Le groupe Guicopres bénéficie d’une facilité de crédit de 50 millions d’euros

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Le Caire, le 9 Juillet 2015 : Le Groupe Guicopres a bénéficié d’une facilité de crédit à double tranche de 50 millions d’euros de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) pour l’exécution de travaux publics à travers la Guinée.
Ce prêt de 50 millions d’euros qui est garanti par la Banque centrale de Guinée, se compose d’une première tranche de 30 millions d’euros pour l’importation de matériel de travaux publics de construction et une deuxième tranche de 20 millions d’euros.
Dans son intervention lors de la signature au siège de la banque Afreximbank , Jean-Louis Ekra, Président de la Banque, a déclaré que l’octroi de ce prêt faisait partie de l’engagement de Afreximbank à la promotion du commerce dans des environnements favorables des pays membres.
«Cette transaction apporte notre soutien à l’économie guinéenne à plus de 100 millions d’euros de financement agrégé dans les cinq dernières années », a déclaré M. Ekra, qui a promis le soutien continu de Afreximbank à la Guinée pour faciliter l’accélération de sa transformation économique.
Il a ajouté que ce prêt devrait contribuer à l’élaboration des objectifs de développement des infrastructures de la Guinée tout en renforçant la collaboration Sud-Sud, d’autant plus que le matériel de construction à financer sera fourni par une entreprise leader chinoise.
Mady Condé, directeur général de la First Bank International Guinée, l’agent local pour la transaction, a remercié Afreximbank pour sa confiance renouvelée dans son institution, notant que Afreximbank a également travaillé avec elle sur plusieurs autres projets, y compris un financement de 25 millions de dollars pour l’huile locale et le secteur du gaz.
Mr Kerfalla Camara, chef de la direction de Guicopres, a déclaré que de nombreuses entreprises guinéennes opérant dans le secteur de la construction pourraient bénéficier de la chaîne de valeur qui sera créé à la suite de ce prêt et a félicité Afreximbank pour la confiance placée dans son organisation.
Abdoulaye Yero Baldé, vice-gouverneur de la Banque centrale de Guinée, a déclaré que le Groupe Guicopres a déjà commencé l’achèvement de la route 2×2 voies dans la capitale guinéenne. Ceci pour faciliter la circulation, accroître les interactions de la sécurité routière et favoriser l’échange avec l’arrière-pays. Il a décrit Afreximbank comme un partenaire clé de la Banque centrale sur la scène financière internationale.
Prenant également la parole, Soriba Camara, ambassadeur de Guinée à l’Egypte, a déclaré que l’octroi de cette facilité à Guicopres représente une contribution importante au développement social et économique de la Guinée et apportera des bénéfices tangibles pour le pays et pour la région.

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Daniel Teklehaimanot : le premier Noir africain à pois du Tour du France

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Teklehaimanot est le premier Africain noir à revêtir le célèbre maillot blanc à pois rouges de l’histoire du Tour de France. Il a arraché la première place du classement de la montagne grâce aux trois points engrangés lors de la sixième étape, un parcours de 191,5 kilomètres entre Abbeville et Le Havre. Le cycliste, membre de l’équipe MTN Qhubeka, qui le portera au moins une journée lors de la septième étape, ce vendredi 10 juillet, entre Livarot et Fougères, devient un véritable symbole pour tout le continent.
Un premier maillot à pois sur le Dauphiné Libéré
Il s’était fait remarquer sur le Critérium Dauphiné Libéré, une course qui se déroule principalement dans les Alpes française, début juin en remportant le classement de la montagne. L’Érythréen avait alors réussi à dominer dans les échappées ce qui lui avait permis de porter le maillot à pois de la première à la dernière étape de la course.
Mais Daniel Teklehaimanot, 26 ans, n’en est pas à son premier coup (de pédale)… Sa longue feuille de route témoigne de son talent sportif. Sa carrière professionnelle débute véritablement en 2012 alors qu’il rejoint les rangs de l’équipe australienne Orica-GreenEdge avec qui il a remporté trois championnats africains. En 2014, il a terminé deuxième lors du Championnat d’Afrique 2015 avec l’équipe sud-africaine MTN Qhubeka.
Une fierté nationale en Érythrée
Après sa victoire du Tour du Rwanda en 2011, celui qui est né à Dbarwa dans une famille modeste, a été accueilli en héros dans la capitale érythréenne Asmara. Il avait participé à un grand défilé devant des milliers de personnes et il aurait dîné avec le président de son pays, Issayas Afewerki.
Daniel Teklehaimanot reçoit aussi un fort appui de la communauté érythréenne au départ de chaque étape en France où des dizaines de supporteurs érythréens viennent l’encourager avec son coéquipier érythréen Merhawi Kudus.
Silencieux sur la politique érythréenne
Quand il est question de son pays natal, dans lequel le régime de répression et de « violations massives des droits de l’homme » est régulièrement dénoncé par les ONG et les Nations Unies, Daniel Teklehaimanot choisit la discrétion.
Il se contente de dire aux journalistes qu’il reçoit « beaucoup de soutien de ses compatriotes et de son gouvernement ». L’un de ses anciens entraîneurs a confié à
Libération que Teklehaimanot et Kudus « se ferment dès qu’on parle de politique » en ajoutant que « quand la fédération leur demandait de rentrer au pays, ils étaient paniqués à l’idée de ne pas trouver d’avion, de ne pas se plier à l’autorité ».

Cemac : le FMI prédit un net recul du taux de croissance en 2015

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Selon le Fonds monétaire international, la croissance économique devrait se situer à 2,2 % en 2015, contre 4,6 % l’année dernière, dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), en raison de la chute des cours du pétrole et de la baisse des investissements publics.
Si elle n’a eu que des effets à la marge l’an dernier, la chute des cours du pétrole devrait peser cette année sur l’activité économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), selon le Fonds monétaire internationale (FMI) dont une mission d’évaluation des institutions communautaires vient de séjourner dans la région.
En conséquence, le taux de croissance pourrait dévisser jusqu’à 2,2 %, après les 4,6 % enregistrés en 2014, tandis que l’inflation régionale se maintiendrait en dessous de 3 %. Des chiffres bien plus alarmants que ceux annoncés en mars derniers par la Banque centrale des États d’Afrique centrale, qui mise sur une croissance de 4,2 % cette année dans la zone Cemac.
Selon le FMI, cette baisse de l’activité est imputable à la décrue de la production pétrolière et des investissements publics. Cela a amené certains des États (Tchad, Gabon) à réviser leurs budgets. « D’autres Etats pourraient suivre au courant de l’année », estime Mario de Zamaroczy, le chef de la mission sans donner plus de précision.

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Cette conjoncture impactera les déficits jumeaux. « La chute des recettes pétrolières, la poursuite des programmes d’investissements publics et la lutte contre l’insécurité dans la région du Lac Tchad ainsi qu’en République centrafricaine ont creusé le déficit budgétaire régional, qui s’est établi à 5,2 % du PIB en 2014. Il devrait, d’après les projections, continuer de se détériorer en 2015 et atteindre 6,8 % du PIB », indique le communiqué du FMI.
De même, le déficit extérieur courant, estimé à 3,5 % l’an dernier, pourrait aller au-delà de 8,4 % cette année, du fait à la fois de la baisse des exportations de pétrole – dont cinq des six membres de la Cemac (Cameroun, Tchad, Gabon, Guinée équatoriale, Congo et République centrafricaine) sont producteurs – et du niveau élevé des importations.
« Face au choc pétrolier, l’assainissement budgétaire doit être une priorité », affirme le FMI dans son communiqué. L’institution basée à Washington encourage les autorités nationales « à accroître les recettes fiscales, à contenir les dépenses courantes et à hiérarchiser les investissements publics de manière à réduire les déficits budgétaires ».
Le FMI propose la mise en place d’un mécanisme de prêteur en dernier ressort logé à la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), afin de soutenir les institutions en difficulté et renforcer la stabilité du système financier. L’institution financière, dirigée par la Française Christine Lagarde, soutient l’instauration en cours d’un bureau de crédit régional

Face à une croissance qui chute, la BEAC abaisse son taux directeur

La Banque des Etats de l’Afrique centrale ramène de 4,2% à 2,8% sa prévision de croissance pour la zone Cemac en 2015. Conséquence d’une conjoncture pétrolière morose et de l’insécurité autour du lac Tchad et en Centrafrique.

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La Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) prend acte de la décrue de l’activité dans la région et ajuste son taux directeur de 50 points de base. Une année jour pour jour après la dernière baisse de 30 points de base, le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) passe donc de 2,95 à 2,45% au terme du comité de politique monétaire (CPM) qui s’est tenu le 9 juillet.
« Cette décision, qui permettra de booster l’activité, est liée au net ralentissement de la croissance justifiée par la baisse de la production pétrolière, la chute des cours du baril ainsi que l’insécurité dans la zone. A cela s’ajoute l’abaissement des tensions inflationnistes », explique le gouverneur, Lucas Abaga Nchama.
Une conjoncture difficile que le FMI a entrevue en mai. « La chute prononcée des cours du pétrole au second semestre de 2014 n’a pas eu d’effets très sensibles en 2014, mais elle devrait peser sur l’activité économique en 2015 en faisant descendre le taux de croissance à 2,2 % en raison de la baisse de la production de pétrole et des investissements publics », prévoyait l’institution de Bretton Woods après une mission d’évaluation des institutions de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
Alors qu’elle annonçait une augmentation de la production du brut au premier trimestre, la banque centrale commune aux Etats de la Cemac (Cameroun, Tchad, Gabon, Congo, Guinée Equatoriale et RCA) fait volte-face. « Nous effectuons des prévisions, mais constatons après coup que les engagements pris par les entreprises pétrolières en termes de production ou d’entrée en exploitation de nouveaux gisements, compte tenu des cours mondiaux et des coûts d’exploitation, sont remis en cause », remarque Lucas Abaga Nchama sans donner de chiffres.
Réduction des déficits prévus
La BEAC révise ainsi ses prévisions pour cette année par rapport à ses projections du 25 mars. Le taux de croissance estimé pour la zone passe de 4,2 à 2,8%, tandis que l’inflation se maintient à 2,9%. Les déficits jumeaux prévus enregistrent une nette amélioration. Le solde budgétaire baisse de 6,3 à 3,7% du PIB, conséquence de la diminution des investissements publics, de l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE par le Tchad et de l’emprunt obligataire international contracté par le Gabon.
La baisse prévisible des exportations d’or noir combinée à la diminution des importations liées aux investissements publics ramèneraient, selon les prévisions de la Beac, le déficit extérieur de 20 à 11% du PIB. Un chiffre nettement différent de celui donné par FMI, qui situe ce déficit à 8,4%.