Energie : Le barrage Kaléta inauguré par Alpha Condé en compagnie de Sassou et Yssoufou

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Le barrage hydroélectrique de Kaléta dont les travaux de construction ont démarré le 12 avril 2012, a été inauguré en grande pompe ce lundi 28 septembre par le président Alpha Condé en présence de plusieurs personnalités nationales et étrangères dont les présidents Dénis Sassou Nguesso du Congo et Mahamadou Yssoufou du Niger ou de l’ancien ministre français Jean-Louis Borloo, a constaté sur place Guinéenews.
Cet important ouvrage énergétique fait de trois turbines d’une capacité totale de 240 MW, a été réalisé en trois ans, c’est-à-dire 36 mois. Alors que le délai contractuel initialement prévu était de 4 ans (48 mois). Son coût de réalisation s’élève, selon le directeur général du projet, à 446 millions de dollars US hors taxes.
Financé en partie par L’Etat guinéen à hauteur de 25 pour cent, les 75 pour cent restants par l’EXIMBANK de la Chine sous forme de crédit préférentiel d’acheteur, le barrage Kaléta, un projet hydroélectrique jamais réalisé dans le pays depuis son indépendance, a été construit par le groupe ‘’China International Water et Electric Corp. (CWE).
Pour une profondeur de 22m et une largeur de 30m, Kaléta a un retenue d’eau estimée à 23 millions de mètres cubes pour un débit d’écoulement de 540 mètres cubes.
Situé sur le fleuve Konkouré dans la préfecture de Dubréka à environ 140 Km de la capitale Conakry, la construction de Kaléta a mobilisé, nuit et jour et durant les 36 mois, 2500 travailleurs Guinéens et 850 Chinois.
Sa mise sur le réseau qui double la capacité énergétique d’EDG en passant de 204 MW à plus de 440 MW, vient ainsi résorber intégralement les besoins immédiats en énergie de l’ensemble des préfectures de la région maritime y compris Conakry, la capitale et en partie pour certaines préfectures du Fouta.
Il faut préciser que 30 pour cent de la production de Kaléta vont être exportées en direction des pays voisins comme la Guinée-Bissau, le Sénégal et la Gambie dans le cadre du réseau interconnecté de la CEDEAO.
Par ailleurs, d’autres projets similaires sont déjà dans le pipeline du président Alpha Condé qui, à la faveur de cette inauguration, a annoncé le lancement, dans quelques mois, des travaux d’aménagement de Souapiti pour faire face à l’énorme déficit énergétique auquel est confronté l’arrière-pays. Le site de ce nouveau projet d’une capacité de plus 500MW, est à environ 6km, en amont du barrage Kaléta.

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Sundar Pichai: qui est le nouveau patron de Google qui succède à Larry Page

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TECHNOLOGIE – Son nom n’est pas très connu du grand public mais Sundar Pichai, nommé
lundi 10 août directeur général de Google , est derrière de nombreux produits phares du géant internet, du navigateur Chrome au système d’exploitation mobile Android.
D’origine indienne et âgé de 43 ans, il prend les manettes de ce qui sera la plus grosse société ch apeautée par la nouvelle holding Alphabet, sous laquelle le géant internet américain a décidé de se restructurer.
Cette société conservera le nom de Google et certains des produits les plus connus du groupe, comme son moteur de recherche, son application de cartographie Google Maps, le site de vidéo YouTube ou le système d’exploitation mobile Android.

Nigéria : quand Dangote se fait pétrolier

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Après avoir co-investi avec la junior locale First E&P pour l’acquisition des blocs OML 71 et 72 vendus par Shell fin juin, « les deux compagnies ont noué récemment un partenariat stratégique », indique un avocat proche du dossier.
First E&P, l’opérateur des deux champs pétroliers, est dirigé par Ademola Adeyemi-Bero, ancien patron des activités nigérianes du britannique BG Group. Il pourrait devenir l’un des bras extractifs et logistiques de Dangote au Nigeria, encore peu présent dans le secteur pétrolier.

De quoi les Etats-Unis accusent-ils précisément Volkswagen ?

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Selon les autorités américaines, 482.000 véhicules de marque Volkswagen et Audi, construits entre 2009 et 2015 et vendus aux Etats-Unis, ont été équipés d’un logiciel capable de détecter automatiquement les tests de mesure antipollution pour en fausser les résultats. En dehors des contrôles, ces voitures ne correspondent plus du tout aux normes environnementales.
Les modèles diesel impliqués sont les Golf, Beetle, Passat, Jetta et Audi A3.

Qui a découvert cette duperie ?

En 2014, lors d’une étude sur les énergies alternatives, un laboratoire de l’Université de Virginie-Occidentale n’est pas parvenu à reproduire les résultats présentés par Volkswagen. Ironie du sort, les chercheurs avaient été chargés par l’ONG International Council for Clean Transportation qui espérait prouver que les voitures diesel étaient moins polluantes que les autres car soumises à des normes bien plus strictes. En mai 2014, ICCT a donc prévenu l’Agence américaine de protection de l’environnement.

Comment fonctionne le logiciel ?

Ce petit bijou de technologie détecte les contrôles, notamment grâce au capot ouvert et au volant fixe, explique l’Agence de protection de l’environnement. Le logiciel active alors à 100% l’équipement antipollution du véhicule. Lors d’une circulation normale, le logiciel coupe ce mécanisme. La voiture roule alors en dégageant plus de 40 fois le niveau légal autorisé d’émissions pour certains polluants comme l’oxyde d’azote.
Le logiciel permet donc de désactiver un filtre à particules en dehors des contrôles afin d’éviter… de les encrasser. Ce qui, bien entendu, permet d’avoir à les changer bien moins souvent… Par exemple, sur le Tiguan de Volkswagen – non concerné par la fraude –
Auto Plus note que le filtre à particules s’encrasse lors de nombreux petits parcours et qu’il est à l’origine d’à coups et de pertes de puissance

D’autres pays sont-ils concernés ?

En France, Michel Sapin juge nécessaire une enquête « au niveau européen ». Selon le ministre des Finances, il faut également mener des contrôles chez les autres constructeurs européens pour « rassurer » les citoyens, a-t-il affirmé sur Europe 1.
Des soupçons de fraude en Europe pointent depuis la révélation du scandale. Selon Sky News, des millions de voitures pourraient être rappelées au Royaume-Uni où l’ONG Transport & Environment group estime que d’autres constructeurs seront concernés.

Afrique de l’Ouest : Endeavour Mining se rapproche de Naguib Sawiris

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Endeavour Mining, producteur d’or basé au Canada et La Mancha, la société d’investissement aurifère détenue par Naguib Sawiris depuis 2012 viennent de s’unir à travers une alliance capitalistique, a annoncé le groupe canadien dans un communiqué de presse, publié le 21 septembre.
La mine d’Ity change de mains
Selon les termes de cet accord, La Mancha va acquérir 30% du capital d’Endeavour Mining en échange d’une somme de 63 millions de dollars. La société de Naguib Sawiris s’est par ailleurs engagée à investir 75 millions de dollars supplémentaires pour soutenir la croissance des activités du groupe canadien.
En parallèle, Endeavour Mining récupère la participation indirecte de 55% que détient La Mancha dans la Société des Mines d’Ity qui exploite la mine d’or d’Ity en Cote d’Ivoire (480 kilomètres au nord-ouest d’Abidjan). Cette mine d’or a produit 81 000 onces d’or en 2014 et 45 000 onces au cours des trois premiers mois de l’année.
En outre, le groupe canadien récupère la permission d’explorer 3 500 kilomètres carrés en Côte d’Ivoire.
« Nous sommes heureux d’accueillir La Mancha et Naguib Sawiris en tant que partenaire stratégique à long terme. Notre vision commune consiste à bâtir un producteur aurifère de premier plan, centré sur l’Afrique », a déclaré dans le communiqué de presse Neil Woodyer, PDG d’Endeavour.
Des évolutions stratégiques
En plus de récupérer des actifs intéressants à exploiter dans cette transaction – la mine d’or d’Ity a du potentiel et dispose de coûts d’exploitation relativement faibles par rapport à la moyenne du secteur – Endeavour Mining va renforcer son bilan et diminuer sa dette. Cette dernière se réduira à 159 millions de dollars, contre 242 millions de dollars. La dette nette passera ainsi de 1,3 fois l’ebitda à 0,7 fois.
Les capacités de financement du groupe seront également revues à la hausse, ce qui lui permettra notamment de financer le projet de construction de la mine de Houndé au Burkina Faso, prévu début 2016.
Endeavour Mining va bénéficier de l’expérience de Sébastien de Montessus, le PDG actuel de La Mancha , qui démissionnera de ses fonctions actuelles pour occuper le poste de numéro deux du groupe canadien à l’issue de l’opération.
Enfin, la transaction est soumise à l’approbation de plusieurs parties: les actionnaires actuels du groupe canadien, la Bourse de Toronto, des financiers d’Endeavour. À ce titre, une assemblée spéciale des actionnaires est programmée début novembre.
Endeavour Mining produit 500 000 onces d’or par dans quatre mines d’Afrique de l’Ouest : Agbaou en Côte d’Ivoire, Youga au Burkina Faso, Nzema au Ghana, Tabakoto au Mali. L’an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 586 millions de dollars et un ebitda de 142,8 millions de dollars.

Sénégal: le FMI prévoit une accélération de la croissance économique, à 6% en 2016

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Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé, dans un communiqué publié le 15 septembre, que la croissance de l’économie sénégalaise devrait s’accélérer pour atteindre 6% en 2016, grâce notamment à un ambitieux plan de développement lancé par le gouvernement, à l’augmentation des échanges commerciaux avec le Mali et à la baisse des prix du pétrole sur le marché international.
Ce pays d’Afrique de l’Ouest, qui reste l’une des démocraties les plus stables sur le continent, a obtenu plusieurs milliards de dollars de promesses d’investissement dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) visant à diversifier l’économie au-delà de la pêche, l’agriculture et le tourisme et à doubler la croissance au cours de la prochaine décennie.
« Les perspectives économiques du Sénégal restent favorables avec un taux de croissance de plus de 5% et de 6 % en 2016 », a déclaré Ali Mansoor, qui conduit une récente mission d’experts du FMI au Sénégal.
Le FMI a par ailleurs noté que l’inflation, qui s’est située à 0,6 % en août, devrait rester faible, alors que l’objectif de déficit budgétaire fixé par le gouvernement en 2016 est de l’ordre de 4,2 % du PIB.
L’institution a, cependant, souligne que la réalisation d’un taux de croissance de 7 ou 8% par an nécessitera le «maintien d’un cadre macroéconomique sain », ainsi que « l’accélération des réformes visant à promouvoir l’investissement pr ivé ».

Dia commence par Conakry

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Selon nos informations, il s’installera dans l’hypermarché de 3 000 m2 du centre commercial Prima Center Conakry, construit pour 16 millions d’euros par le groupe industriel familial ivoirien Hyjazi, présidé par Hassan Hyjazi. La capitale guinéenne pourrait ainsi être la rampe de lancement de Dia en Afrique de l’Ouest.
Initialement, le groupe Hyjazi était en pourparlers avec les français Auchan et Carrefour. Mais ce dernier a préféré Abidjan . Le centre commercial Prima Center Conakry, d’une superficie de 14 600 m2, est le deuxième du groupe Hyjazi sur le continent après celui d’Abidjan, actuellement en cours de rénovation et d’extension pour un investissement de 5 milliards de F CFA (7,6 millions d’euros).
Implanté en Côte d’Ivoire depuis plus de trente ans, le groupe Hyjazi possède plusieurs filiales (Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Bénin, Congo, Gabon, Angola, Liberia…). Plus connu grâce à la Société nouvelle de produits chimiques, son porte-flambeau, le groupe Hyjazi a commencé à se diversifier à partir des années 2000 en s’orientant dans l’immobilier de luxe.

Tunisie : une étude confirme les disparités régionales sur le plan économique

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L’IACE et le CIPE se sont basés sur les normes Doing Business de la Banque Mondiale et sur les critères du Forum de Davos estimant la compétitivité des économies. Au total, 19 434 données ont été passés au crible et 313 entreprises ont participé à l’enquête.
Ensuite, pour affiner leur étude à partir des données récoltées, les experts ont passé à la loupe cinq domaines : les services municipaux (construction, police municipale…), les services non municipaux (réseau électrique, internet, urbanisation…), la gouvernance participative, la transparence et le cadre de vie.
Et sans surprise, les résultats viennent confirmer l’un des maux dont souffre la Tunisie, à savoir les disparités régionales.
Des zones historiquement abandonnées par l’État
Les résultats globaux mettent en lumière les inégalités entre les 24 gouvernorats du pays.
La capitale du pays, Tunis arrive bien évidemment en tête, suivi de la région touristique de Sousse. Le podium est complété par Ariana, situé à proximité de Tunis, tandis que le gouvernorat industriel de Sfax se classe à la 4ème position.
En queue de classement, le gouvernorat de Kébili ferme la marche, suivi par Sidi Bouzid (point de départ de la révolution de 2011) et de Jendouba, qui sont des zones reculées du sud ou de l’ouest historiquement abandonnées par l’État. Le gouvernorat de Gafsa – où est exploité le phosphate du pays et qui a été marqué par de nombreux conflits sociaux – n’est que 19ème.
« Le classement n’étonne personne mais il met le doigt sur les points à améliorer de manière scientifique, explique Walid Belhaj Amor, vice-président chargé des centres et des opérations au seins de l’IACE. Mais ce qui est à noter, c’est que l’écart entre Tunis et le gouvernorat de Kébili n’est pas si important. »
Concernant les services non municipaux, par exemple, Tunis n’arrive qu’en neuvième position avec un score de 4,17 alors que Jendouba, classé 22ème sur 24, est crédité de 4,80.
Attractivité insufisante
Avec un score général de 5,56 sur 10, le climat des affaires de Tunis obtient seulement la mention « moyennement satisfait ». À l’inverse, en ayant une note inférieure à 2, Kébili (1,97) est le seul gouvernorat qui obtient l’appréciation « pas du tout satisfait ».
« Tous les gouvernorats ont une attractivité très insuffisante », juge Walid Belhaj Amor.
L’IACE souhaite renouveler ce classement chaque année pour inciter les décideurs politiques à utiliser leurs données pour améliorer la gouvernance locale, qui est l’une des clés pour améliorer le développement économique et social tunisien.