Les (7) Sept astuces pour se faciliter la vie au travail

Timing serré et stress élevé… En voulant rester au top, vous êtes (trop) dur avec vous-même. Et les frustrations du bureau vous encombrent la tête jusqu’à votre domicile. Comment les éviter? En adoptant de petits arrangements avec le temps. Conseils.

La vie au bureau est truffée de désagréments et de trop pleins dont on a du mal se débarrasser. Pourtant, de petits riens peuvent nous aider à équilibrer la sphère privée et la sphère professionnelle. En voici sept qui mis, bout à bout, devraient lisser une organisation au carré, suggère la sophrologue-consultante, Brigitte Bellégo.

1. Glisser des « coussins moelleux » dans son agenda

Délais serrés et stress relevé: voici la combinaison la plus fréquente chez les cadres et managers qui courent après le temps. Et si vous prévoyiez un planning élargi ? Rallongez de 15 minutes avant et de 15 minutes après chaque rendez-vous ou chaque tâche dont vous aurez estimé la durée au préalable. Vous en tirerez deux bénéfices : 1/ Vous serez en capacité d’absorber la désorganisation des autres (retards, coups de fil, requêtes imprévues etc.). 2/ Vous pourrez abattre, dans la foulée, tous les développements inattendus de la tâche principale.

2. Se débarrasser des corvées au plus vite

Titres de transports, notes de frais, factures, feuilles de sécurité sociale… Vous avez tendance à attendre la dernière minute pour expédier ces tâches rébarbatives. Du coup, vous fulminez dans la queue pour renouveler un abonnement ou vous vous agacez à rechercher des justificatifs dans un amas de papiers. Efforcez-vous d’anticiper et d’écluser vos obligations au fil de l’eau. Ayez toujours des timbres sur vous, fin de pouvoir envoyer le jour même les documents administratifs. Achetez vos tickets de bus ou de métro avant la date fatidique du 1er du mois, etc. Et traitez les mails casse-pieds qui polluent votre messagerie, dès que vous les avez ouverts. Vous ressentirez alors le plaisir du devoir accompli.

3. Dresser des « tout doux » listes

Remplacez les injonctions – « je dois », « il faut »- par « je choisis de… ». Et rajoutez « parce que cela me permettra… ». Ces phrases vous poussent à vous approprier l’action et lui donnent du sens. Vous allez retrouver une certaine harmonie avec vous-même. Dans le même esprit, listez ce que vous voulez ne plus faire, puis ce que vous voulez faire plus souvent. Ecrivez : « Je décide de… », « Cela m’apportera… ». Et concluez l’exercice par des « Je l’ai bien mérité » en répertoriant tout de qui vous est agréable d’accomplir. C’est tonique.

4. Miser sur le « blurring »

Du terme anglais « to blur » – flouter, estomper -, le bluring consiste à réaliser sur son temps personnel, des activités professionnelles et vice-versa. Alors, n’hésitez pas à jouer de la porosité entre les deux sphères pour avancer des questions privées depuis le bureau, cela compensera vos heures passées le soir ou le week-end pour boucler un rapport. Gare toutefois à ne pas en abuser, la balance doit être équitable. Et dites-vous que ce qui compte, c’est moins le temps passé que les résultats.

5. Optimiser sa période de congés

Pourquoi toujours partir le vendredi et revenir le dimanche ? Pour une reprise en douceur, je préconise de poser ses vacances ou RTT du mercredi au jeudi suivant (ou un jeudi bien après). C’est un régal, une fois au bureau, de vous dire que deux jours plus tard vous êtes à nouveau en weekend. C’est mieux que de ne pas dormir le dimanche, la veille de ré-attaquer vos dossiers, et/ou que d’être atteint de spleen le lundi.

6. Rentabiliser ses temps morts

Attente chez un client, arrêt de métro, bus coincé dans les bouchons, ordinateur bloqué… Au lieu de râler – ce que tout individu pratique en moyenne 15 à 30 fois par jour – acceptez la situation. Vous n’avez aucune prise sur les évènements. L’idéal consiste à avoir toujours sur vous un calepin, un livre, un CD en langue étrangère (ou sur tout autre chose que vous apprenez). Alors profitez-en pour lire, observer, réfléchir, écouter, sourire aux autres. Laissez vagabonder votre imagination. C’est ainsi qu’on trouve des solutions… voire des contacts.

7. Clôturer sa journée de travail

Evitez la collusion brutale avec le domaine personnel. Pour peu que votre conjoint, vos colocataires ou amis soient dans le même état de fatigue ou d’énervement que vous, c’est le clash assuré ! Trouvez un rituel à effectuer avant de quitter le travail. Par exemple, notez : « J’ai avancé ceci, et cela aujourd’hui », qui remplacera les « je n’ai rien fait aujourd’hui. ». Marquez une rupture nette, physique et mentale, avec le bureau, en vous fabriquant un sas de décompression : courrez 15 à 20 minutes dans un parc avant de parler à quiconque, chantez sur le trajet de retour, optez pour le vélo ; une fois à la maison attelez-vous d’abord une tâche qui vous plait (dessin, piano, jardinage…), changez de vêtements, etc. Ce sera une libération

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Voici 6 exercices pour améliorer sa mémoire

Numéro de dossier, code d’accès, nom d’un client… Vos neurones traitent et stockent une tonne d’informations, et parfois, vous avez un trou. Voici six techniques simples pour muscler votre mémoire.

Votre cerveau, fidèle serviteur ne retiendra des informations que si vous avez l’intention de les utiliser. En outre, il enregistre ce que votre corps perçoit, d’où l’importance de repérer celui des cinq sens auquel vous êtes le plus sensible. Sachez que l’auditif a de la chance, il retient tout dans sa mémoire « échoïque » (du mot écho). Et que la mémoire visuelle ou « iconique » (du mot icone) est plus facile à développer.

Six exercices faciles à pratiquer chez soi ou au bureau pour vous entraîner :

1. Se souvenir d’un lieu, d’un visage: les quatre regards

C’est un exercice de concentration fort efficace. Installez-vous sur une chaise et observez le décor autour de vous selon quatre points de vue successifs.

Il voit les volumes, les formes, les emplacements : la chaise, la table, le fauteuil, l’armoire etc.
Il voit les couleurs, les nuances, les ombres, la lumière. Le bois clair de la table, l’éclairage du lampadaire.
Il vérifie que l’on a rien oublié, les trois étagères dans l’armoire, la plante verte etc.
Il voit le détail qui détone et qui dérange. Ce qui permet d’accrocher la mémoire. Un objet rouge sur le bureau est un point d’ancrage qui réactivera le souvenir de l’ensemble.

2. Mémoriser une page écrite : la méthode oculaire

Cette technique consiste à visualiser les informations à retenir : to-do list, CV d’un candidat, nom d’un fournisseur etc. Puis à diriger les yeux en haut et à gauche.. L’objectif est de parvenir à recomposer une image parfaitement conforme à la réalité. Ce qui nécessite de faire des allers-retours entre l’image réelle et l’image virtuelle. Exercez-vous sur une couverture de livre peu chargée. John Fitzgerald Kennedy en était un fervent adepte de cette technique qu’il utilisait avant de rencontrer des gens pour la première fois.

3. Se souvenir d’un emploi du temps chargé : la catégorisation

Elle consiste également à visualiser une liste d’informations disparates et à les organiser mentalement par catégories. Exemples : les loisirs, la maison, le travail etc. Et à l’intérieur, à regrouper autant que possible les éléments analogues : le billet SNCF et le restaurant à réserver. Pour une suite de mots sans lien entre eux, classez-les de façon artificielle : deux mots débutent par « a », trois par « f », un par « f ». Ainsi, vous donnez du sens et de la logique. Ce qui est essentiel, car on ne mémorise que ce que l’on comprend. Ensuite nommez ces catégories, énumérez les : il y 5 catégories, 3 éléments par catégorie. Puis enregistrez les visuellement et lisez-les à voix haute. Elles seront encodées.

4.Mémoriser un nom ou un code : par associations…

    • 1/… des idées : Votre contact s’appelle André ? Vous pouvez penser au chausseur du même nom ou au célèbre trompettiste Maurice André. Ce sera efficace à une condition : être fan des escarpins ou des baskets, ou encore être mélomane. Le cerveau assimile bien ce qui passionne.
    • 2/… des images : se rappeler met en jeu des émotions. Piochez dans votre vécu des endroits, des sensations, des actions. On retient mieux ce qui nous a surpris, enthousiasmé ou que l’on connait déjà. Songez à la madeleine de Proust ! Vous pouvez par exemple mémoriser le nom d’un auteur ou d’une revue savante, en vous rappelant la première page qui vous a fait tant rire. Citer vos sources ne sera plus un problème.
  • 3/… des chiffres : pensez aux dates anniversaires, aux numéros de départements, aux évènements historiques. Là encore, jouez la dimension personnelle.

5. Se souvenir d’une tâche précise: le scenario de film

A midi, vous devez téléphoner à Sophie. Le post-it de rappel collé sur le bord du PC risque de ne pas suffire. Faites-vous le film par anticipation, avec des rapprochements incongrus. Mettez la scène en images, en mouvements, en sons. Visualisez-vous en train decomposer le numéro, de décrocher le combiné, de parler. Repérez votre ressenti. Soyez précis au cours de cette vidéo mentale. A l’heure dite, votre cerveau se souviendra. Un conseil, durant l’entrainement parlez au présent et non au futur

6. Cultiver sa mémoire à long terme : la répétition cadencée

Les spécialistes ont étudié la question. Réviser l’exercice une heure après l’avoir effectué, et ce pendant 10 mn, permet d’en garder la mémoire pour la journée. Réviser à nouveau le lendemain, durant 5 mn, vous la garderez pour une semaine. Y revenir une semaine après durant 3 mn, votre souvenir durera un mois. Et si vous recommencez un mois plus tard, le souvenir sera ancré en vous pour longtemps.

QUE FAIRE POUR RÉUSSIR

Un homme décide d’adopter un perroquet. Arrivé à la maison, le perroquet regarde l’homme et lui dit : “Vous êtes la personne qui a le moins de volonté que je connaisse, c’est dommage que vous soyez comme ça”

L’homme fut surpris par ce que venait de dire la perroquet. Voyant la réaction de l’homme, le perroquet poursuivi en disant, “Vous n’avez vraiment aucune volonté. Ca devrait être illégal d’être comme ça”

L’homme se mit en colère et retourna dans le magasin pour se plaindre de ce que venait de lui dire l’animal.

Le propriétaire du magasin est devenu fou de rage contre le perroquet. Il a ouvert la cage, saisi le perroquet et le secoua lui demandant de ne plus jamais se comporter comme cela avant de présenter ses excuses à l’homme.

En quittant le magasin, l’homme regarda à nouveau le perroquet. Ce dernier lui dit: “Vous savez que vous êtes comme ça”

Il en est de même pour nous. Nous savons ce qu’il faut pour réussir. Nous agissons juste comme si nous le savions pas. Nous essayons de nous cacher derrière l’ivresse de l’ignorance, mais… nous savons

Vous savez ce que vous devez faire pour réussir. La raison pour laquelle vous l’avez pas fait à ce jour est parce que ce n’est pas facile. Mais rien de valable ne l’est. Nous savons que cela va demander des efforts, du temps… Ce que nous savons peut-être pas est si nous sommes prêts à relever le défi.

Vous savez qu’il n’y a pas de raccourcis vers la réussite; tout le monde doit prendre le même chemin. Pour être un sportif de haut niveau, il va falloir travailler dur, un virtuose du piano ou de la guitare, il va falloir travailler dur. L’auteur d’un best-seller, il va falloir travailler dur. Un père, il va falloir travailler dur. Avoir le corps d’un mannequin, il va falloir travailler dur. Votre propre patron, il va falloir travailler dur. Nous le savons déjà. Arrêtons d’espérer un miracle…

Nous allons devoir faire des choses inconfortables, mais si nous les faisons, si ous investissons le temps, le succès sera au rendez-vous.

Vous savez quoi faire, alors faites-le

Comment tenir des bonnes résolutions en cinq étapes clés

Chaque année c’est la même chose. Vous êtes déterminé à changer des aspects de votre vie. Et cela finit par un flop ! Et si c’était différent en 2016? La méthode de Michelle Jean-Baptiste, conseil en développement personnel, pour tenir le cap. Comment tenir des bonnes résolutions en cinq étapes clés

Le secret de la réussite d’une bonne résolution réside dans une soigneuse préparation. Nul ne peut y arriver par de simples autosuggestions axées sur le résultat. Il s’agit de cheminer pas à pas sur de micro-objectifs, afin d’enclencher un processus vertueux, sans être obnubilé par le but final ou tenté par le dilettantisme. En dix semaines, il est possible de faire basculer des comportements . Action.

1. Eliminer les fausse-bonnes résolutions

Elles ont la couleur, la saveur, la pertinence des bonnes résolutions mais n’en sont pas, parce qu’elles ne vous permettent pas d’aboutir. Les souhaits, fantasmes, espoirs, rêves, sont, à ce titre, de belles contrefaçons. Pour ne pas vous tromper, penchez-vous sur les causes qui vous ont fait trébucher les fois précédentes. Votre objectif était trop flou (« faire du sport »), extrême (« perdre 10 kilos par mois »), trop strict (« courir 30 mn chaque jour »). Sachez qu’une bonne résolution doit être une action/solution. Et doit défaire ce qui a été (mal) noué, répondre à de véritables besoins et ne dépendre que de soi.

  • Exercice : Répertoriez les tensions à dénouer dans votre vie professionnelle ou personnelle ; imaginez les parades que vous allez apporter.

2. Faire le point sur ce que l’on veut vraiment

Attention à ne pas faire coller vos désirs à ceux de votre entourage, de la société, de la mode, ou du qu’en-dira-t-on. Connectez vos aspirations profondes en identifiant les domaines qui vous importent le plus (travail, métier, santé, famille, loisirs etc.). Pour chacun d’eux, pointez vos frustrations et tout ce qui vous pousse à dire « y’en a marre! ». Puis fixez-vous trois objectifs -pas plus- qui soient Smart : Simples, Mesurables, Ambitieux, Réalistes, Temporels (limités dans le temps). En outre, préférez les formulations positives aux négatives. Penser, dire, écrire, « ne pas grossir », « ne plus être en retard »… bloquent le cerveau.

  • Exercice : listez trois choses accomplies dont vous êtes fier, ça vous boostera ; listez trois choses non accomplies, avec ces termes : « je suis embêté de.. », « déçu de… », « triste de… », afin de toucher votre ressenti, ce qui réveillera une dynamique.

3. Bâtir un plan d’action découpé en phases… réalisables

Tenir une bonne résolution, c’est mener un projet, et donc fixer des étapes. Sur une feuille A4, dessinez un pont au dessus d’une rivière, et les pierres qui le composent. Situez-vous sur la rive gauche et votre objectif sur la rive droite. Chaque pierre correspond à une phase de mise en oeuvre de la décision et aux ressources nécessaires. Exemple : aller à la piscine chaque jeudi. Phase n°1, s’informer et prévoir un budget. Phase n°2: choisir les horaires et dégager du temps. Phase n°3 s’inscrire et acheter un bonnet de bain etc. De surcroît, vous localiserez, en amont, les difficultés à surmonter.

  • Exercice : effectuez des choses concrètes, même petites, dans les 10 minutes qui suivent l’élaboration du plan, en vous calant sur la 1ère pierre (se renseigner sur des tarifs, acheter un livre ad hoc etc.). Il faut co-mmen-cer !

4. Tenir un journal de bord dédié

Un cahier, un carnet, une tablette fera l’affaire. L’idée est de s’engager sur un mois. Vous pourrez y libeller vos avancées et poser des bilans d’étape. Sur la première page notez votre bonne résolution en une phrase exprimée au présent, courte, et positive. Utilisez le « je » pour personnaliser l’intention, ce qui facilite son appropriation. Exemple : « Tous les jeudis soir, je nage avec plaisir dans la piscine ». En fin de semaine, récapitulez ce que vous avez exécuté, sous le chapitre « oui, je l’ai fait. » Vous aurez du recul et prendrez, au fil des jours, le pli de nouvelles habitudes.

  • Exercice : Ecrivez des étapes-souhaits, plaisantes et constructives en démarrant par ces mots : « j’ai envie de… », « j’ai plaisir à… » etc.

5. Choisir un tuteur pour surmonter les rechutes

Elles sont inévitables. Dès lors, repérez les imprévus qui vous retardent -en les positivant plutôt qu’en les maudissant- et attardez-vous sur vos résistances , ou vos manques : est-ce un appui ? une ressource ? du ressort ? la foi ? Ce qui compte c’est de s’adapter et de garder le cap. Un bon moyen consiste à prendre à témoin des personnes bienveillantes, qui, le cas échéant, sont passées par les mêmes épreuves. Par leurs questions, leurs encouragements, elles renforceront votre détermination et vous stimuleront. Et puis, de votre côté, vous ne voudriez pas les décevoir ? Si ?

Exercice : jouez collectif, c’est plus entrainant en allant à la piscine ou en cours d’anglais avec un ou des camarade(s) ; évitez de vous épanchez auprès de rabat-joie ; félicitez-vous à chaque progrès constaté, par un cadeau lié à votre objectif (un beau maillot, un voyage à Londres…).

Je pense trop, que faire?

Vous prenez tout à coeur, zappez d’une idée à l’autre, ne pouvez vous empêcher de couper la parole… Bref, votre cerveau est en surchauffe et cela vous gâche la vie. Les conseils du coach Christel Petitcollin pour calmer le jeu.

Le cerveau est en effervescence, les pensées fusent tous azimuts, les sensations se bousculent, sans laisser aucun moment de répit. Ce n’est pas un moteur de recherche qu’il abrite, mais dix qui moulinent non-stop, même la nuit. L’individu qui se plaint de trop penser se sent décalé au travail, incompris, lassé de la conscience aigüe qu’il a des choses. Un mal qui toucherait 10 à 15% de la population. Pourtant, ceux qui en souffrent peuvent devenir d’excellents managers, humains et pédagogues, dès lors qu’ils ont les clés de leur propre fonctionnement et qu’ils savent se réfréner. Voici les quatre principales.

1. Je suis vite envahi(e) par le doute

Un collègue vous lance « mais je n’ai jamais dit ça ! », vous pensez illico : « j’ai rêvé », « j’ai mal compris », « j’ai dû confondre ». Car vous êtes une usine à fabriquer des questions et des doutes. N’envisageant pas le mensonge ou la mauvaise foi, vous êtes vite déstabilisé lorsqu’un tiers conteste l’une de vos paroles ou actions. Du coup, vous essayez de faire coller sa réalité avec la vôtre. En outre, vous avez besoin de précisions, de détails pointus pour être réassuré, encore et encore, par peur de vous tromper ou de commettre une injustice. Résultat, vous peinez à décider. Une spirale de vérifications (ou d’autocritiques) infernale pour vous et les autres.

    • Les atouts : la capacité à se remettre en cause ; l’ouverture à la nouveauté ; la tolérance et la vraie modestie.
  • Le conseil : se cramponner aux faits, pour retrouver des certitudes, en se remémorant la situation : la date et l’heure, le lieu, les objets et personnes présentes, la météo du jour, etc.

2. Je prends tout à coeur

Hypersensible, hyper-empathique, vous partagez à fond les émotions d’autrui. Hautement découragé, en colère ou bouleversé, vous avez honte de ce trop-plein qui vous assaille au bureau, où exprimer un fort ressenti reste mal vu. Le manager trop émotif passera pour un immature, ou un tyran, s’il le cache. Et en votre for intérieur, saisi par l’anxiété, vous imaginez les scenarios du pire. « Et si… » Votre ego est faible, vous avez besoin de chaleur, de sérénité.

    • Les atouts : l’enthousiasme et la joie communicative ; la bienveillance ; une grande qualité d’écoute.
  • Le conseil : dédramatiser en se disant, « ce n’est qu’un coup de fil », « ce n’est pas si grave » ; « si ça ne m’arrive qu’une fois sur dix, c’est un taux normal! » ; se mettre à la place d’un ami qui vous réconforterait, et adopter les mots qu’il emploierait.

3. Je zappe sans cesse d’une idée à l’autre

Votre pensée n’est pas linéaire, séquentielle, mais elle surgit en arborescence ou crépite tel un feu d’artifices : une idée en appelle 1000 autres, qui en appellent autant… Vos explorations cérébrales sont infinies. En rédigeant un rapport, ou en préparant une réunion, vous vous éloignez du sujet central. A l’oral, face à vous, vos interlocuteurs ont du mal à suivre votre logique. Ce qui est évident pour vous, ne l’est pas pour eux. De fait, vous avez besoin de choses compliquées pour être performant.

    • Les atouts : une grande créativité ; la capacité à explorer maintes pistes simultanément et à avoir des éclairs de génie.
  • Le conseil : s’observer en train de penser afin de ralentir le flux ; se reposer la question de base, « Quel est le but de cette tâche ? » ; utiliser le « mind mapping » pour étaler ses idées, en visualiser le trajet, dégager une cohérence, et hiérarchiser ses priorités.

4. Je ne peux pas m’empêcher de finir les phrases de mon interlocuteur

Parce que l’expérience, le vécu, l’aptitude à capter une foule de petits détails vous amène à la vitesse grand « V » à la conclusion que l’orateur n’a pas encore formulée, vous le coupez avant qu’il n’ait achevé son raisonnement. Rien ne vous échappe, la tenue, le langage non-verbal, l’intonation. Vous devinez un état émotionnel, des attentes. Vous lisez les pensées des gens. Ce qui crée un malaise chez eux, d’autant plus que vous les regardez de façon intense, perçante. Il se sentent « mis à nu ». Et parfois, vous percevez les embûches ou crises à venir.

Les atouts : la possibilité d’anticiper les situations et donc de les prendre en compte.

  • Le conseil : se taire et écouter l’autre jusqu’au bout ; apprendre le regard socialement acceptable, ni scrutateur, ni perdu, mais franc ; laisser aux gens le temps d’éprouver leurs solutions, en avertissant des risques au bon moment et en douceur : « C’est un bon projet ! Ne penses-tu pas que… ? » ou  » Comment vois-tu la suite? »