En Chine, la roue de la fortune s’arrête désormais sur la case high-tech

Jack Ma, fondateurd’Alibaba. Thibault Camus/AP L’année du Cochon de terre, selon l’horoscope chinois, est censée apporter fortune et chance. Une prédiction un peu contrariée puisque le nombre de Chinois disposant de plus de deux milliards de yuans (255 millions d’euros) a régressé de 3 %, selon les chiffres annuels de l’institut de recherche Hurun. Une baisse expliquée par les difficultés rencontrées dans les secteurs traditionnels tels que l’industrie ou l’immobilier.

Les groupes, souvent très endettés, ont vendu des actifs, réduisant d’autant la fortune de leurs actionnaires. Ainsi, Wang Jianlin, président du groupe Wanda, (immobilier), a vu son patrimoine amputé de moitié en deux ans, à 15,5 milliards d’euros. Premier en 2017, il n’est plus que 9e de la liste.

Inéluctablement, les groupes high-tech se rapprochent des premiers rangs. Si Jack Ma, fondateur d’Alibaba (35,5 milliards d’euros), règne sur le classement, il est désormais talonné par son homonyme, Pony Ma, fondateur de Tencent. Les Ma ne sont pas seuls «geeks» dans le top 20. Huang Zheng (e-commerce) est 7e, Ding Lei (services internet) 8e, et Zhang Yiming (agrégateur d’informations) 20e. À noter, l’irruption à la 15e place (avec 12,7 milliards d’euros) de Qin Yngling qui a fait fortune avec Muyuan Foodstuff, un élevage industriel de cochons. L’épidémie de grippe porcine qui a détruit une partie du cheptel chinois en a fait doubler les cours et multiplié sa fortune par trois. Pour l’éleveur Qin Yngling au moins, l’année du Cochon de terre aura été favorable.

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