Afrique de l’Ouest : Endeavour Mining se rapproche de Naguib Sawiris

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Endeavour Mining, producteur d’or basé au Canada et La Mancha, la société d’investissement aurifère détenue par Naguib Sawiris depuis 2012 viennent de s’unir à travers une alliance capitalistique, a annoncé le groupe canadien dans un communiqué de presse, publié le 21 septembre.
La mine d’Ity change de mains
Selon les termes de cet accord, La Mancha va acquérir 30% du capital d’Endeavour Mining en échange d’une somme de 63 millions de dollars. La société de Naguib Sawiris s’est par ailleurs engagée à investir 75 millions de dollars supplémentaires pour soutenir la croissance des activités du groupe canadien.
En parallèle, Endeavour Mining récupère la participation indirecte de 55% que détient La Mancha dans la Société des Mines d’Ity qui exploite la mine d’or d’Ity en Cote d’Ivoire (480 kilomètres au nord-ouest d’Abidjan). Cette mine d’or a produit 81 000 onces d’or en 2014 et 45 000 onces au cours des trois premiers mois de l’année.
En outre, le groupe canadien récupère la permission d’explorer 3 500 kilomètres carrés en Côte d’Ivoire.
« Nous sommes heureux d’accueillir La Mancha et Naguib Sawiris en tant que partenaire stratégique à long terme. Notre vision commune consiste à bâtir un producteur aurifère de premier plan, centré sur l’Afrique », a déclaré dans le communiqué de presse Neil Woodyer, PDG d’Endeavour.
Des évolutions stratégiques
En plus de récupérer des actifs intéressants à exploiter dans cette transaction – la mine d’or d’Ity a du potentiel et dispose de coûts d’exploitation relativement faibles par rapport à la moyenne du secteur – Endeavour Mining va renforcer son bilan et diminuer sa dette. Cette dernière se réduira à 159 millions de dollars, contre 242 millions de dollars. La dette nette passera ainsi de 1,3 fois l’ebitda à 0,7 fois.
Les capacités de financement du groupe seront également revues à la hausse, ce qui lui permettra notamment de financer le projet de construction de la mine de Houndé au Burkina Faso, prévu début 2016.
Endeavour Mining va bénéficier de l’expérience de Sébastien de Montessus, le PDG actuel de La Mancha , qui démissionnera de ses fonctions actuelles pour occuper le poste de numéro deux du groupe canadien à l’issue de l’opération.
Enfin, la transaction est soumise à l’approbation de plusieurs parties: les actionnaires actuels du groupe canadien, la Bourse de Toronto, des financiers d’Endeavour. À ce titre, une assemblée spéciale des actionnaires est programmée début novembre.
Endeavour Mining produit 500 000 onces d’or par dans quatre mines d’Afrique de l’Ouest : Agbaou en Côte d’Ivoire, Youga au Burkina Faso, Nzema au Ghana, Tabakoto au Mali. L’an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 586 millions de dollars et un ebitda de 142,8 millions de dollars.

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Sénégal: le FMI prévoit une accélération de la croissance économique, à 6% en 2016

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Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé, dans un communiqué publié le 15 septembre, que la croissance de l’économie sénégalaise devrait s’accélérer pour atteindre 6% en 2016, grâce notamment à un ambitieux plan de développement lancé par le gouvernement, à l’augmentation des échanges commerciaux avec le Mali et à la baisse des prix du pétrole sur le marché international.
Ce pays d’Afrique de l’Ouest, qui reste l’une des démocraties les plus stables sur le continent, a obtenu plusieurs milliards de dollars de promesses d’investissement dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) visant à diversifier l’économie au-delà de la pêche, l’agriculture et le tourisme et à doubler la croissance au cours de la prochaine décennie.
« Les perspectives économiques du Sénégal restent favorables avec un taux de croissance de plus de 5% et de 6 % en 2016 », a déclaré Ali Mansoor, qui conduit une récente mission d’experts du FMI au Sénégal.
Le FMI a par ailleurs noté que l’inflation, qui s’est située à 0,6 % en août, devrait rester faible, alors que l’objectif de déficit budgétaire fixé par le gouvernement en 2016 est de l’ordre de 4,2 % du PIB.
L’institution a, cependant, souligne que la réalisation d’un taux de croissance de 7 ou 8% par an nécessitera le «maintien d’un cadre macroéconomique sain », ainsi que « l’accélération des réformes visant à promouvoir l’investissement pr ivé ».