si pour réussir sa vie il fallait un plan B (Réactivité, adaptation) ?

En s’adaptant à un monde ultraprécaire, la génération Y a fait de la débrouillardise une force. Cette capacité à trouver des chemins de traverse pour améliorer sa vie professionnelle et personnelle infuse désormais toute la société.

« Utopiste? Probablement. Pragmatique? Assurément. On est loin ici de la génération désillusionnée décrite par les médias. La génération Y, génération plan B, fait avec ce qu’elle a », déclare Emmanuelle Duez, entrepreneuse et cofondatrice de Women’Up, une association de réseautage qui défend la mixité en entreprise. Voilà qui résume parfaitement la force – et le fardeau – de la jeunesse d’aujourd’hui: sans pour autant renoncer au plan A, la « génération plan B » est celle qui a appris à « slasher » entre plusieurs jobs pour survivre, à stabiliser ses finances à l’heure où les salaires font le grand huit et à trouver des solutions de secours à la dernière minute.

Bref, elle maîtrise l’art de sortir un lapin du chapeau à chaque coup dur. Outre-Atlantique, la culture du plan B est sur toutes les lèvres. Dans son bestseller Père riche, père pauvre (éd. Un monde différent), l’Américain Robert Kiyosaki, spécialiste en développement personnel, incite les jeunes à avoir constamment une bouée de sauvetage, sous la forme d’un emploi à temps partiel ou d’un compte épargne. Même son de cloche chez la chroniqueuse américaine Paulette Perhach, qui prêche à qui veut l’entendre, sur les réseaux sociaux, la nécessité d’avoir un Fuck Off Fund (c’est-à-dire un « compte anti-galère »), en cas de déboires professionnels ou personnels.

Siège éjectable

Si cette hyper-adaptabilité est devenue une règle d’or au travail, dans quelle mesure influence-t-elle la vie privée? Pour Jonathan, 33 ans, chef de projet dans une entreprise de cosmétiques, la culture du plan B modifie nos relations sociales, surtout amoureuses. « Je ne fais pas partie de ceux qui croient que notre génération est anti-engagement », prévient-il.

« Preuve en est, tous mes proches aspirent à nouer des amitiés durables et à trouver une relation stable. Je remarque néanmoins qu’un couple solide met du temps à se former, car, comme on le dit en marketing, ‘on ne donne pas sa chance au produit’. Il y a toujours une petite voix intérieure qui nous dit que l’on a mille autres options. D’un côté, on aspire à l’exclusivité. De l’autre, on passe sa vie à se garder des plans en réserve au cas où l’on ferait le mauvais choix. »

La culture du plan B finit-elle donc par rendre trop précautionneux? « Notre perception du long terme est forcément très différente de celle de nos parents », répond Jonathan. « Aujourd’hui, on s’aventure dans une relation comme dans un nouveau job. On se dit qu’on est sans cesse sur un siège éjectable, même après la fin de la période d’essai! »

Prendre du recul

Partagés entre une envie de fidélité et la peur de mettre tous ses oeufs dans le même panier, ne sommes-nous pas devenus un peu schizo? Pour la psychothérapeute Ada Picard, c’est la société qui alimente ce fonctionnement à deux vitesses. « Internet et les réseaux sociaux nous ont habitués à être stimulés en permanence, à avoir tout, tout de suite », observe-t-elle. « Résultat, nous sommes en hyperactivité, et notre esprit n’a plus l’habitude de gérer les silences, l’ennui, les moments de jachère. Ce sont pourtant ces pauses, faites parfois de spleen et de lenteur, qui nous permettent de nous retrouver face à nous-mêmes, et d’avancer. »

La culture du plan B serait une forme de créativité dans l’urgence, qui nous oblige à être dans l’instant, à vivre pleinement. Mais c’est aussi une forme d’étourdissement, ou de rempart, pour masquer notre peur du vide et de la solitude. « Cette mentalité n’a rien de préjudiciable tant que l’on s’octroie des moments de réflexion. Sans cette capacité de prendre du recul, il ne peut pas y avoir de construction, et donc d’épanouissement. »

Une recherche d’intensité

La sociologue Emilie Coutant va encore plus loin. La culture du plan B serait emblématique du passage à un monde postmoderne, où l’on se construirait plus vite que les générations précédentes. « L’ère du plan B, c’est l’opposé de la pensée unique et de l’unilatéralité », prévient-elle. Fini, la quête de la sécurité et de la stabilité à tout prix, place à une recherche d’intensité et de pluralité! »

Notre vision de l’identité a changé, elle aussi. « L’individu n’est plus exclusivement défini par son sexe, son milieu social ou sa profession », poursuit-elle. « On n’est pas seulement une femme, une mère ou une working girl, mais tout cela à la fois. En bref, nous entrons dans un nouveau paradigme. Pas forcément moins bon que les précédents, mais différent. » Et si,finalement, le plan B ouvrait tout grand le champ des possibles?

Publicités

voici sept (7) habitudes des gens qui réussissent

Il y a les mauvaises habitudes, qu’il faut chasser… et les bonnes, celles qui aident à s’ouvrir, selon le pape du management Stephen R.Covey, qui a conseillé le président Clinton. Les voici.

Certains principes de vie nourrissent le succès, selon Stephen R.Covey, ex conseiller du président Clinton, auteur de « Les sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent » (1). Nicolas Dugay, préparateur mental et directeur associé du cabinet CAA en propose une déclinaison (parmi d’autres) en sept conseils pratiques. Attention, c’est de leur application conjointe et répétée que viendront les résultats bénéfiques.

Habitude n°1: proposer une idée neuve par jour

Soyez proactif plutôt que d’être seulement réactif à l’environnement. Il s’agit de dépasser vos préoccupations autocentrées et de vous focaliser sur votre entourage, vos « cercles d’influence », ce sur quoi vous avez prise.

Allez systématiquement au-delà des missions stricto sensu de votre poste en proposant une idée neuve par jour ou par semaine, à vos clients, à votre équipe, à vos pairs… C’est ainsi que fonctionne Xavier Niel, qui a souvent un coup d’avance sur le marché. Ciblez des choses faciles: participer à un blog, diffuser une note de lecture, s’inscrire à une newsletter, suggérer des améliorations à sa hiérarchie… Ces actions réveillent les neurones et créent du lien.

Habitude n°2: penser à rebours

Pour réussir, mieux vaut avoir un « plan de vie » à cinq ans, trois ans, six mois sur les plans personnels et professionnels: obtenir tel poste, déménager, etc. Il faut donc penser à rebours très régulièrement vos activités et sous-objectifs en fonction de ce(s) but(s) ultime(s). Une « habitude stratégique » capitale qui évite de se noyer dans le court terme. Elaborez sur un cahier ou un fichier un échéancier avec deux colonnes « pro » et « perso » croisant des dates et réservant de l’espace pour pouvoir inscrire ses réflexions et les réorientations à mener. Car sur cinq ans, il y aura inévitablement des adaptations.

Habitude n°3: donner la priorité à la sphère privée

La famille, le sport, la détente et ensuite… le travail. C’est cet ordre des choses qui doit guider votre stylo lorsque vous noircissez chaque semaine ou chaque mois votre agenda. Parce que si vous zappez le cercle intime, il reviendra à vous tel un boomerang à un moment critique. Et vous vous direz que vous avez loupé quelque chose d’important, le match où joue votre fils, la soirée avec le conjoint, etc. La lecture de loisirs, par ailleurs, n’est pas accessoire, elle est inspirante. Les dossiers eux, sont là et ne se feront jamais oublier. L’important vient avant l’urgent! Ce qui n’exclut pas d’être flexible dans son organisation.

Habitude n°4: apprendre une chose dans la journée

Aiguiser ses facultés c’est progresser par soi-même et non pas via l’extérieur. Le postulat est celui du renouvellement permanent grâce à sa curiosité. Lancez-vous des micro-défis: chaque semaine, posez quatre questions à votre chef, lisez deux articles, changez votre façon d’aborder un prospect et tirez des leçons de ce qui se passe. Vous en deviendrez d’autant plus intelligent. En outre, il n’y a rien de tel que d’expérimenter pour sortir de l’ennui!

Habitude n°5: laisser parler l’autre jusqu’au bout

Cherchez toujours à comprendre votre interlocuteur en adoptant deux postures. 1/S’interdire de couper ses phrases en répondant du tac au tac, ce qui conduit à imposer son point de vue. 2/Poser trois questions quelle que soit sa demande. « Pourquoi veux-tu que je réalise cela? » ; « Quels sont les enjeux? »; « Quel est le délai idéal pour toi? ». Cette automaticité permet d’entendre et de saisir en profondeur le point de vue d’autrui avant de donner le sien.

Habitude n°6: rechercher sans relâche des accords

Optez pour une « mentalité d’abondance » en partant du principe qu’il y a des choses à partager. Plutôt que de monter sur vos ergots à chaque difficulté, prenez la peine de discuter avec vos partenaires en pensant que ceux-ci ne vous arrachent pas votre bien (ou pouvoir). Recherchez un compromis acceptable pour une victoire commune. Coupez la poire en deux, voire acceptez un 60-40 en votre défaveur dans une logique de « gagnant/gagnant ». Mais si l’accord n’est pas bon, refusez-le.

Habitude n°7: instaurer des rituels d’échanges intra ou interservices

Il s’agit de générer de la synergie qui favorise l’élan et la créativité. Alimentez souvent l’intranet et le réseau social maison, lancez des « speed dating » réguliers dans le service ou entre entités, formels et/ou informels (goûters, promenades au vert…). L’information qui circule décloisonne l’entreprise, dynamise les équipes et vous donne la pêche.

10 Africain(e)s qui ont fait 2018

l’annee 2018 a été de grands changements sur le continent africain, aussi bien sur les plans politiques, économiques que culturels. Ces 12 mois riches en évènements ont été rythmés par des personnalités aux fortunes diverses, dont la réussite ou l’échec ont marqué le continent africain.

Voici 10 personnalités qui ont, selon notre rédaction, marqué l’année écoulée.

1- Denis Mukwege : l’homme qui répare les femmes

1 denis mukwege

Le médecin congolais a remporté, conjointement avec la yézidie Nadia Murad, le prix Nobel de la paix. L’homme est récompensé pour 20 années consacrées à soigner et à accompagner les femmes victimes des atrocités de la guerre en RDC. Plus de 40 000 femmes victimes de viols ont été soignées par Denis Mukwege dont l’hôpital aide également à la réinsertion sociale des victimes. Véritable miraculé, l’intéressé, qui a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat, a récemment présenté son prix, chez lui en RDC, où il n’a pas que des amis. Le médecin s’est, en effet, également distingué par son opposition à la personnalité de l’année se trouvant à l’autre extrême de ce classement.

2- Mohammed Salah : le musulman chéri des Anglais

2 Salah 0402

Une crinière, un sourire et beaucoup de buts. 2018 aura été, encore plus que 2017, l’année de Mohammed Salah. Celui qui vient de se succéder à lui-même, en tant que ballon d’or africain, a dominé, individuellement, le championnat anglais en battant le record du nombre de buts marqués sur une saison à 38 journées du championnat anglais. Finaliste de la ligue des champions, l’attaquant égyptien aurait pu finir 2018 sur une mauvaise chute à cause d’une blessure survenue lors de ce match et de sa mauvaise prestation durant la Coupe du monde. Mais le pharaon, pour qui les supporters de Liverpool ont composé une chanson, semble bien au-dessus de tous ces obstacles. Après la Russie, il aura à peine le temps de douter avant de reprendre son rythme infernal et de martyriser les défenses anglaises. 6e au classement du ballon d’or européen, le footballeur égyptien a été unanimement reconnu comme l’un des meilleurs footballeurs de 2018. Son impressionnante cote de popularité reste intacte quand on s’éloigne des terrains. On parle quand même de quelqu’un qui a reçu un million de votes aux élections présidentielles égyptiennes, sans y participer.

3- Yacouba Sawadogo : l’homme qui a arrêté le désert

3 Yacouba Sawadogo

Pendant de nombreuses années, ce Burkinabé a été considéré par ses contemporains comme un fou. Il avait la prétention de faire pousser des plantes dans le désert. Pourtant, malgré le scepticisme ambiant, Yacouba Sawadogo a reçu, le 24 septembre dernier, le Right Livelihood Award 2018, plus connu sous le nom de prix Nobel alternatif. Il a été récompensé pour avoir réussi à reverdir, au bout de 30 ans, 40 hectares dans une zone complètement aride. Un fou à la main verte.

4- Louise Mushikiwabo : la bilingue

4 Louise Mushikiwabo

La rwandaise a succédé, le 12 octobre dernier, à la canadienne Michaëlle Jean pour le poste de secrétaire général de l’organisation internationale de la francophonie. Suggérée par le président français Emmanuel Macron, cette candidature a surpris plus d’un. Il faut savoir que le français n’est plus enseigné dans les écoles rwandaises depuis 2010. Pas de soucis, Louise Mushikiwabo est parfaitement bilingue.

5- Felwin Sarr : la nouvelle intelligentsia africaine

5 Felwin Sarr

L’intellectuel sénégalais a coécrit avec Bénédicte Savoy le rapport commandé et remis au président français, le 23 novembre dernier, sur la restitution des œuvres africaines spoliées. Le sujet passionne et fait couler beaucoup d’encre et ce n’est pas un hasard si Felwin Sarr a été choisi pour coécrire le rapport. Le Sénégalais se distingue par un afro-optimisme particulier qui refuse de baser le développement du continent africain sur des critères et des standards européens.

6- Abiy Ahmed : le réformateur

6 Abiy Ahmed

Depuis quelques mois, personne ne reconnait l’Éthiopie. Les médias sont plus libres que jamais et la paix a été rétablie avec l’ancien ennemi érythréen. Depuis la nomination d’Abiy Ahmed au poste de premier ministre, le pays va de transformations en transformations. Lancé à toute vitesse sur le vertueux, mais épineux, chemin des réformes, le premier ministre éthiopien a réussi à se placer dans ce classement en poursuivant ses changements envers et contre tout, même les attentats qui ont failli lui coûter la vie.

7- Kemi Adeosun : la démissionnaire

7 Kemi Adeosun

2018 a vu l’une des personnalités nigérianes les plus appréciées du pays quitter le gouvernement. En effet, la très respectée ministre des finances Kemi Adeosun, a démissionné le 14 septembre. Elle faisait l’objet d’une enquête pour détention d’un faux certificat d’exemption du service militaire obligatoire pour les jeunes. Alors que l’enquête venait de débuter, la ministre a préféré démissionner pour que l’affaire n’impacte pas sur l’image du président. Loyale et incorruptible, même dans la suspicion.

8- Tidjane Thiam : le loup de Paradeplatz

8 Tidjane Thiam

En 2018, le franco-ivoirien a été nommé «banquier de l’année», lors de la cérémonie des Euromoney Awards for Excellence 2018. Le directeur général du Crédit Suisse est récompensé pour la restructuration de la deuxième plus grande banque suisse qui, mal en point à son arrivée, est redevenue rentable sous sa direction. Les candidats aux élections ivoiriennes peuvent se détendre, le banquier n’a aucune ambition politique.

9- Fatou Bensouda : la décriée

9 Fatou Bensouda

A la tête d’une institution décriée par la plupart des Africains, la Gambienne Fatou Bensouda, procureure de l’institution, n’a pas passé son année la plus paisible en 2018. En plus des tâtonnements de la CPI concernant l’affaire Laurent Gbagbo, l’institution a perdu contre le président kényan Uhuru Kenyatta et relâché Jean-Pierre Bemba. En plus, elle ne semble pas en mesure d’inquiéter la prochaine personnalité de cette liste.

10- Joseph Kabila : un dernier privilège

10 Joseph Kabila

Contre toute attente, celui qui semblait ne pas vouloir quitter le pouvoir en RDC, alors que son mandat s’achevait en 2016, s’est finalement résolu à ne pas se présenter aux élections. Puis, son candidat n’étant pas parvenu à soulever l’enthousiame des électeurs, il s’est cette fois-ci résolu à céder la place à un opposant. Il semblerait, si l’on en croit les vives protestations internationales, qu’il se soit toutefois accordé un dernier privilège en choisissant son opposant

Le Dalaï-lama crée un « Atlas des émotions »

Le Dalaï-lama vient de lancer l’Atlas des émotions, une carte interactive accessible à tous sur Internet. Le but, mieux comprendre ses sentiments, apprendre à les maîtriser pour être plus heureux.

Il a fait de la recherche d’un état d’esprit plus serein le but d’une vie. A 80 ans, le Dalaï-lama s’est lancé un nouveau défi, celui de créer une cartographie interactive et précise des émotions. Présenté le 6 mai dernier, cet atlas a pour objectif de guider les internautes dans les méandres de leurs sentiments afin d’apprendre à ne plus se laisser dominer par eux.

« Quand nous avons voulu découvrir le Nouveau Monde, nous avons eu besoin d’une carte. Faisons aujourd’hui une carte des émotion pour parvenir à un état de conscience apaisé », a expliqué le Dalaï-lama au New York Times.

« Par nature, nous disposons à la fois de la faculté à nous laisser aller à nos sentiments auto-destructeurs ou au contraire à nos émotions constructives. Dans le passé, la compassion était considérée comme un signe de faiblesse et la colère comme une preuve de pouvoir, de force. Pourtant, la nature humaine est profondément faite de compassion. C’est sur cela qu’il faut miser », s’est enthousiasmé le guide spirituel bouddhiste.

  • Un atlas pédagogique

Pour mener à bien ce projet d’envergure, le Dalaï-lama s’est adjoint les services d’un spécialiste, le docteur Paul Ekman. Ce psychologue a déjà participé à l’élaboration de Vice-Versa. Dans ce film d’animation produit par les studios Pixar, de petits personnages représentant la colère, la peur, le dégoût, la tristesse et la joie tentent de faire tour à tour leur place dans l’esprit d’une petite fille.

Une catégorisation en cinq émotions principales que l’on retrouve dans cet atlas. Pour parvenir à ce consensus autour de la classification des émotions, Paul Ekman a sollicité 149 experts, dont des psychologues et des neuroscientifiques et des psychologues dont sa propre fille, Eve. Sur Twitter, il n’a pas hésité à poster une photo les réunissant tous les trois.

  • Apprendre à être plus heureux

Intuitive et didactique, cette carte permet de naviguer entre les différents degrés d’une émotion, toujours symbolisée par un diagramme. Dans le registre de la joie, on passe par exemple graduellement de l’amusement à l’extase. L’Atlas indique également l’impact des sollicitations et événements extérieurs sur notre état psychique. Une dispute va déclencher la colère et à mesure que notre énervement grandit, nous haussons la voix, adoptons un comportement passif-agressif et usons même parfois de la violence physique.

L’Atlas permet donc d’évaluer son état et de mesurer les effets de ses sentiments négatifs. A terme, il s’agit surtout d’apprendre à travailler sur ses émotions pour mieux les dominer. « Du jardin d’enfant à la vie adulte, les gens devraient plus prêter attention à leur intériorité, afin de devenir des personnes pleinement heureuses et de créer une famille, une communauté et une humanité plus épanouie », a ajouté le Dalaï-lama avant d’affirmer qu’il ne comptait pas surfer lui-même sur le site de l’Atlas des émotions: « La technologie, cela sera pour ma réincarnation », a-t-il conclut, rieur.

Voici 3 des plus jeunes femmes ministres en Afrique (photos)

Dans un continent où l’âge semble être le facteur déterminant du leadership politique, il y a quelques exceptions que les jeunes et les défenseurs du féminisme en Afrique et dans la diaspora pourraient considérer comme un exemple pour les autres dirigeants africains, de manière à créer une représentation équilibrée et digne dans le gouvernement.

Voici 3 des plus jeunes femmes ministres en Afrique :

1. Bogolo Joy Kenewendo, 31 ans

Bogolo Kenewendo a été nommé Ministre de l’investissement, du commerce et de l’industrie du Botswana le 4 avril 2018.

Née à Motopi, dans la région de Boteti, au Botswana, elle a obtenu un baccalauréat ès arts en économie de l’Université du Botswana et une maîtrise ès sciences en économie internationale de l’Université du Sussex, au Royaume-Uni.

Article a lire: Classement 2018 des démocraties africaines selon l’EIU

En 2016, elle avait rejoint le Parlement en tant que députée, élue par l’ancien président Ian Khama.

2. Kirsty Leigh Coventry, 36 ans

Kirsty Leigh Coventry, née le 16 septembre 1983, est la Ministre de la Jeunesse, des sports, des Arts et des Loisirs du Zimbabwe.

Elle est détentrice d’un record du monde en natation et l’athlète olympique la plus décorée d’Afrique. Elle est membre du Comité international olympique (CIO) et présidente de la commission des athlètes du CIO.

Article a lire: Classement des puissances militaires africaines en 2018

Aux Jeux olympiques d’été 2004, à Athènes, en Grèce, Coventry a remporté trois médailles olympiques : 1 en or, 1 en argent et 1 en bronze, tandis qu’aux Jeux olympiques d’été de 2008 à Beijing, elle a remporté quatre médailles : 1 en or et 3 en argent.

3. Kamissa Camara, 36 ans

Née en 1983 en France, Kamisssa Camara est la Ministre malienne des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Kamissa Camara est titulaire d’un baccalauréat en langues étrangères appliquées de l’Université Denis Diderot (France) et d’une maîtrise en économie internationale et développement de l’Université Pierre Mendès (France).

Elle est spécialisée dans les politiques africaines, en particulier en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Elle a gagné en popularité grâce à sa compréhension et à son analyse de diverses questions touchant la région du Sahel, telles que la gouvernance, les conflits, la démocratie, la sécurité, etc. et la façon dont elles peuvent être résolues.

Avant sa nomination au poste de ministre, elle a été conseillère diplomatique du président Ibrahim Boubacar Kéïta.

Elle est la fondatrice et co-présidente du Forum de la Stratégie du Sahel, un sommet qui crée une plateforme à l’échelle des parties prenantes pour interagir et promouvoir la paix, la sécurité et le développement dans le Sahel