Bolloré préparerait une IPO de son projet ferroviaire africain

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Selon ces sources, le groupe Bolloré envisage d’effectuer cette introduction en Bourse à Paris dans le courant du premier semestre 2016 afin de lever des capitaux pour financer ce projet, qui nécessite 2 milliards à 2,5 milliards d’euros d’investissements.
Blueline est un projet de réseau ferroviaire qui traverse cinq pays africains: la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo.
Ce projet a été lancé en 2013 et doit être achevé d’ici huit ans.
Au moins quatre banques, Goldman Sachs, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole ont été recrutées pour travailler sur la possibilité d’une introduction en Bourse, ont déclaré les sources.
Aucune des banques citées n’a souhaité commenter ces informations.
Selon l’une des sources, l’IPO permettrait de lever entre 300 et 500 millions d’euros. Les autres sources estiment en revanche qu’il est encore trop tôt à ce stade pour se prononcer sur le montant des capitaux qui seront levés ou sur les actifs qui seront apportés à la structure susceptible d’être cotée.
« Nous avons toujours dit que nous étudierions toutes les possibilités pour trouver le bon financement. Jusqu’à maintenant, nous avons toujours avancé sur nos fonds propres », a déclaré Eric Melet, le président de Bolloré Africa Railways, une filiale du groupe Bolloré.
« Dans tous les cas, nous voulons garder le contrôle et nous apporterons une part significative du financement, comme le groupe l’a toujours fait », a-t-il ajouté.
Une structure de financement de projet ou la poursuite du financement en fonds propres font aussi partie des options possibles, a encore dit Eric Melet.
Pour créer la boucle ferroviaire en Afrique de l’Ouest, le groupe Bolloré prévoit de rénover des lignes existantes et d’en construire des nouvelles, comme en particulier entre le Niger et le Burkina Faso et entre le Niger et le Bénin.
Cette ligne ferroviaire devrait aussi profiter de synergies avec les terminaux à conteneurs du groupe Bolloré dans les ports en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo.
En 2013, le groupe Bolloré a introduit en Bourse sa filiale spécialisée dans les batteries, Blue Solutions.

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Sommet Inde-Afrique : l’opération séduction de New Delhi

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Le sommet Inde-Afrique, qui se tient à New Delhi du 26 au 29 octobre, sera certes le troisième du genre, mais il sera aussi celui des grandes premières. L’ambitieux Premier ministre Narendra Modi, élu en mai 2014, s’adressera à toute l’Afrique pour la première fois. À cette occasion, la diplomatie indienne a mis le paquet. Contrairement aux deux précédents sommets (à New Delhi en 2008 et à Addis-Abeba en 2011), tous les chefs d’État et de gouvernement du continent ont été conviés. L’Inde a, de plus, court-circuité l’Union africaine, son interlocuteur privilégié jusque-là, en allant remettre ses invitations directement. Elle les a même parfois fait porter par des délégations de haut niveau, dont certaines étaient menées par le ministre d’État aux Affaires extérieures, le général Vijay Kumar Singh.

Mais plus de quarante chefs d’État et de gouvernement ont d’ores et déjà confirmé leur présence, dont le Sénégalais Macky Sall et le Gabonais Ali Bongo Ondimba
La proximité de ce sommet avec des scrutins cruciaux dans leurs pays respectifs (Côte d’Ivoire, Congo, Tanzanie ou Guinée) pourrait empêcher certains présidents francophones de s’y rendre. Mais plus de quarante chefs d’État et de gouvernement ont d’ores et déjà confirmé leur présence, dont le Sénégalais Macky Sall et le Gabonais Ali Bongo Ondimba. En 2008, l’événement n’en avait rassemblé que quatorze.

Un marché convoité

Si les relations entre les deux blocs sont anciennes, elles ont longtemps été principalement diplomatiques. Pendant la guerre froide, elles étaient fondées sur le mouvement des pays non alignés. À partir de 2000, elles ont davantage été tirées par le secteur privé indien, qui connaît depuis une forte croissance, gourmande en matières premières et en hydrocarbures. L’émergence de l’Afrique en a par ailleurs fait un marché convoité des entreprises indiennes, notamment dans le secteur des services et dans les industries pharmaceutiques et automobiles.

Face à son rival chinois, l’Inde, qui a pour ambition d’obtenir une place au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, souhaite renforcer ses liens avec l’Afrique pour peser davantage lors des réunions internationales
Si la sécurisation des approvisionnements reste la préoccupation majeure de New Delhi, les considérations politiques entrent de plus en plus en jeu. Face à son rival chinois, l’Inde, qui a pour ambition d’obtenir une place au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, souhaite renforcer ses liens avec l’Afrique pour peser davantage lors des réunions internationales.

Mais ce qui la rapproche aujourd’hui de ses cinq principaux partenaires commerciaux du continent (l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola, l’Égypte et la Tanzanie) sont surtout des liens historiques ou des ressources énergétiques. Il lui faudra donc dépasser ses alliances traditionnelles

Barrages d’Inga : la RDC et l’Afrique du Sud veulent accélérer le projet d’extension

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La République démocratique du Congo et l’Afrique du Sud ont réaffirmé vendredi à Kinshasa leur volonté d’accélérer le projet d’extension des barrages hydroélectriques d’Inga sur le fleuve Congo, qui pourrait fournir du courant à l’Afrique entière.
Le président congolais Joseph Kabila et son homologue sud-africain Jacob Zuma se sont entretenus vendredi matin dans la capitale congolaise et ont « salué le progrès enregistré dans la mise en œuvre du traité sur le projet Grand Inga », conclu en 2013, selon le communiqué final de leur rencontre.
MM. Kabila et Zuma « ont exhorté » les services concernés dans leurs deux pays « à accélérer le processus en vue de résoudre toutes les questions en suspens […] afin de baliser la voie pour l’exécution de ce projet panafricain », a ajouté le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, en donnant lecture de ce communiqué.
Projet à très long terme, « Grand Inga » prévoit plusieurs phases d’extension des capacités de production électrique sur le site exceptionnel des chutes d’Inga, à environ 250 km au sud de Kinshasa, où existent actuellement deux barrages construits dans les décennies 1970 et 1980, et fonctionnant aujourd’hui bien en-deçà de leurs capacité.
S’il venait à être réalisé, le site d’Inga aurait une capacité de production de 40.000 MW, soit l’équivalent de plus de 24 réacteurs nucléaires de troisième génération, qui seraient exportés jusqu’en Afrique du Sud, mais aussi vers l’Afrique de l’Ouest voire plus au nord.
Kinshasa travaille actuellement à la première étape vers la réalisation de ce rêve : Inga III basse chute, qui doit permettre à la RDC – pays où seul 15% de la population a accès à l’électricité – de produire 4.800 MW supplémentaires.
En gestation depuis plus de dix ans, Inga III – d’un coût total estimé à 12 milliards de dollars – a été ressuscité en 2013 par la promesse faite par l’Afrique du Sud d’acheter plus de la moitié de la production d’électricité du futur barrage (2.500 MW) assurant ainsi une viabilité financière au projet.
Soutenu par la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD), Inga III a néanmoins pris du retard.
Appels d’offre
Le gouvernement congolais a lancé fin juin les nouveaux appels d’offre pour la réalisation d’Inga III auprès des trois consortiums étrangers qui avaient été présélectionnés en 2010 : un groupement d’entreprises chinois, mené par China Three Gorges Corporation, qui a réalisé le barrage des Trois-Gorges en Chine, un autre dont le tête de file est le groupe de BTP espagnol ACS et le troisième conduit par le groupe canadien SNC-Lavalin.
Kinshasa, qui cherche un concessionnaire capable de financer les travaux d’Inga III et de construire et exploiter le projet incite ces trois équipes à s’ouvrir à de nouveaux partenaires pour répondre au nouveau cahier des charges.
L’objectif du gouvernement est de recruter le concessionnaire avant la fin 2016 pour un début des travaux – d’une durée estimée de cinq ans – en 2017.
Aux termes de la Constitution congolaise, la fin de l’année 2016 devrait voir un changement à la tête du pays. Au pouvoir depuis 2001, M. Kabila n’a pas le droit de se présenter à la présidentielle censée avoir lieu en novembre cette année-là, mais l’opposition le soupçonne de chercher à tout faire pour retarder le scrutin.
Selon une source proche du dossier, certains consortiums « ont engagé des discussions » avec d’autres groupes de France, d’Allemagne ou des États-Unis, dont l’intérêt pour le projet Inga a été ravivé par la récente visite de M. Kabila en Chine.

Ces phosphates africains que tout le monde convoite

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Effets d’annonce ou début d’une nouvelle ère pour le phosphate ? Alors que le marché africain des fertilisants est considéré comme vierge à cause du faible niveau de consommation d’engrais (4,7 kg par habitant, contre 200 kg en Inde ou en Chine) et que le continent doit encore assurer sa propre sécurité alimentaire, les filières africaines semblent attirer de plus en plus de grands groupes internationaux désireux de se positionner pour l’avenir. La chute du cours de ce minerai (la roche de qualité moyenne coûte environ 100 dollars la tonne, contre 400 dollars entre 2008 et 2009) ne semble guère les décourager. Bien au contraire.
Elenilto et Wengfu au Togo, GB Minerals en Guinée-Bissau
Début septembre, les autorités togolaises ont ainsi annoncé l’attribution du mégaprojet d’exploitation et de transformation de phosphate carbonaté de Kpémé à un consortium mené par le groupe israélien Elenilto , dirigé par Jacob Engen. Doté d’un gisement qui est « probablement » le plus grand d’Afrique subsaharienne (ses réserves sont estimées à 2 milliards de tonnes), ce projet de 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) prévoit notamment la construction d’une usine d’acide phosphorique et de fertilisants d’ici à trois ans.
Au total, plus de 28 milliards de dollars de revenus sont attendus sur les trente ans que devrait durer la concession, grâce à l’exportation annuelle de 3 millions de tonnes de concentré de phosphate, 500 000 tonnes d’acide phosphorique et 1,3 million de tonnes de produits fertilisants. Alors que la filière togolaise, autrefois pilier de l’économie du pays (elle représentait près de 40 % des recettes de l’État), est tombée en déliquescence (sa production annuelle est passée de 3 millions de tonnes dans les années 1990 à moins de 1 million actuellement), cette annonce suscite beaucoup d’espoir. D’autant que le projet prévoit la création de milliers d’emplois.
Pour Elenilto, la signature de ce contrat vient renforcer une présence africaine déjà effective dans les mines et le pétrole. Mais, pour son partenaire chinois Wengfu, il s’agit d’une première. Ce groupe public, l’un des leaders mondiaux du phosphate et des fertilisants, devrait débourser environ 40 % des investissements attendus sur le projet de Kpémé. Engagé dans une stratégie d’internationalisation depuis quelques années, Wengfu cherche par ailleurs d’autres opportunités sur le continent. Il serait ainsi en discussion dans des pays comme le Maroc, la Tunisie ou le Sénégal.
Quelques jours après l’annonce de l’arrivée d’Elenilto et de Wengfu au Togo, c’est GB Minerals, coté à la Bourse de Toronto, qui a fait souffler un vent d’optimisme sur la Guinée-Bissau, un pays que l’on connaît mieux pour ses crises politico-militaires que pour ses performances économiques. Après une étude de faisabilité, la junior canadienne a confirmé que le projet de phosphate de Farim était bien « de classe mondiale ». D’après Luis Da Silva, son PDG, ce gisement permettrait de produire 1,75 million de tonnes de phosphate par an durant vingt-cinq ans, avec un coût de démarrage faible, estimé à 193,8 millions de dollars. GB Minerals deviendra ainsi un contributeur important au PIB de la Guinée-Bissau, via le versement de redevances et de taxes.
OCP, le leader incontesté du secteur
Devant tant d’optimisme, Imad Bouziane , vice-président Afrique et Moyen-Orient du négociant américain d’engrais Nitron Group, reste dubitatif. « Le cours de la roche phosphatée est à l’un de ses plus bas niveaux depuis 2007, et personne n’est sûr de le voir repartir à la hausse de manière significative. Dans ces conditions, les investissements comportent beaucoup plus de risques, et les financiers hésitent à suivre. Avec la situation actuelle du marché, le coût de production du projet de Farim en Guinée-Bissau reste de mon point de vue élevé. Il est peu probable que nous voyions le projet se développer à court terme. Tout comme au Togo, où la couche de phosphate carbonaté, cible des discussions en cours, est profonde et chère à extraire », explique-t-il.
Par ailleurs, d’après cet ancien directeur Afrique du marocain OCP et de l’américain Transammonia, « si la transformation locale du phosphate en engrais fait sens en théorie, il faudrait aujourd’hui investir dans des unités à forte capacité de manière à bénéficier d’économies d’échelle et à concurrencer les leaders du marché. Or le marché des engrais en général [nitrogène, phosphates et potasse] est aujourd’hui en surcapacité, et les plus grands producteurs mondiaux, qu’ils soient russes, américains ou chinois, viennent eux-mêmes chercher des débouchés sur le continent

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». Ces concurrents ont un atout majeur : chez eux, ils produisent leur engrais à des coûts très compétitifs et ont pour la plupart amorti leurs investissements industriels.
Il n’empêche qu’au cours de ces deux dernières années nombreux sont les leaders du secteur qui ont investi au sud du Sahara. À commencer par
le numéro un, OCP, qui détient plus de la moitié des réserves mondiales. C’est en 2014 que le groupe marocain, jusqu’alors tourné vers les marchés américains et asiatiques, a clairement affiché ses ambitions au sud du Sahara. Son PDG, Mostafa Terrab , avait ainsi annoncé la construction, en partenariat avec la Société équatoriale des mines du Gabon, de deux usines qui produiront de l’ammoniaque à partir du gaz naturel et des engrais phosphatés. Deux autres unités sont annoncées au Maroc, le tout pour un investissement de 2 milliards de dollars et une production de 2 millions de tonnes à partir de 2018. OCP veut par ailleurs bâtir une usine marocaine à Jorf Lasfar (600 millions de dollars), dont la production (1 million de tonnes) sera entièrement destinée aux marchés subsahariens.
Indorama devient un concurrent de taille
Reste qu’en Afrique OCP devra compter, outre le chinois Wengfu et le canadien GB Minerals, avec l’indonésien Indorama qui, sans tambour ni trompette, a repris 78 % du capital des Industries chimiques du Sénégal (ICS) en août 2014. Depuis, le plus grand complexe industriel sénégalais, qui emploie plus de 1 000 personnes, renaît. Le mastodonte indonésien, qui a pris le relais de l’indien Iffco (6,78 % du capital), a apporté ce qui manquait jusqu’alors le plus aux ICS : de l’argent frais.
Une semaine après la signature des accords de restructuration, il a ainsi injecté 100 millions de dollars pour éponger une partie de la dette contractée auprès d’entreprises sous-traitantes et relancer la production via la réhabilitation des installations des trois principaux sites du groupe : Taïba (un gisement à 100 km de Dakar), Darou (production d’acide phosphorique près de Taïba) et Mbao (production d’engrais, dans la banlieue de Dakar). Au total, selon le directeur général des ICS, Alassane Diallo, « Indorama s’est engagé à injecter 225 millions de dollars pour assurer la réhabilitation complète de l’ensemble des unités de production ».
Un an après le démarrage de l’opération de relance de ce qui était, il y a une quinzaine d’années, le fleuron de l’industrie lourde sénégalaise, les efforts commencent à payer. Sur la mine de Taïba (dont les réserves sont estimées entre 60 millions et 70 millions de tonnes), la production de phosphate marchand est de 3 500 tonnes par jour. Et la capacité de production d’acide phosphorique des deux usines de Darou a été multipliée par deux (2 030 tonnes par jour) – l’Inde en est le principal acheteur.
Enfin, côté engrais, les ICS affichent aujourd’hui une capacité de production de 300 000 tonnes par an, c’est-à-dire plus que la consommation du Sénégal. Une deuxième usine d’engrais devrait être construite sur le site de Mbao pour porter la capacité à 1 million de tonnes et exporter davantage sur le marché de la Cedeao, mais aussi dans toute l’Afrique.
« Le succès de tous ces groupes dépendra de leur capacité à produire à des coûts compétitifs et à mettre en place une logistique efficace pour la distribution de leurs fertilisants auprès des producteurs agricoles », explique un spécialiste du secteur. Elenilto et Wengfu assurent pouvoir produire à faible coût grâce à la connexion au gazoduc d’Afrique de l’Ouest et à la proximité du Port autonome de Lomé. De même, GB Minerals indique que ses coûts de production seront d’une moyenne de 52 dollars la tonne pendant la durée de vie du gisement, dont la situation près de l’océan Atlantique permet de fournir les marchés internationaux et l’Afrique.
Quant à OCP, engagé dans une ambitieuse politique d’investissement de 1 milliard de dollars par an jusqu’en 2020, il mise notamment sur ses pipelines sous-terrains pour réduire ses coûts de transport. Surtout, le groupe marocain compte s’appuyer sur les corridors régionaux (Dakar-Bamako, Abidjan-Ouagadougou, Cotonou-Niamey…) pour relever le défi de la distribution des fertilisants qu’il produira spécialement pour le continent.
Qui est Jacob Engel ?
En Afrique, l’Israélien Jacob Engel n’est pas un inconnu. Avant le Togo, où il a récemment décroché un projet d’exploitation de phosphate carbonaté, ce discret septuagénaire s’était déjà illustré dans les mines et le pétrole au Sénégal, au Ghana, au Liberia, en Tanzanie et en RD Congo. En 2011, son groupe Elenilto avait fait l’objet d’une enquête de la commission anticorruption du Liberia sur les conditions d’obtention de son gisement de fer de Western Cluster, qu’il a par la suite cédé à l’indien Vedanta pour plus de 90 millions d’euros. Peu d’informations filtrent sur le parcours de Jacob Engel.
Arrivé en Israël en 1951 (en provenance de Croatie), il a suivi des études à l’Institut israélien de technologie de Haïfa puis, en 1991, a fondé la compagnie d’immobilier Langa Holding, cotée à la Bourse de Tel-Aviv. Une société que « l’homme d’affaires le plus riche d’Israël » – c’est le site d’Elenilto qui le dit – a vendue en 2007, pour plus de 100 millions d’euros, au groupe Azorim, l’un des leaders du BTP en Israël. Engel a ensuite développé son holding, Engelinvest, dans les grands projets immobiliers en Inde, au Vietnam et en Russie. En Afrique, il se focalise sur les ressources naturelles, le négoce et les structurations financières.

L’Algérie veut rééquilibrer ses relations économiques avec l’UE

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L’économie algérienne, qui tire du pétrole plus de 95 % de ses recettes extérieures et dont la fiscalité de l’or noir représente 60 % de son budget, a énormément pâti de la baisse des prix des hydrocarbures.
Le Conseil des ministres présidé mardi par le président Abdelaziz Bouteflika a précisé que la chute de près de la moitié des recettes extérieures du pays , du fait de la crise du marché pétrolier, « rend davantage nécessaire » l’évaluation du volet économique et commercial de l’Accord d’association avec l’UE, note un communiqué diffusé par l’agence APS .
« Le doublement de nos importations à partir de l’espace européen n’a pas été accompagné de la hausse attendue dans les investissements européens en Algérie », ajoute-t-on.
Accord défavorable
L’Accord d’association entre l’UE et l’Algérie, mis en oeuvre en septembre 2005, encadre la coopération économique, sociale, culturelle, et judiciaire entre les deux zones.
Il prévoyait notamment un démantèlement des barrières douanières entre les deux espaces.
Mais il s’est révélé largement défavorable à l’Algérie dont l’économie est peu compétitive et qui n’est pas parvenue à exporter des produits hors hydrocarbures, perdant de ce fait d’importantes recettes. D’où sa demande répétée de renégocier le texte.
Mesures d’encouragement
Pour stimuler les Investissements directs étrangers (IDE), le Conseil des ministres a par ailleurs pris deux mesures favorables aux sociétés étrangères : elle ne seront plus obligées de présenter des bilans excédentaires en devises et, pour celles installées avant 2009 et souhaitant changer de registre de commerce, elle ne seront plus obligées de s’associer à un partenaire local.
Depuis 2009, les entreprises étrangères s’installant en Algérie doivent s’associer à un partenaire local détenant au moins 51 % du capital de la société mixte créée. Une mesure jugée rédhibitoire par les investisseurs.
Largement déficitaire
Lors de sa venue à Alger en septembre, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères Federica Mogherini, a pris note des réclamations algériennes.
Une récente étude réalisée par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) montre que la balance commerciale Algérie-UE est largement déficitaire: les exportations algériennes hors hydrocarbures en direction de l’Europe ont atteint 12,3 milliards de dollars en près de dix ans contre 195 milliards d’importations, rapporte APS .

De nouvelles pratiques agricoles pour faire face à la sécheresse

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Après la Californie, la France est sujette à des épisodes de sécheresse depuis le mois de juillet. Un enjeu lié au changement climatique qui incite les agriculteurs à changer leurs usages et leurs pratiques professionnelles, pour faire face aux difficultés d’approvisionnement en eau suscitées par les épisodes de sécheresse, mais aussi œuvrer au quotidien à une gestion raisonnée des ressources en eau. Entre baisse de la consommation et recours aux nouvelles technologies, panorama de quelques solutions mises en œuvre.
En Californie, la question de l’eau devient un problème structurel alors que l’Etat fait actuellement face à son quatrième été de sécheresse. Conscients de l’importance de la préservation de cette ressource, les agriculteurs californiens se mobilisent à travers une initiative volontaire de réduction .