Le sport, plus efficace à long terme qu’un régime

Pourquoi a-t-on du mal à maintenir son poids, une fois avoir bataillé pour perdre quelques kilos ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les chercheurs de l’Anschutz Medical Campus de l’Université du Colorado (États-Unis). Et selon eux, l’équilibre 70 % alimentation 30 % sport serait erroné. À travers des recherches, publiées dans le numéro mars du journal Obesity et relayées sur le site de la faculté le 29 mars, ils ont en effet découvert que le secret pour conserver sa ligne ne se cache pas dans l’assiette… mais bien dans le sport !

Pour parvenir à cette conclusion, deux groupes de personnes ont été formés. D’un côté, le groupe contrôle qui tentait de maintenir un poids corporel normal après une perte de kilos (les participants pesaient 68 kg en moyenne). De l’autre, des individus en surpoids ou obèses (ils pesaient 96,6 kg en moyenne).

UN ÉQUILIBRE ÉNERGÉTIQUE

Les chercheurs ont déterminé avec précision la dépense et l’absorption d’énergie des volontaires à l’aide d’une méthode se basant sur les analyses d’urine. Ils ont également mesuré leur taux métabolique au repos, afin de comprendre dans quelle mesure la dépense énergétique quotidienne totale provenait du corps en inactivité ou d’une activité physique.

Ils ont finalement réalisé que les personnes qui ont été capables de maintenir un poids réduit de 13,6 kg ou plus pendant un an, consommaient le même nombre quotidien de calories que participants en surpoids ou obèses. Mais elles comptaient sur l’activité physique pour conserver un équilibre énergétique, et non sur des restrictions de l’apport alimentaire.

L’activité physique contribuerait ainsi davantage à maintenir une perte de poids qu’un régime. « Prouver qu’un groupe de personnes qui maintiennent leur perte de poids avec succès pratiquent une activité physique intense pour éviter de reprendre du poids − plutôt que de restreindre de façon chronique leur apport énergétique − constitue un pas en avant pour clarifier la relation entre l’exercice et le maintien de la perte de poids », déclare la PhD Danielle Ostendorf, qui a participé à l’enquête.