, l’Afrique abrite 10 pays qui connaissent une croissance des risques liés au nationalisme des ressources, dont la Tanzanie (3ème), le Zimbabwe (5ème), la Zambie (17ème), le Gabon (23ème) et la Guinée équatoriale (40ème).

Selon le consultant, les problèmes les plus courants qui augmentent le risque dans ces pays incluent l’augmentation des pressions fiscales, l’évolution des conditions contractuelles et le durcissement des exigences en matière de contenu local. D’autres pays africains comme le Swaziland figurent sur la liste.

TOP 10 DES SECTEURS PORTEURS EN GUINÉE

La majorité des Guinéens travaillent dans le secteur agricole. C’est le résultat d’une étude menée sur le terrain par le Cabinet investir En Afrique.

n°01 – Mines

Domaine: Opérateur minière – Vente d’or, diamant, fourniture logistique minière et maintenance .

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: sous-traitance

Clients potentiels : Chine, Europe, Nord Amérique..

n°02 – Industrie de cimenterie

Domaine: Production et distribution du ciment

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Industrie

Clients potentiels : 2 millions

n°03 – L’Agriculture

Domaine: Culture de Banane plantain, Cacao, Maïs, hévéa, Riz, Manioc,Huile de palme, ananas,..

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Agricole

Clients potentiels : 12 millions

n°04 – Le Mobile Money

Domaine: Transfert d’argent via le téléphone

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Transfert d’argent

Clients potentiels : 5 millions

n°05 – L’immobilier

Domaine: Construction et location des maisons

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: immobilier

Clients potentiels : 1 millions

n°06 – L’Aviculture

Domaine : Élevage de Volaille (Poules pondeuse, Poulet de chairs), Bovin et Porcine

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Élevage

Clients potentiels : 10 millions

n°07 – Industrie informatique

Domaine : Production et distribution des ordinateurs et logiciels

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Informatique

Clients potentiels : 2 millions

n°08 – Super marché

Domaine : Grande distribution

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Distribution

Clients potentiels : 5 millions

n°09 – Boulangerie

Domaine : Production de pain et Pâtisserie

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Alimentation

Clients potentiels : 10 millions

n°10 – Industrie de production de matériaux de construction

Domaine : Production de tôles, fer à béton.

Marché : Secteur à forte croissante

Secteur d’Activité: Industrie

Clients potentiels : 2 millions

Les neuf africains les plus influents dans la lutte contre le changement climatique

La plateforme internationale Apolitical vient de publier sa liste des 100 personnes les plus influentes dans le domaine de la lutte contre le changement climatique. Si on retrouve des figures célèbres comme la jeune suédoise Greta Thunberg, ou Anne Hidalgo, maire de la ville de Paris, plusieurs personnalités africaines s’y distinguent également.

Ainsi, dans le top 100, on retrouve neuf africains remarqués pour leurs actions en faveur du climat. Cinq hommes et quatre femmes représentent le continent dans ce nouveau classement.

Il s’agit entre autres d’Anthony Nyong (photo), (Directeur du changement climatique et de la croissance verte à la BAD) ; Mohamed Sefiani (Maire de la ville de Chefchaoui au Maroc) et Mohammed Adjei Sowah (Maire d’Accra). A ces trois responsables s’ajoutent Mahama Kappiah (Directeur exécutif du centre pour les énergies renouvelables et l’efficience énergétique de la CEDEAO), ainsi que Mithika Mwenda, activiste et secrétaire général de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique.

Au niveau des femmes, on retrouve Josefa Leonel Correia Sacko (commissaire de l’Union africaine pour l’économie rurale et l’agriculture), Opha Pauline Dube (professeur à l’université du Botswana) ainsi que la scientifique rwandaise et ancienne ministre de l’agriculture Agnès Kalibata. Enfin, l’ancienne ministre marocaine de l’environnement, Hakima El-Haite complète ce podium féminin.

Notons que cette liste des 100 personnes les plus influentes dans la lutte contre le changement climatique a été réalisée sur la base de nominations effectuées par des experts du secteur. Elle se fonde sur les critères du nombre de nominations reçues, du pouvoir et du potentiel d’influer sur le changement au niveau local, national ou international et des réalisations passées qui ont influé sur le changement.

Elle prend également en compte les avis des experts qui ont proposé des personnalités, l’ancienneté nettement supérieure à celle attendue d’une personne du même âge, la perception nationale et internationale de l’influence ou du potentiel d’influence du candidat à l’échelle nationale et internationale.

Enfin, elle intègre aussi les engagements de la personnalité par rapport à des conférences importantes comme indicateur du profil sur le terrain ainsi que la présence sur les médias sociaux comme indicateur de leur influence sur les débats autour du changement climatique.

Quelques conseils aux investisseurs pour réduire le risque foncier dans leurs projets agricoles

Le groupe de réflexion indépendant Overseas Development Institute (ODI) et la société de conseil britannique TMP Systems ont publié à la fin février, un rapport baptisé « Assessing the costs of tenure risks to agribusiness ». Ce document estime que les disputes foncières sur le continent pourraient coûter jusqu’à 100 millions $ aux investisseurs. Dans un entretien avec l’Agence Ecofin, Joseph Feyertag, chargé de recherche à l’ODI, revient sur les moyens que peuvent mettre en œuvre les compagnies qui désirent investir dans le secteur agricole sur le continent pour réduire les risques fonciers.

Agence Ecofin : Dans votre rapport, vous indiquez que les disputes foncières entre les investisseurs et les populations locales pourraient coûter jusqu’à 100 millions $. Comment en êtes-vous arrivés à ces prévisions ?

Joseph Feyertag : L’estimation est celle du Tenure Risk Tool, un modèle que nous avons développé pour quantifier les risques en nous basant sur deux facteurs. Le premier est le nombre de jours de retard qu’un projet connaissait en cas de dispute foncière. Plus la zone devant accueillir l’investissement est risquée, plus le retard sera long. Le second facteur est le montant que le retard faisait perdre aux compagnies sous la forme de manque à gagner. Il peut s’agir par exemple du profit perdu en raison du non-démarrage des opérations. Nous avons testé le modèle en utilisant plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, le Liberia, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi, la Tanzanie, l’Ethiopie et le Ghana et sur la base de plusieurs commodités agricoles comme l’huile de palme, la canne à sucre, le riz et le café. Nous avons entré des données réelles de trésorerie des compagnies.

« Nous avons testé le modèle en utilisant plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, le Liberia, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi, la Tanzanie, l’Ethiopie et le Ghana et sur la base de plusieurs commodités agricoles comme l’huile de palme, la canne à sucre, le riz et le café. »

Pour chaque exemple, le modèle que nous avons choisi nous a donné des coûts dans les cas de situations de disputes selon qu’elles soient meilleures, médianes ou pires. L’estimation de 100 millions $ est le chiffre le plus élevé basé sur le pire des cas de figure pour un investissement dans la canne à sucre au Malawi.

Joseph Feyertag

Joseph Feyertag : « Nos recherches suggèrent que les risques sont élevés dans certaines parties de la RDC, de l’Ouganda, du Soudan, du Nigeria et de la Somalie. »

Cette statistique a été établie afin de fournir un moyen rapide de comprendre l’impact que les disputes foncières ont sur les perspectives financières d’un investissement dans la terre. Mais cet outil donne aux utilisateurs une évaluation concernant leur localisation et sur les détails du projet. Cela leur permet de réagir face aux challenges auxquels ils sont confrontés et d’allouer leurs ressources aux problèmes les plus complexes avec les engagements locaux.

AE : Quels sont les pays africains dans lesquels les risques liés à la terre sont les plus élevés et quelles en sont les raisons ?

JF : Les risques liés à la terre sont endémiques à travers le continent africain, mais varient beaucoup à l’intérieur d’un pays et entre différents pays. Nos recherches suggèrent que les risques sont élevés dans certaines parties de la RDC, de l’Ouganda, du Soudan, du Nigeria et de la Somalie. Plusieurs facteurs peuvent expliquer les risques élevés dans ces régions, de la pression sur la terre, du fait de la croissance démographique ou encore du déficit de gouvernance en passant par les sensibilités environnementales et culturelles.

« Plusieurs facteurs peuvent expliquer les risques élevés dans ces régions, de la pression sur la terre, du fait de la croissance démographique ou encore du déficit de gouvernance en passant par les sensibilités environnementales et culturelles. »

Ces facteurs peuvent être difficiles à identifier, comparer et étudier. Pour ce faire, nous avons développé une méthode quantitative utilisant essentiellement des techniques statistiques pour identifier les endroits avec le risque le plus élevé à l’échelon territorial. Cela est important parce que les risques fonciers varient autant à l’intérieur d’un pays qu’entre deux pays différents.

Cette méthode a été utilisée en nous basant sur une étude conduite par TMP Systems sur 600 cas de disputes foncières. Dans chacun de ces cas, nous avons analysé différentes données liées à la gouvernance, à l’environnement, au social afin d’identifier les indicateurs corrélés avec les risques fonciers. Ceci inclut des indicateurs nationaux relatifs à la corruption et l’efficacité des gouvernements, aux conditions locales comme l’accès à l’électricité et la proximité avec les aires protégées et à des indicateurs comportementaux comme la décision d’investir dans des actifs ou de migrer. Il est important de souligner deux principales choses. Nous avons identifié les facteurs en relation avec les risques fonciers, mais nous ne disons pas que ces facteurs causent les disputes foncières. Comprendre les liens de causalité n’est pas possible pour le moment. En second lieu, nous avons utilisé les meilleures données disponibles. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas toujours tenir directement compte des facteurs culturels complexes. Cela veut aussi dire que nous avons travaillé dans la mesure de la limite des données disponibles. Les compagnies et les investisseurs ont besoin de faire un travail de terrain et de conduire une évaluation adéquate des risques fonciers pour les comprendre davantage.

AE : Hormis l’agriculture, quels sont les autres secteurs affectés par ces risques ?

JF : Le principal secteur affecté par les disputes foncières est le secteur minier. Les investissements miniers, qui sont particulièrement courants à travers le continent, en raison de ses riches ressources naturelles, exigent beaucoup de terres et sont de ce fait plus sujets aux disputes. Les opérations minières sont aussi moins flexibles que les investissements agricoles dans la mesure où elles doivent se réaliser sur les portions de terres spécifiques où les ressources naturelles sont présentes.

« Les investissements miniers, qui sont particulièrement courants à travers le continent, en raison de ses riches ressources naturelles, exigent beaucoup de terres et sont de ce fait plus sujets aux disputes. »

Mais les disputes affectent aussi des investissements dans les villes, en raison de l’urbanisation rapide. Des systèmes fonciers traditionnels qui, jusqu’à récemment, dominaient dans les zones rurales ou péri-urbaines sont actuellement incorporés dans les villes en raison de l’urbanisation. Les disputes foncières peuvent aussi affecter des projets d’infrastructures ou de constructions dans les zones urbaines et rurales comme les stations hydroélectriques.

AE : Est-il vraiment possible pour une entreprise voulant opérer sur le continent d’éviter de tels risques fonciers dans la mesure où les droits à la terre sont encore définis pour leur grande majorité par les droits coutumiers ?

JF : Absolument. Il y a des méthodes innovantes qui permettent de faire face aux chevauchements des droits coutumiers à travers l’Afrique. Dans la plupart des cas, la terre est louée et une partie de la rente annuelle est payée aux différents propriétaires.

Par exemple, en Sierra Leone, les compagnies paient 50% des loyers fonciers annuels aux propriétaires des terres, 20% au chef suprême, 20% au conseil des districts et 10% au gouvernement.

« Par exemple, en Sierra Leone, les compagnies paient 50% des loyers fonciers annuels aux propriétaires des terres, 20% au chef suprême, 20% au conseil des districts et 10% au gouvernement. »

Il y a aussi des opportunités pour les entreprises de travailler avec les producteurs indépendants et les petits agriculteurs plutôt que de payer les terres elles-mêmes. Par exemple, au Malawi, il y a une plantation de canne à sucre pilotée par la compagnie Agricane à Phata qui utilise une approche de partage de profit. Celle-ci regroupe les terres communautaires pour démarrer des plantations industrielles et verse les profits aux familles sur la base de la proportion de terres détenues par chacune d’elles, à partir des recettes que l’exploitation engendre. Toutefois, il est important de comprendre que chaque approche doit être spécifique au contexte, mais il y a beaucoup d’exemples positifs des investissements qui ont réussi avec succès à naviguer à travers les arrangements fonciers complexes en Afrique.

AE : D’après vous, quelles sont les principales stratégies que les compagnies peuvent mettre en œuvre pour réduire les risques liés aux investissements dans la terre ?

JF : Avant tout, les compagnies doivent construire la confiance avec les communautés locales. Cela peut impliquer le fait d’assurer que les communautés locales fournissent un Consentement préalable, libre et éclairé (FPIC).

palmeraie

« Avant tout, les compagnies doivent construire la confiance avec les communautés locales. »

Les entreprises peuvent aussi s’asseoir à la même table avec les communautés affectées par leur investissement. Elles peuvent engager avec celles-ci des initiatives de cartographie participative afin que les familles sachent exactement la proportion de terres qu’elles possèdent ; ce qui est actuellement utilisé et pourquoi ; et si elles veulent allouer ou non les portions non utilisées aux entreprises. Vous devez connaître les gens, savoir ce qu’ils veulent et ce qu’ils espèrent. Si vous ne savez pas ces choses, vous ne pouvez pas espérer savoir comment les gens vont réagir à un large investissement.

« Vous devez connaître les gens, savoir ce qu’ils veulent et ce qu’ils espèrent. Si vous ne savez pas ces choses, vous ne pouvez pas espérer savoir comment les gens vont réagir à un large investissement. »

Donc, vous devez être capable de communiquer et de vous engager avec les personnes locales pour comprendre les risques et savoir où sont les opportunités. Malheureusement, beaucoup d’investissements en Afrique ont complètement ignoré les communautés et, à la place, ont acquis de grandes concessions auprès des gouvernements ou des chefs locaux, sans consulter les villages et les communautés qui vivent sur et utilisent les terres. Même si cela prend beaucoup de temps, une approche de la base vers le sommet qui commence avec les communautés pourra permettre aux entreprises d’économiser des ressources et éviter des disputes.

AE : En Afrique, l’huile de palme est l’une des questions sensibles en matière de régime foncier avec de nombreuses compagnies comme Olam et Sime Darby qui sont régulièrement accusées d’accaparement de terres des communautés locales. Pourquoi les projets sur l’huile de palme sont-ils autant critiqués pour leur impact ?

JF : L’huile de palme a reçu beaucoup de mauvaises publicités, non seulement en Afrique, mais aussi majoritairement en Asie du Sud-Est. L’une des raisons pour lesquelles le palmier à l’huile est autant problématique est qu’il est planté sur des terres forestières ou au niveau des frontières forestières. Les communautés se situant dans ces zones sont particulièrement sensibles à ces investissements externes. Mais, il faut savoir que le palmier à huile vient de l’Afrique de l’Ouest, où il se développe en milieu sauvage. Les communautés locales l’utilisaient depuis des milliers d’années. Malgré cela, la plupart des pays africains doivent importer de l’huile de palme depuis l’Asie du Sud-Est, ce qui signifie que plus d’investissements devront être réalisés. Cependant, les arrangements fonciers complexes font que les plantations à grande échelle telles qu’elles existent en Asie du Sud-Est sont très difficiles à répliquer en Afrique de l’Ouest.

Alors que les plantations peuvent atteindre aisément 100 000 hectares en Asie du Sud-Est, elles dépassent rarement 10 000 hectares en Afrique de l’Ouest. Peut-être que les compagnies font des erreurs en voulant répliquer le modèle des grandes concessions en Afrique de l’Ouest plutôt que d’adopter une approche à petite échelle ou qui s’appuie sur les producteurs indépendants. Plusieurs investissements ont lieu via les gouvernements au lieu de démarrer à la base avec les communautés. Néanmoins, les compagnies suscitées sont en train de comprendre cela, soit en décrétant que la période des concessions était révolue, en retournant des concessions précédemment obtenues à des gouvernements, car jugeant que cela ne répondait pas aux critères environnementaux et sociaux, ce qui est une bonne démarche.

AE : Dans la plupart des cas, les investisseurs et les communautés locales ont des intérêts divergents et parfois conflictuels. Comment les gouvernements peuvent-ils répondre au défi d’assurer non seulement la sécurité des droits fonciers des communautés, mais aussi que les investissements répondent aux besoins de développement locaux ?

JF : Je pense que les communautés locales et les investisseurs ont souvent beaucoup plus de choses en commun que les gens ne le pensent. Cependant, il est vrai que beaucoup de communautés ne veulent pas des investissements et il est important que la possibilité leur soit offerte de ne pas s’y engager particulièrement quand les impacts de l’investissement sont parfaitement établis.

« Je pense que les communautés locales et les investisseurs ont souvent beaucoup plus de choses en commun que les gens ne le pensent. »

Assurer que les communautés reçoivent des renseignements complets notamment dans le cas de la cartographie participative est par conséquent essentiel. Dans la plupart des cas, les gens veulent des mesures pour contrôler les impacts des investissements du point de vue environnemental ou social, mais généralement comme les investisseurs, ils veulent que les projets marchent et apportent une contribution significative au développement économique de leur région.

AE : Dans la mesure où les problèmes fonciers sont perçus comme l’une des barrières aux investissements dans l’agriculture, quelles sont les mesures qui peuvent être mises en œuvre pour y faire face ?

JF : Je pense qu’il y a deux moyens pour y parvenir. Le premier est d’assurer que les droits fonciers, qu’ils soient individuels, coutumiers ou communautaires, soient protégés légalement. Les droits coutumiers peuvent fournir des niveaux de sécurité foncière très élevés dans certains pays comme la Zambie et la Sierra Leone. Dans d’autres pays comme le Rwanda, ces droits sont insérés dans un système d’immatriculation individuelle des terres.

« Beaucoup doit être fait afin de s’assurer que les investisseurs prennent en compte les impacts sociaux de leurs projets. »

Deuxièmement, les gouvernements devraient assurer que les investisseurs suivent des procédures de diligence raisonnable. Si actuellement les compagnies suivent majoritairement les procédures qui prennent en compte les impacts environnementaux de leurs investissements, beaucoup doit être fait afin de s’assurer que les investisseurs prennent en compte les impacts sociaux de leurs projets. Dans ce dernier domaine, plus de travail doit être abattu pour développer des procédures correctes de diligence et combler le vide par rapport aux données.

AE : Pensez-vous que l’agriculture contractuelle soit un moyen pour les compagnies de réduire les risques fonciers liés à leur investissement ?

JF : Dans la plupart des cas, l’agriculture contractuelle peut permettre cela. Cependant, cette approche est difficile dans des régions où les producteurs indépendants manquent de matériel végétal de qualité ou de savoir-faire, ou les compagnies n’ont pas une bonne capacité de mobilisation des sous-traitants.

Par exemple, en Sierra Leone, plusieurs usines d’huile de palme doivent rejeter les noix de palme provenant des producteurs indépendants parce que la qualité est faible. Malheureusement, cela prend du temps pour former les producteurs aux compétences nécessaires, fournir du matériel végétal de qualité ou des engrais. C’est un domaine où les aides financières doivent se concentrer plus tôt que tard, par exemple à travers l’installation de centres de formation des exploitants et la mise en place de pépinières.

source: agenceecofin.com

Sécurité: Voici le pays le plus sûr au monde-Photos

Le Qatar est le pays où le taux de criminalité est le plus bas au monde. Numbeo, la première base de données collaborative a publié les indices du coût et de la qualité de la vie dans le monde, et classe en première position le petit état du golfe.

Le Qatar occupe la 118è position au classement publié par le site Numbeo et le Venezuela occupe la première place. Le pays du Golfe est le pays “où l’on se sent le plus en sécurité” dans le monde. Une performance que s’attribue naturellement le ministre Qatari de l’intérieur. Sur son compte twitter, le ministère a écrit que «le déploiement de forces de l’ordre dans toutes les régions de l’Etat» ou «la sensibilisation de tous les publics à la sécurité» constituent la stratégie qui a permis au pays d’occuper ce rang honorable.

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Mais la petite superficie de 11000 km2 couverte par le Qatar, et sa population en très petit nombre évaluée à 2 millions d’habitants sont également des facteurs qui auraient favorisé la position du pays.

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Mais cet avis, plusieurs ne le partagent pas. En tête de file, l’Arabie Saoudite qui a opposé à son voisin un blocus. Pour les Saoudiens, la désignation du Qatar comme pays le plus sûr au monde n”a rien d’étonnant car il est le financier des terroristes «Bien sûr, quand on finance les terroristes à travers le monde, on en est protégé par eux» ont écrit des Saoudiens dans des commentaires rapportés par Libération

Guinée : un contrat à 800 millions de dollars pour l’aménagement du barrage hydroélectrique de Koukoutamba

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et le chinois Sinohydro ont signé le 26 février à Conakry le contrat commercial pour l’aménagement du barrage hydroélectrique de Koukoutamba, dont la puissance future est estimée à 294 MW.

La signature a eu lieu ce mardi 26 février à l’hôtel Kaloum de Conakry entre le haut-commissaire de l’OMVS, le Malien Hamed Diane Séméga, et Ding Zhenguo, PDG de l’entreprise chinoise Sinohydro, en charge des travaux, en présence du président Alpha Condé. « Une étape importante a été franchie », selon le ministre guinéen de l’Énergie, Cheick Taliby Sylla, dans le financement du projet à hauteur de 812 millions de dollars par la Banque chinoise Exim Bank.

Le barrage hydroélectrique de Koukoutamba, d’une puissance de 294 mégawatts, renchérit-il, constituera le « plus important de tous les ouvrages réalisés par l’OMVS depuis sa création », en mars 1972. L’organisation sous-régionale permet une gestion partagée des ressources en eaux du fleuve Sénégal entre ses membres que sont le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, où il prend sa source.

Un ouvrage « stratégique » pour l’essor économique de la région

Le barrage de Koukoutamba sera construit sur le Bafing, principal affluent du fleuve Sénégal qui coule dans la préfecture de Tougué, à 570 km au nord de la Guinée. Ce chantier nécessitera l’ouverture d’une route d’accès bitumée de 150 km et de 7 m de large, reliant le centre-ville de Labé (chef-lieu de région) au site.

Il est également prévu la construction de deux lignes de transport haute tension de 225 kV d’une longueur cumulée d’environ 600 km qui partiront de la future centrale vers Conakry et le barrage de Manantali,l’autre ouvrage hydroélectrique de l’OMVS réalisé au Mali voisin.

Hamed Diane Séméga évoque un ouvrage « stratégique qui aura un impact positif sur les communautés » et contribuera « essentiellement au développement économique » de cette partie de la Guinée où le déficit de routes et d’énergie est criard.

Apport de financement

Les travaux dureront quatre ans et débuteront après la mise à disposition du financement par Exim Bank. Ce qui dépend de « certains réglages administratifs entre le bailleur et les quatre États prêteurs [les membres de l’OMVS, ndlr] », confie le coordinateur du projet, Bouya Condé, qui espère un démarrage « à la fin du premier semestre 2019″.

« Je dois féliciter la société Sinohydro pour avoir remporté l’appel d’offres. Nous espérons qu’elle fera vite et qu’elle n’attendra pas le financement d’Exim Bank pour commencer les travaux », a de son côté déclaré le président guinéen, se félicitant du mode de financement choisi, jugé « innovant », l’Engineering Procurement Construction (EPCF), ou « construction clé en mains avec apport de financement », selon un communiqué de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal.

Sinohydro a remporté l’appel d’offres lancé en mars 2015 au terme « d’un long, difficile et complexe processus de trois ans », reconnaît le Haut-commissaire de l’OMVS, Hamed Diane Séméga. L’autre concurrent, China Gezhouba Group Company (CGGC), avait été donné gagnant par certains médias étrangers qui rappellent des soupçons de corruption à l’avantage de Sinohydro.

Source : jeune Afrique business

Seuls 15 pays africains ont enregistré des gains dans leurs échanges commerciaux avec la Chine en 2018

 Seuls 15 pays africains ont enregistré des gains dans leurs relations commerciales avec la Chine en 2018, a constaté l’agence Ecofin, d’après des chiffres du service chinois des douanes. Bien qu’ils ne représentent que 8,1% des échanges avec ce partenaire, ils s’en sortent ensemble avec plus de 59,2 milliards $ d’excédents.

La majeure partie de ces pays sont situés en Afrique subsaharienne, à l’exception de la Libye. Il s’agit de l’Angola, l’Afrique du Sud, le Congo, la RDC, la Zambie, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud, la Guinée, le Zimbabwe, l’Erythrée, la Namibie, le Niger et la République centrafricaine. Des pays principalement connus pour leur production de matières premières et pour la mise à disposition de leurs terres agricoles, comme au Zmibabwe notamment.

A LIRE: AFRIQUE: POURQUOI INVESTIR DANS LES AVOCATIERS GREEFÉS

La plus grosse part de cet excédent est détenue par l’Angola, l’un des plus gros exportateurs de pétrole du continent, qui a gagné environ 23,5 milliards $ de ses relations commerciales avec la Chine en 2018.

Déjà en 2017, l’empire du Milieu s’était imposé comme le premier partenaire commercial du continent avec un volume de 170 milliards $. Dans un rapport paru la même année, le cabinet McKinsey indiquait que plus de 90% des exportations africaines vers la Chine étaient constituées de pétrole, de matières premières brutes minérales et de métaux.

Une tendance qui devrait se maintenir, en raison de la demande chinoise de plus en plus croissante en ressources énergétiques.

A LIRE : Qui est Mostafa Terrab, PDG du groupe OCP (Maroc)

AFRIQUE: POURQUOI INVESTIR DANS LES AVOCATIERS GREEFÉS

Agriculture en Afrique, la production mondiale d’avocats représente 161 kilos par seconde (compteur), soit 5,1 millions de tonnes par an. Le Mexique est le premier producteur mondial d’avocats (1,6 million de tonnes en 2015) devant la République Dominicaine et le Pérou.

Les Etats-Unis sont les premiers consommateurs d’avocats.
Le premier marché mondial en 2011 était les États-Unis avec 111 200 tonnes, devant la France (95 000 tonnes) et le Royaume-Uni (26 200 tonnes).

Deux variétés d’avocat dominent le marché français : l’avocat ‘Fuerte’ reconnaissable à sa peau lisse et l’avocat ‘Hass’ à l’épiderme est bosselé.

En 2010, les pays en développement principaux fournisseurs de la France sont le Pérou (13%), le Kenya (8,2%), l’Afrique du Sud (7,6%), le Chili (6,8%), le Mexique (4,6%) et la République dominicaine (1,1%).
Toujours en 2010, les pays producteurs hors Europe représentaient 46 595t, dont 40 000t en provenance des pays en développement (PED), soit 40millions d’euros en valeur. Entre 2005 et 2010 les importations des PED ont diminué de 1?% par an.

La France reçoit 25?% des volumes exportés par ces derniers, ce qui en fait le deuxième client mondial. Les volumes des pays en développement représentent 50?% des importations françaises.

1994, L’avocatier, Maisonneuve et Larose
En Afrique de l’ouest,Particulièrement en Côte d’Ivoire, où des programmes de développement de cette culture, ont été initiés dans les années 1960, avec un objectif d’exportation, les productions sont, pour l’essentiel, commercialisées sur le marché national. En 1990 la Côte d’Ivoire n’a exporté sur l’Europe que 33 t dont 24 en France et le Cameroun 7 t. Le seul pays du continent africain, avec l’Afrique du Sud, exportant des quantités notables est le Kenya avec 3 000 t.

Le continent américain est le plus grand producteur (77 %), suivi de l’Afrique (12 %), de l’Asie (9 %), de l’Europe (2 %) et de l’Océanie (0,3 %). Les principaux pays producteurs (fig. 16) sont: le Mexique (22 % de la production mondiale), les U.S.A. (11 %), la République dominicaine (9 %), le Brésil (8 %), la Colombie (6 %), l’Indonésie (5 %), Haïti (4 %), le Vénézuela, le Zaïre et le Chili (3 %), le Salvador, l’Afrique du Sud, le Cameroun et Israël (2,5 %), l’Espagne (2 %).

AGENCE ECOFIN 2106

L’avocat dispose désormais de sa première entité mondiale de promotion. En effet, l’organisation mondiale de l’avocat (WAO) a été créée par les Etats-Unis, le Brésil, le Mexique, le Pérou et l’Afrique du sud. La WAO, qui aura son siège aux USA, assurera la promotion du fruit via des programmes de marketing qui seront financés collectivement par ses membres.

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Ses responsables indiquent que sa création est le fruit de huit années de négociations entre ses différents membres. Pour l’Afrique, dont la production s’exporte beaucoup vers l’Europe, cette organisation pourrait représenter une porte sur de nouveaux marchés.

L’an dernier, l’Afrique du Sud et les USA avaient annoncé des négociations en cours pour garantir à la production sud-africaine, l’accès au marché américain. Cette opportunité devait également profiter à des pays comme le Kenya, la Tanzanie ou le Zimbabwe qui produisent également le fruit.

Il faut noter que la création de la WAO intervient dans un contexte où la demande mondiale pour l’avocat connait une progression nette.

IMPORTANCE DE LA CULTURE DES AVOCATIERS

La culture des arbres est une culture pérenne : c’est dire que votre seul souci de me mettre un plant en terre et il vous donnera les fruits sur des dizaines d’années, sur le même plan, sans que vous n’ayiez replanter chaque année.

Les fruits comme opportunités d’affaires sont très rentables
Les arbres fruitiers nécessitent moins d’efforts : tout ce que vous avez à faire, une fois les plants mis en terre, c’est d’entretenir votre verger : élaguage, nettoyage, arrosage lorsque nécessaire. Pas de sarcage, binage et autres.
Les arbres fruitiers enrichissent le sol : la chutte des feuilles et les vastes réseaux micéliens autours des racines des arbres améliorent significativement la fertilité du sol de votre verger.
Les arbres fruitiers protègent votre sol contre l’érosion, les ruissement d’eau, les vents etc.

VALEURS NUTRITIONNELLES DE L’AVOCAT

L’avocat c’est un cocktail d’antioxydants et d’acides gras insaturés

Introduit en Europe par les conquistadors l’avocat est passé d’un statut de fruit exotique à un produit de consommation courante.

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L’avocat est le fruit de l’avocatier «Persea americana», originaire d’Amérique centrale en particulier du Mexique où il était déjà consommé par les Aztèques et les Mayas il y a plus de 8000 ans. On doit son nom au mot indigène «ahuacatl» dont la traduction littérale est «testicule». Une comparaison justifiée en raison de la forme du fruit mais aussi parce que les Mayas y voyaient un réel stimulant.

L »avocat est original par sa teneur en lipides (environ 14%). les ‘acides gras qu’il contient sont en majorité insaturés et donc bénéfiques pour la santé cardio-vasculaire (acide oléïque et acides gras essentiels). L’avocat servi « mûr à point » est tendre et digeste. Il est préférable de le déguster sans ajout supplémentaire de corps gras (vinaigrette ou mayonnaise), mais en l’accommodant tout simplement avec du jus de citron, des herbes aromatiques ou des alliacées, pour ne pas majorer inutilement son apport énergétique.

L’avocat fournit : vitamine C (11 mg), vitamines du groupe B, provitamine A, et, plus original, en vitamine E anti-oxydante.Il contient également des caroténoïdes impliqués dans la prévention des cancers, comme l’alphacarotène.

Son apport en minéraux et oligo-éléments est élevé, et très diversifié. Il contribue à la recharge de l’organisme en potassium, magnésium, ainsi qu’en fer, zinc, cuivre et manganèse.

Energie : l’avocat fournit 138 kcal aux 100 g en moyenne, mais avec des apports qui peuvent aller jusqu’à 220, voire 360 kcal.

Glucides 0,8 g
Lipides 4,2 g
Protides 1,8 g
Fibres 3 g
Eau 76,4 g
Vitamine C 11 mg
carotène 0,185 mg
Vitamine E 1,85 mg
Vitamine B9 0,054 mg
Potassium 522 mg
Sodium 7 mg
Magnésium 33 mg
Calcium 16 mg
Fer 1 mg

L’avocat offre une teneur en vitamine E particulièrement élevée : avec près de 2 mg/ 100, il couvre environ 15% des besoins en cet anti-oxydant.

Selon Wikipédia : « On a pu montrer qu’une consommation élevée d’avocats avait un effet sur le niveau de cholestérol sanguin. En particulier, après 7 jours d’un régime riche en avocats, des patients en hypercholestérolémie ont vu leur taux de cholestérol total diminuer de 17 %. Ces sujets ont également montré une diminution de 22 % des niveaux de (mauvais) cholestérol LDL et de triglycérides, et une augmentation de 11 % du (bon) cholestérol HDL ».


SOURCE : Africa Media