Quelques conseils aux investisseurs pour réduire le risque foncier dans leurs projets agricoles

Le groupe de réflexion indépendant Overseas Development Institute (ODI) et la société de conseil britannique TMP Systems ont publié à la fin février, un rapport baptisé « Assessing the costs of tenure risks to agribusiness ». Ce document estime que les disputes foncières sur le continent pourraient coûter jusqu’à 100 millions $ aux investisseurs. Dans un entretien avec l’Agence Ecofin, Joseph Feyertag, chargé de recherche à l’ODI, revient sur les moyens que peuvent mettre en œuvre les compagnies qui désirent investir dans le secteur agricole sur le continent pour réduire les risques fonciers.

Agence Ecofin : Dans votre rapport, vous indiquez que les disputes foncières entre les investisseurs et les populations locales pourraient coûter jusqu’à 100 millions $. Comment en êtes-vous arrivés à ces prévisions ?

Joseph Feyertag : L’estimation est celle du Tenure Risk Tool, un modèle que nous avons développé pour quantifier les risques en nous basant sur deux facteurs. Le premier est le nombre de jours de retard qu’un projet connaissait en cas de dispute foncière. Plus la zone devant accueillir l’investissement est risquée, plus le retard sera long. Le second facteur est le montant que le retard faisait perdre aux compagnies sous la forme de manque à gagner. Il peut s’agir par exemple du profit perdu en raison du non-démarrage des opérations. Nous avons testé le modèle en utilisant plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, le Liberia, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi, la Tanzanie, l’Ethiopie et le Ghana et sur la base de plusieurs commodités agricoles comme l’huile de palme, la canne à sucre, le riz et le café. Nous avons entré des données réelles de trésorerie des compagnies.

« Nous avons testé le modèle en utilisant plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, le Liberia, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi, la Tanzanie, l’Ethiopie et le Ghana et sur la base de plusieurs commodités agricoles comme l’huile de palme, la canne à sucre, le riz et le café. »

Pour chaque exemple, le modèle que nous avons choisi nous a donné des coûts dans les cas de situations de disputes selon qu’elles soient meilleures, médianes ou pires. L’estimation de 100 millions $ est le chiffre le plus élevé basé sur le pire des cas de figure pour un investissement dans la canne à sucre au Malawi.

Joseph Feyertag

Joseph Feyertag : « Nos recherches suggèrent que les risques sont élevés dans certaines parties de la RDC, de l’Ouganda, du Soudan, du Nigeria et de la Somalie. »

Cette statistique a été établie afin de fournir un moyen rapide de comprendre l’impact que les disputes foncières ont sur les perspectives financières d’un investissement dans la terre. Mais cet outil donne aux utilisateurs une évaluation concernant leur localisation et sur les détails du projet. Cela leur permet de réagir face aux challenges auxquels ils sont confrontés et d’allouer leurs ressources aux problèmes les plus complexes avec les engagements locaux.

AE : Quels sont les pays africains dans lesquels les risques liés à la terre sont les plus élevés et quelles en sont les raisons ?

JF : Les risques liés à la terre sont endémiques à travers le continent africain, mais varient beaucoup à l’intérieur d’un pays et entre différents pays. Nos recherches suggèrent que les risques sont élevés dans certaines parties de la RDC, de l’Ouganda, du Soudan, du Nigeria et de la Somalie. Plusieurs facteurs peuvent expliquer les risques élevés dans ces régions, de la pression sur la terre, du fait de la croissance démographique ou encore du déficit de gouvernance en passant par les sensibilités environnementales et culturelles.

« Plusieurs facteurs peuvent expliquer les risques élevés dans ces régions, de la pression sur la terre, du fait de la croissance démographique ou encore du déficit de gouvernance en passant par les sensibilités environnementales et culturelles. »

Ces facteurs peuvent être difficiles à identifier, comparer et étudier. Pour ce faire, nous avons développé une méthode quantitative utilisant essentiellement des techniques statistiques pour identifier les endroits avec le risque le plus élevé à l’échelon territorial. Cela est important parce que les risques fonciers varient autant à l’intérieur d’un pays qu’entre deux pays différents.

Cette méthode a été utilisée en nous basant sur une étude conduite par TMP Systems sur 600 cas de disputes foncières. Dans chacun de ces cas, nous avons analysé différentes données liées à la gouvernance, à l’environnement, au social afin d’identifier les indicateurs corrélés avec les risques fonciers. Ceci inclut des indicateurs nationaux relatifs à la corruption et l’efficacité des gouvernements, aux conditions locales comme l’accès à l’électricité et la proximité avec les aires protégées et à des indicateurs comportementaux comme la décision d’investir dans des actifs ou de migrer. Il est important de souligner deux principales choses. Nous avons identifié les facteurs en relation avec les risques fonciers, mais nous ne disons pas que ces facteurs causent les disputes foncières. Comprendre les liens de causalité n’est pas possible pour le moment. En second lieu, nous avons utilisé les meilleures données disponibles. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas toujours tenir directement compte des facteurs culturels complexes. Cela veut aussi dire que nous avons travaillé dans la mesure de la limite des données disponibles. Les compagnies et les investisseurs ont besoin de faire un travail de terrain et de conduire une évaluation adéquate des risques fonciers pour les comprendre davantage.

AE : Hormis l’agriculture, quels sont les autres secteurs affectés par ces risques ?

JF : Le principal secteur affecté par les disputes foncières est le secteur minier. Les investissements miniers, qui sont particulièrement courants à travers le continent, en raison de ses riches ressources naturelles, exigent beaucoup de terres et sont de ce fait plus sujets aux disputes. Les opérations minières sont aussi moins flexibles que les investissements agricoles dans la mesure où elles doivent se réaliser sur les portions de terres spécifiques où les ressources naturelles sont présentes.

« Les investissements miniers, qui sont particulièrement courants à travers le continent, en raison de ses riches ressources naturelles, exigent beaucoup de terres et sont de ce fait plus sujets aux disputes. »

Mais les disputes affectent aussi des investissements dans les villes, en raison de l’urbanisation rapide. Des systèmes fonciers traditionnels qui, jusqu’à récemment, dominaient dans les zones rurales ou péri-urbaines sont actuellement incorporés dans les villes en raison de l’urbanisation. Les disputes foncières peuvent aussi affecter des projets d’infrastructures ou de constructions dans les zones urbaines et rurales comme les stations hydroélectriques.

AE : Est-il vraiment possible pour une entreprise voulant opérer sur le continent d’éviter de tels risques fonciers dans la mesure où les droits à la terre sont encore définis pour leur grande majorité par les droits coutumiers ?

JF : Absolument. Il y a des méthodes innovantes qui permettent de faire face aux chevauchements des droits coutumiers à travers l’Afrique. Dans la plupart des cas, la terre est louée et une partie de la rente annuelle est payée aux différents propriétaires.

Par exemple, en Sierra Leone, les compagnies paient 50% des loyers fonciers annuels aux propriétaires des terres, 20% au chef suprême, 20% au conseil des districts et 10% au gouvernement.

« Par exemple, en Sierra Leone, les compagnies paient 50% des loyers fonciers annuels aux propriétaires des terres, 20% au chef suprême, 20% au conseil des districts et 10% au gouvernement. »

Il y a aussi des opportunités pour les entreprises de travailler avec les producteurs indépendants et les petits agriculteurs plutôt que de payer les terres elles-mêmes. Par exemple, au Malawi, il y a une plantation de canne à sucre pilotée par la compagnie Agricane à Phata qui utilise une approche de partage de profit. Celle-ci regroupe les terres communautaires pour démarrer des plantations industrielles et verse les profits aux familles sur la base de la proportion de terres détenues par chacune d’elles, à partir des recettes que l’exploitation engendre. Toutefois, il est important de comprendre que chaque approche doit être spécifique au contexte, mais il y a beaucoup d’exemples positifs des investissements qui ont réussi avec succès à naviguer à travers les arrangements fonciers complexes en Afrique.

AE : D’après vous, quelles sont les principales stratégies que les compagnies peuvent mettre en œuvre pour réduire les risques liés aux investissements dans la terre ?

JF : Avant tout, les compagnies doivent construire la confiance avec les communautés locales. Cela peut impliquer le fait d’assurer que les communautés locales fournissent un Consentement préalable, libre et éclairé (FPIC).

palmeraie

« Avant tout, les compagnies doivent construire la confiance avec les communautés locales. »

Les entreprises peuvent aussi s’asseoir à la même table avec les communautés affectées par leur investissement. Elles peuvent engager avec celles-ci des initiatives de cartographie participative afin que les familles sachent exactement la proportion de terres qu’elles possèdent ; ce qui est actuellement utilisé et pourquoi ; et si elles veulent allouer ou non les portions non utilisées aux entreprises. Vous devez connaître les gens, savoir ce qu’ils veulent et ce qu’ils espèrent. Si vous ne savez pas ces choses, vous ne pouvez pas espérer savoir comment les gens vont réagir à un large investissement.

« Vous devez connaître les gens, savoir ce qu’ils veulent et ce qu’ils espèrent. Si vous ne savez pas ces choses, vous ne pouvez pas espérer savoir comment les gens vont réagir à un large investissement. »

Donc, vous devez être capable de communiquer et de vous engager avec les personnes locales pour comprendre les risques et savoir où sont les opportunités. Malheureusement, beaucoup d’investissements en Afrique ont complètement ignoré les communautés et, à la place, ont acquis de grandes concessions auprès des gouvernements ou des chefs locaux, sans consulter les villages et les communautés qui vivent sur et utilisent les terres. Même si cela prend beaucoup de temps, une approche de la base vers le sommet qui commence avec les communautés pourra permettre aux entreprises d’économiser des ressources et éviter des disputes.

AE : En Afrique, l’huile de palme est l’une des questions sensibles en matière de régime foncier avec de nombreuses compagnies comme Olam et Sime Darby qui sont régulièrement accusées d’accaparement de terres des communautés locales. Pourquoi les projets sur l’huile de palme sont-ils autant critiqués pour leur impact ?

JF : L’huile de palme a reçu beaucoup de mauvaises publicités, non seulement en Afrique, mais aussi majoritairement en Asie du Sud-Est. L’une des raisons pour lesquelles le palmier à l’huile est autant problématique est qu’il est planté sur des terres forestières ou au niveau des frontières forestières. Les communautés se situant dans ces zones sont particulièrement sensibles à ces investissements externes. Mais, il faut savoir que le palmier à huile vient de l’Afrique de l’Ouest, où il se développe en milieu sauvage. Les communautés locales l’utilisaient depuis des milliers d’années. Malgré cela, la plupart des pays africains doivent importer de l’huile de palme depuis l’Asie du Sud-Est, ce qui signifie que plus d’investissements devront être réalisés. Cependant, les arrangements fonciers complexes font que les plantations à grande échelle telles qu’elles existent en Asie du Sud-Est sont très difficiles à répliquer en Afrique de l’Ouest.

Alors que les plantations peuvent atteindre aisément 100 000 hectares en Asie du Sud-Est, elles dépassent rarement 10 000 hectares en Afrique de l’Ouest. Peut-être que les compagnies font des erreurs en voulant répliquer le modèle des grandes concessions en Afrique de l’Ouest plutôt que d’adopter une approche à petite échelle ou qui s’appuie sur les producteurs indépendants. Plusieurs investissements ont lieu via les gouvernements au lieu de démarrer à la base avec les communautés. Néanmoins, les compagnies suscitées sont en train de comprendre cela, soit en décrétant que la période des concessions était révolue, en retournant des concessions précédemment obtenues à des gouvernements, car jugeant que cela ne répondait pas aux critères environnementaux et sociaux, ce qui est une bonne démarche.

AE : Dans la plupart des cas, les investisseurs et les communautés locales ont des intérêts divergents et parfois conflictuels. Comment les gouvernements peuvent-ils répondre au défi d’assurer non seulement la sécurité des droits fonciers des communautés, mais aussi que les investissements répondent aux besoins de développement locaux ?

JF : Je pense que les communautés locales et les investisseurs ont souvent beaucoup plus de choses en commun que les gens ne le pensent. Cependant, il est vrai que beaucoup de communautés ne veulent pas des investissements et il est important que la possibilité leur soit offerte de ne pas s’y engager particulièrement quand les impacts de l’investissement sont parfaitement établis.

« Je pense que les communautés locales et les investisseurs ont souvent beaucoup plus de choses en commun que les gens ne le pensent. »

Assurer que les communautés reçoivent des renseignements complets notamment dans le cas de la cartographie participative est par conséquent essentiel. Dans la plupart des cas, les gens veulent des mesures pour contrôler les impacts des investissements du point de vue environnemental ou social, mais généralement comme les investisseurs, ils veulent que les projets marchent et apportent une contribution significative au développement économique de leur région.

AE : Dans la mesure où les problèmes fonciers sont perçus comme l’une des barrières aux investissements dans l’agriculture, quelles sont les mesures qui peuvent être mises en œuvre pour y faire face ?

JF : Je pense qu’il y a deux moyens pour y parvenir. Le premier est d’assurer que les droits fonciers, qu’ils soient individuels, coutumiers ou communautaires, soient protégés légalement. Les droits coutumiers peuvent fournir des niveaux de sécurité foncière très élevés dans certains pays comme la Zambie et la Sierra Leone. Dans d’autres pays comme le Rwanda, ces droits sont insérés dans un système d’immatriculation individuelle des terres.

« Beaucoup doit être fait afin de s’assurer que les investisseurs prennent en compte les impacts sociaux de leurs projets. »

Deuxièmement, les gouvernements devraient assurer que les investisseurs suivent des procédures de diligence raisonnable. Si actuellement les compagnies suivent majoritairement les procédures qui prennent en compte les impacts environnementaux de leurs investissements, beaucoup doit être fait afin de s’assurer que les investisseurs prennent en compte les impacts sociaux de leurs projets. Dans ce dernier domaine, plus de travail doit être abattu pour développer des procédures correctes de diligence et combler le vide par rapport aux données.

AE : Pensez-vous que l’agriculture contractuelle soit un moyen pour les compagnies de réduire les risques fonciers liés à leur investissement ?

JF : Dans la plupart des cas, l’agriculture contractuelle peut permettre cela. Cependant, cette approche est difficile dans des régions où les producteurs indépendants manquent de matériel végétal de qualité ou de savoir-faire, ou les compagnies n’ont pas une bonne capacité de mobilisation des sous-traitants.

Par exemple, en Sierra Leone, plusieurs usines d’huile de palme doivent rejeter les noix de palme provenant des producteurs indépendants parce que la qualité est faible. Malheureusement, cela prend du temps pour former les producteurs aux compétences nécessaires, fournir du matériel végétal de qualité ou des engrais. C’est un domaine où les aides financières doivent se concentrer plus tôt que tard, par exemple à travers l’installation de centres de formation des exploitants et la mise en place de pépinières.

source: agenceecofin.com

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25 success story de jeunes Afropreneurs qui ont réussi

Pour ce faire, j’ai engagé en novembre dernier un panel extérieur de 12 juges de partout en Afrique pour aider à identifier ce groupe d’entrepreneurs exceptionnels et innovateurs de moins de 30 ans.

De l’immobilier aux services financiers en passant par la fabrication, les médias, la technologie, la technologie verte, la santé, l’agriculture et la mode, les 30 jeunes entrepreneurs africains, perturbateurs et novateurs, de cette liste sont impatients de changer l’Afrique. Ensemble, ils représentent le meilleur de l’esprit d’entreprise, de l’innovation et du capital intellectuel de leur génération.

Ils résolvent des problèmes tels que la pénurie de soins de santé et d’électricité, profèrent des solutions innovantes pour la gestion des déchets, construisent des communautés virtuelles et physiques et créent de nombreux emplois. Quelques-uns d’entre eux fabriquent des aliments que nous aimons, conçoivent des vêtements exquis pour nos femmes et certains développent des applications sympas pour les téléphones mobiles à travers l’Afrique

Bien entendu, cette liste n’est en aucun cas officielle ni exhaustive, mais c’est le plus proche de ce vous obtiendrez d’une liste définitive.

Une salve d’applaudissements pour les 30 de moins de 30 ans d’Afrique : les meilleurs jeunes entrepreneurs du continent, les perturbateurs d’aujourd’hui et les brillantes stars de demain :

Jonathan LIEBMANN (Afrique du Sud), Promoteur immobilier et PDG de Propertuity

LIEBMANN, 28 ans, est le directeur général de Propertuity, société sud-africaine de promotion immobilière. Il est le cerveau derrière la construction de la Cité Maboneng, un quartier culturel florissant dans l’est de la CDB de Johannesburg. Autrefois, quartier négligé et détérioré abritant des complexes industriels abandonnés, Maboneng a été transformé par Liebmann en une dynamique cité urbaine à usage mixte avec des galeries d’art, des ateliers d’artistes, des espaces commerciaux et des bureaux.

Patrick NGOWI (Tanzanie), PDG de Helvetic Solar Contractors

Il y a neuf ans, Patrick NGOWI, âgé de 28 ans, a reçu un petit prêt de sa mère pour démarrer une entreprise. Il a commencé à vendre des téléphones mobiles chinois, mais quand il a découvert qu’une infime partie des Tanzaniens ne bénéficiait d’aucun accès à l’électricité stable et fiable, il savait qu’il devait remédier à ce problème. NGOWI a mis en place Helvetic Solar Contractors Limited, une société pionnière dans la fourniture, l’installation et la maintenance de systèmes solaires tout au long du circuit du Nord de la Tanzanie. Helvetic Solar Contractors est la première entreprise dans le circuit du Nord faite pour répondre aux besoins solaires. La société a réalisé environ 3 millions $ de revenus l’an dernier.

Lorna RUTTO (Kenya), Entrepreneur Green Tech et Fondatrice d’EcoPost

Lorna RUTTO, est à 28 ans la fondatrice d’EcoPost, une entreprise sociale rentable qui fabrique des poteaux de clôture esthétiques, durables et respectueux de l’environnement en utilisant les déchets en plastique, une alternative plus écologique aux bois. (…) RUTTO a acquis une réputation internationale pour ses efforts en fournissant une solution alternative à la gestion des déchets au Kenya menacé par le plastique.

Justin STANFORD (Afrique du Sud), Fondateur et PDG du Groupe 4Di

STANFORD, âgé de 28 ans, est un entrepreneur en logiciels et un capital-risqueur. Il y a sept ans, il s’est accaparé les droits exclusifs de distribution pour ESET, un logiciel antivirus slovaque. Aujourd’hui, Stanford ESET Afrique Australe exploite la marque ESET dans la région et vend la gamme ESET de produits de sécurité Internet dans environ 20 pays d’Afrique subsahariens. La société enregistre plus de 10 millions de chiffres d’affaires annuels et contrôle environ 5% du marché de l’antivirus en Afrique australe. Stanford est également le fondateur de Capital 4Di, un fonds de capital-risque basé à Cape Town.

Rapelang RABANA (Afrique du Sud), Fondateur de Yeigo Communication

Rapelang RABANA, 28 ans, est le PDG et le fondateur de Yeigo Communication, une entreprise novatrice basée à Cape Town qui développe des logiciels de télécommunication, y compris les services liés à la voix sur IP, la messagerie instantanée, la messagerie texte et l’appui aux services de messagerie. En 2008, Telfree, une firme suisse des télécommunications mobiles a acquis une participation de 51% dans Yeigo.

Kimiti WANJARIA & Ian KAHARA (Kenya), Fondateurs de Serene Valley Properties

Tous les deux à la fin de leurs vingtaines, Kimiti Wanjaria et Ian Kahara font partie d’un groupe de quatre cofondateurs de Serene Valley Properties (SVP), une société de promotion immobilière à Nairobi qui construit et vend des propriétés résidentielles au Kenya destinée à la croissante classe moyenne. SVP est derrière le développement projet de la vallée de Sigona, une résidence fermée en dehors de Nairobi d’une valeur de 4,2 millions $.

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Evans WADONGO (Kenya), Président de SDFA Kenya

WADONGO, est un ingénieur kényan de 26 ans qui a conçu une lanterne solaire à LED appelé Mwanga Bora (en swahili « Bonne lumière »), une invention qui est en passe de remplacer les lampes à kérosène enfumées et les feux de bois dans le Kenya rural. WADONGO a distribué des milliers de ces lanternes dans les régions rurales du Kenya, où il y a peu ou pas d’électricité. Son organisation, Sustainable Development For All (SDFA), parraine une initiative d’autonomisation qui enseigne aux Kényans pauvres comment reproduire ces lanternes solaires et les vendre à profit.

Ludwick Phofane MARISHANE (Afrique du Sud), Fondateur d’Industries Headboy

MARISHANE, âgé de 21 ans, est le fondateur des industries Headboy, une société sud-africaine qui a développé et détient le brevet pour Drybath, le premier gel/lotion germicide de substitution au bain pour la peau.

Cosmas OCHIENG (Kenya), Fondateur d’Ecofuels Kenya

Cosmas OCHIENG, est un entrepreneur kényan de 26 ans qui dirige Ecofuels Kenya, un cabinet d’Afrique de l’Est qui produit des biocarburants verts et des engrais organiques respectueux de l’environnement et provenant de sources renouvelables indigènes, telles que l’écrou de croton.

Éric MUTHOMI (Kenya), Fondateur de Stawi Foods & Fruits

Cet entrepreneur kényan de 26 ans est le fondateur des aliments et fruits Stawi, une start-up innovante qui fournit de la banane en provenance de petits exploitants agricoles dans les régions rurales du Kenya et les conditionne dans la farine de banane.

Joel MWALE (Kenya), Fondateur de SkyDrop

MWALE qui à 20 ans dirige les entreprises SkyDrop, une société de filtration des eaux de pluie qui produit à faible coût de l’eau purifiée à boire, du lait et autres produits laitiers au Kenya. MWALE a fondé SkyDrop en décembre 2009 et la société emploie actuellement plus de 20 personnes.

Vérone MANKOU (Congo), Tech Entrepreneur, Fondateur & PDG de VMK

MANKOU est le fondateur de VMK, une entreprise de technologie axée sur les technologies mobiles, en particulier dans la conception, en Afrique, des tablettes, PC et des smartphones. En 2011 VMK présente la Way-C, sa première tablette PC sous Android. Le Way-C se vend à 300 $ USD et est disponible au Congo et en France. VMK fabrique également un smartphone Android africain appelé Elikia. Mankou a 26 ans.

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Opeyemi AWOYEMI, Olalekan OLUDE & Ayodeji ADEWUNMI, (Nigeria) Fondateurs de Jobberman

Le trio a fondé Jobberman, le plus grand moteur de recherche d’emploi et agrégateur du Nigeria. Jobberman est entré en service en août 2009, et aujourd’hui, le site attire plus de 50.000 visiteurs uniques chaque jour. Grâce à la technologie simple, mais d’avant-garde, Jobberman permet de mettre en relation les personnels qualifiés pour les possibilités d’emploi adéquats. Jobberman est l’une des rares sociétés de l’espace technologique du Nigeria qui bénéficie du soutien du capital risque.

Oluwaseun OSEWA (Nigeria), Fondateur de Nairaland

Le geek Nigérian Oluwaseun OSEWA est le fondateur de Nairaland, le plus grand forum en ligne d’Afrique. Il a fondé le site en mars 2005 comme un forum de discussions à usage général avec une préférence pour les questions d’intérêt pour les Nigérians. Le site a décollé. Nairaland compte aujourd’hui près d’1 million d’utilisateurs enregistrés et est le site le plus populaire du Nigeria. Pour donner une idée : Au Nigeria, Nairaland reçoit plus de visites que Wikipédia. Nairaland réalise son chiffre d’affaires grâce à son inventaire publicitaire.

Ashley UYS (Afrique du Sud), Fondateur de Medical Diagnostech

La société d’Ashley Uys, Medical Diagnostech, développe et commercialise des kits de tests médicaux abordables et fiables pour le paludisme, la grossesse, la syphilis, le VIH / SIDA pour les populations rurales pauvres d’Afrique du Sud. Le kit pf / PAN (pLDH) de la société qui teste le paludisme peut détecter toutes les souches de paludisme et indiquer dans les 30 minutes si le traitement du paludisme fourni est efficace. En novembre dernier, Medical Diagnostech a remporté 120.000 $ du Prix de Fondation SAB lors de la 2e édition annuelle du Prix de l’Innovation Sociale. Uys a 29 ans.

Sizwe NZIMA (Afrique du Sud), Fondateur d’Iyeza Express

L’entrepreneur sud-africain de 21 ans dirige Iyeza Express, une entreprise innovante qui contribue à réduire la surpopulation dans les établissements de santé publique par la collecte en livrant à bicyclette des médicaments dans les cliniques et les hôpitaux publics aux résidents de la province de Western Cape, qui sont sous médication prolongée.

William KAMKWAMBA (Malawi), Inventeur

Rencontrez le garçon qui a exploité le vent. Né au Malawi, William n’avait que 14 ans quand il a construit un moulin à vent produisant de l’électricité à partir de déchets afin de fournir une source régulière d’eau pour la ferme de sa famille dans le village de Masitala, près de Wimbe. Avec un vélo dynamo et l’anneau de la chaîne, un ventilateur tracteur, des courroies en caoutchouc et des tiges de bambou, William a réussi à construire un moulin à vent qui fournit de l’énergie suffisante pour faire fonctionner deux radios et quatre ampoules. Fort du succès modeste de l’éolienne initiale, William a entrepris de construire un plus grand moulin à vent pour aider à l’irrigation de son village Kamkwamba et est en train d’étudier pour un diplôme en études environnementales et techniques au Dartmouth College aux États-Unis.

Sandra APPIAH et Isaac BOATENG (Ghana), Cofondateurs de Face2Face Afrique

Sandra Appiah, 23 ans, et Isaac Boateng, 28 ans, deux ressortissants ghanéens sont les fondateurs de Face2Face Afrique (F2FA), une société de nouveaux médias basée dans la ville de New York dont le mandat est de restaurer l’image de l’Afrique dans la communauté mondiale. La société dispose de trois divisions : une enseigne qui publie un magazine explorant le développement, la culture, le divertissement et la mode en Afrique, une entreprise d’événementiel et un site web dynamique.

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Ola OREKUNRIN (Nigeria), Médecin et fondatrice de Flying Doctors

Médecin et entrepreneur en soins de santé Nigérian, OREKUNRIN, 25 ans, est la fondatrice de Flying Doctors Nigeria, le premier service d’ambulance aérienne en Afrique de l’Ouest. Flying Doctors Nigeria fournit l’hélicoptère d’urgence, l’avion-ambulance et des services d’évacuation au Nigeria et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Andrew MUPUYA (Ouganda), Fondateur de Youth Entrepreneurial Link Investments (YELI)

En 2008, Andrew a levé 18 dollars obtenus de sa famille et de ses amis et a commencé à fabriquer des sacs en papier à une petite échelle. En 2010, il a créé son entreprise, Youth Entrepreneurial Link Investments (YELI), qui est maintenant la première entreprise locale enregistrée de sac en papier en Ouganda. L’entreprise emploie actuellement environ 15 Ougandais et YELI est un important fournisseur de sacs en papier et d’enveloppes pour les hôpitaux locaux, les magasins, les revendeurs ambulants et les fabricants de farines locales. Entre 2008 et aujourd’hui, YELI a produit plus d’un demi-million de sacs en papier. Andrew Mupunya est âgé de 20 ans.

Chude JIDEONWO & Adebola WILLIAMS (Nigeria), Fondateurs de Red Media et de The Future Project

JIDEONWO et WILLIAMS sont les cofondateurs et partenaires de Red Nigeria, une société de services complets de contenu médiatique de premier plan, de communication et de développement au Nigeria. L’entreprise détient également The Future Project (TFP), une approche stratégique sociale d’entreprise qui héberge le prix annuel Future Awards, les récompenses les plus importantes du Nigeria pour les jeunes nigérians exceptionnels.

Mark KAIGWA (Kenya), Associé à Afrinnovator

Mark KAIGWA, 25 ans, est un directeur artistique multi talentueux, réalisateur, distributeur numérique et entrepreneur. KAIGWA est cofondateur et associé à Afrinnovator, une entreprise qui vise à mettre l’Afrique sur la carte en éditant les exploits à travers l’innovation africaine, la technologie et les start-up. Il est également associé à African Digital Art, la principale ressource sur le Web pour l’inspiration créatrice dans l’animation, l’illustration, la photographie et le design de l’Afrique.

Arthur ZANG (Cameroun), Inventeur

L’an dernier, Arthur Zang, 25 ans, ingénieur camerounais a inventé le Cardiopad, une tablette médicale à écran tactile. Avec Cardiopad, les examens cardiaques tels que l’électrocardiogramme (ECG) peuvent être effectués à distance, dans les régions rurales tandis que les résultats de l’essai sont transférés sans fil vers des spécialistes qui peuvent les interpréter. Le Cardiopad devrait être commercialisé en 2013.

Thula SINDI (Afrique du Sud), Entrepreneur de mode et fondateur de Thula Sindi

À 28 ans, il est l’un des jeunes créateurs de mode les plus connus d’Afrique australe. Après avoir terminé ses études à la London School international of Fashion, il décroche son premier emploi comme designer en chef de Vlisco, une entreprise de textile néerlandaise. Il en est parti peu de temps après pour lancer sa marque éponyme de vêtements qui conçoit, fabrique et commercialise délicatement des prêts-à-porter pour femmes.

Farai GUNDAN (Zimbabwe), Fondatrice de Farai Medias

Cette personnalité des médias et entrepreneur Internet née au Zimbabwe est la fondatrice de Farai Media, une plate-forme publicitaire en ligne et sur mobile axée sur l’Afrique. Elle est également co-fondatrice d’AfricaTripDeals, un système global de distribution de voyages en Afrique.

Comment éviter l’épuisement professionnel ?

Tout d’abord, sachez que les signes les plus courants du burn-out sont les suivants : sentiment de non-reconnaissante pour le travail abattu, perte total d’intérêt pour le travail, avoir l’impression de subir son travail. Pour éviter tout ça, il est nécessaire d’adopter une méthode de travail en accord avec vos capacités physiques et mentales. Même si tous les facteurs ne sont pas maitrisables, vous pourrez au moins réduire les risques. Car il est toujours mieux de prévenir que de chercher à guérir après.

Tout d’abord, quelle que soit la situation qui se présente à vous, apprenez à relativiser. Cela vous évitera le stress. Donc ne vous souciez pas en permanence des conséquences de vos actes. Vous n’allez pas perdre votre travail pour une erreur, le plus souvent même, certaines de ces erreurs passent inaperçues, et vous stressez sans raisons. Ne redoutez pas non plus de faire la moindre erreur, car l’erreur est humaine dit-on. N’ayez donc pas peur de vous tromper ou de demander de l’aide, vous n’êtes pas supposé détenir le savoir absolu, et votre employeur le sait.

Ensuite, apprenez à dire « non ». Ce n’est pas parce que vous êtes employé dans une société que vous n’avez plus droit à votre libre. Evitez d’accepter toutes les charges professionnelles supplémentaires. Si vous en avez le temps, vous pouvez l’accepter, ou faire quelques fois des heures supplémentaires. Mais n’accumulez pas le travail, les piles de dossier non traités, tout ça agit sur votre état de santé. Pensez à évaluer le temps d’exécution des taches qu’on vous confie, et dites non quand cela vous dépasse. Demandez-vous d’abord si vous avez le temps, si c’est votre travail, ou si la personne qui vous confie ce travail est dans son rôle.

Evitez de faires tous les jours les mêmes choses. Tant que cela est possible, vous devez varier le contenu de vos journées au travail. Donc en plus d’éviter les pressions, il faudra aussi faire attention à l’aspect récurent de certaines tâches. Car vous finiriez par perdre de vue l’intérêt de votre travail ainsi que votre valeur en tant qu’employé.

Ne vous attardez pas sur les choses que vous ne pouvez pas changer, car le burn-out est souvent causé par les efforts surhumains que vous faites, pour améliorer ou changer ce qui se passe dans votre quotidien. Malheureusement, il y a de ces choses qu’on ne peut pas changer, ne vous stressez donc pas pour ça, et faites-vous une raison. Il faut garder votre énergie pour bien faire votre travail, c’est le plus important.

Apprenez à vous déconnecter. Le travail, le travail, et rien que le travail, c’est très mauvais, non seulement pour la santé physique, mais aussi pour votre mental. Donc après vos heures de travail, oubliez tout ce qui a rapport avec le monde professionnel. Libérez votre esprit et vos pensées. Faites des choses qui vous détendent et que vous aimez, en dehors du travail bien sûr.

Même si vous aimez votre travail, gardez toujours à l’esprit qu’il faut un temps pour tout : un temps pour travailler, et un temps de repos pour récupérer. Ainsi vous éviterez facilement des problèmes tels que le burn-out.