Dangote accorde un contrat de 4 milliards de dollars au chinois Sinoma

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construction chinois Sinoma International Engineering Co. pour la construction de plusieurs cimenteries à travers huit pays africains. L’accord a été signé le mercredi 26 août, rapporte l’agence Reuters.

Dangote Cement est une branche du conglomérat nigérian Dangote Group, également présent dans l’agroalimentaire, la logistique et l’immobilier, dirigé par Aliko Dangote, première fortune d’Afrique selon le magazine américain Forbes.

Ambitions

Sinoma International accompagne Dangote Cement depuis au moins une demi-douzaine d’années sur le continent et compte à son actif la réalisation de plusieurs de ses cimenteries au Nigeria, au Cameroun, en Zambie, en Éthiopie et au Sénégal notamment.

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Le contrat signé le 26 août porte sur la construction de nouvelles usines au Cameroun, en Éthiopie, au Kenya, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Sénégal et en Zambie, ainsi qu’au Népal. Ces installations devraient ajouter environ 25 millions de tonnes à la capacité actuelle de Dangote Cement, estimée à 40 millions de tonnes (dont 29 millions au Nigeria) à la fin juillet.

« Ces projets vont être livrés au cours des 30 prochains mois », a expliqué l’entrepreneur nigérian qui a ajouté qu’après avoir atteint le palier de 70 millions de tonnes à la fin 2017, Dangote Cement devrait viser les 100 millions de tonnes en 2020.

Au premier semestre 2015 [PDF], Dangote Cement a enregistré un chiffre d’affaires de 242 milliards de naira (1,2 milliard de dollars), en hausse de 15,9 %, pour un résultat net de 121,8 milliards de naira (+27,6 %). Le groupe nigérien a écoulé 8,1 millions de tonnes de ciment (+13,7 %), dont un cinquième (22 %) vendu en dehors du Nigeria.

Concurrence 

Sur le continent, Dangote Cement fait face à une concurrence intense, en particulier de la part de LafargeHolcim, né officiellement en juillet dernier de la fusion du cimentier français Lafarge et de son homologue suisse Holcim. Le groupe basé à Rapperswil-Jona, en Suisse, est leader en Afrique, où il est actif dans une quinzaine de pays et dispose d’une capacité de production de 47,1 millions de tonnes, selon le site spécialisé Global Cement.

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Démographie africaine – 2050 : le Nigeria devant les États-Unis

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D’après un rapport de l’ONU, l’Afrique continuera à connaître une forte croissance démographique dans les décennies et le siècle à venir.
Ils sont 7,3 milliards d’êtres humains en 2015 à peupler la planète. En 2050, ils seront 9,7 milliards, dont un pourcentage croissant sur le continent africain, selon une étude de l’ONU sur l’évolution de la population mondiale publiée fin juillet. Alors que la population africaine ne représente aujourd’hui que 16 % de la population mondiale avec 1,2 milliard d’habitants, un quart des habitants en 2050 seront africains. À cette date, la population africaine aura doublé, et atteindra 2,5 milliards d’habitants.
Les raisons d’une telle augmentation ?
Entre 2010 et 2015, la population africaine a augmenté chaque année de 2,55 %. Ce chiffre fait de l’Afrique le continent avec le plus haut taux annuel moyen de croissance de sa population. En effet, si le taux de fécondité diminue progressivement, il reste toujours élevé, alors que la mortalité infantile décroît. Dans les décennies à venir, l’Afrique devrait donc porter plus de la moitié de la croissance de la population mondiale. Sur les 2,4 milliards d’habitants supplémentaires que doit compter la planète d’ici 2050, 1,3 milliard seront africains, contre 900 millions d’Asiatiques.
Une croissance démographique spectaculaire
Si l’on regarde plus en détail les pays africains, certains se détachent particulièrement. En 2050, vingt-huit d’entre eux auront vu leur population doubler. À l’horizon 2100, cette croissance démographique est encore plus spectaculaire.Les populations de dix pays africains, à savoir l’Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Malawi, le Mali, le Niger, la Somalie, l’Ouganda, la Tanzanie et la Zambie pourraient être multipliées par cinq à la fin du siècle.
Le pays le plus peuplé d’Afrique, le Nigeria, devrait également voir sa population fortement augmenter. Le Nigeria est aujourd’hui dans les dix pays les plus peuplés au monde, à la septième place avec 182 millions d’habitants. En 2050, il passera à la troisième place, avec presque 400 millions d’habitants. S’il sera toujours loin derrière l’Inde et la Chine, chacun pesant plus d’un milliard de personnes, le Nigeria dépasserait par exemple les États-Unis (388 millions) ou le Brésil (238 millions), plus peuplés que lui aujourd’hui.
Un défi éducatif et économique
Mais cette progression démographique impressionnante va compliquer la tâche de nombreux gouvernements sur le continent. Les dix pays africains qui pourraient voir leur population quintupler dans le siècle font en effet partie des pays les moins développés au monde. « La concentration de la croissance de la population dans les pays les plus pauvres rendra plus difficile pour ces gouvernements d’éradiquer la pauvreté et l’inégalité, de combattre la faim et la malnutrition, de développer le taux de scolarisation et les systèmes de santé », note ainsi l’étude des Nations unies.
Un autre défi est de répondre aux attentes d’une population très jeune .Actuellement, les moins de quinze ans représentent 41 % de la population africaine, les moins de 24 ans 60 %. En 2050, l’Afrique devrait être la seule région du monde à avoir moins d’un quart de sa population âgée de plus de 60 ans. L’étape cruciale dans les années à venir pour de nombreux pays africains est donc d’arriver à fournir à ces jeunes générations une éducation, un système de santé ainsi que des opportunités d’emplois.