Après deux défaites humiliantes, Luis Fernandez et la Feguifoot deviennent la risée du monde du foot !

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Dans un article paru ce jeudi dans le quotidien sportif français « l’Equipe », des sélectionneurs français de renom comme Hervé Renard, Claude Le Roy et Alain Giresse brocardent à leurs façons l’escapade de Luis Fernandez en Guinée, débutée par deux défaites contre le Tchad et le Swaziland.
Le sélectionneur français du Congo, Claude Le Roy, cité par notre confrère, est très critique à l’égard de Fernandez et de la fédération Guinéenne de football. « Être sélectionneur, consultant radio/TV et conseiller à Evian, c’est une insulte au football. J’aime beaucoup Luis, mais…» Et d’ajouter : « Ce métier, en Afrique, ce n’est pas le même qu’en Europe, c’est tous les jours ! »
À ses yeux, la fonction de sélectionneur est un métier à plein temps qui nécessite une présence dans le pays de la sélection que l’on dirige. « Les Fédérations qui acceptent des sélectionneurs qui ne vivent pas une grande partie de l’année dans le pays, elles s’auto-flagellent », s’insurge le coach du Congo dans les colonnes de l’Equipe.
Luis Fernandez : un sélectionneur vacataire ?
Pour Hervé Renard, ancien coach de la Côte d’Ivoire championne d’Afrique, si Luis Fernandez ne réside pas en Guinée, ce n’est pas de sa faute. « C’est pour moi une aberration, mais ce n’est pas la faute des sélectionneurs, c’est celle des Fédérations. J’ai été sélectionneur d’une équipe où il y avait de grandes stars, pourtant je m’intéressais au championnat local. Sur les 23 joueurs qui faisaient partie de ma liste lors de la dernière CAN, trois éléments évoluaient en Côte d’Ivoire », écrit l’Equipe, citant Renard.
Alain Giresse, actuel sélectionneur du Mali explicite le rôle d’un sélectionneur en Afrique : « Si Luis pense qu’il y a, tout autour, un système qui va répondre à ses demandes, il se trompe. Il va être confronté à des situations où, sur certains points, il va devoir être présent et exigeant. Sinon, il n’y arrivera pas. Ici, si vous n’acceptez pas d’avoir un rôle élargi, mieux vaut ne pas le faire. »
Après ces deux défaites et cette mise au point de sélectionneurs «africains» aguerris, la Feguifoot sait à quoi s’en tenir, à moins de vouloir une troisième défaite, synonyme d’élimination pour la CAN. Sincèrement, peut-on s’attendre à un autre résultat, quand on a engagé, en toute connaissance de cause, un entraineur qui travaille…par procuration ?

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