Quand Messi sauve la vie d’un otage argentin

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Enlevé au Nigeria, un ingénieur argentin a été libéré au bout de quelques jours. Et la renommée de Lionel Messi n’y est pas pour rien…
La renommée de Lionel Messi n’a pas de frontières. Ainsi, alors qu’il dispute actuellement la Copa America au Chili avec l’Albiceleste, l’attaquant argentin a également fait parler de lui au Nigeria. C’est en effet en partie grâce à lui que l’un de ses compatriotes a eu la vie sauve après avoir été enlevé par un groupe d’hommes armés.
« Dis-leur que je remercie Messi », a d’ailleurs intimé Santiago Lopez Menendez, un ingénieur agronome de 28 ans, à son frère, qui a relaté son histoire dans les colonnes du quotidien Clarin. Car c’est bien la célébrité de Lionel Messi qui a permis à l’Argentin de faire comprendre à ses ravisseurs qu’il n’était pas américain, mais originaire d’Argentine, en Amérique du sud.
Ne retenant que le mot «american», les ravisseurs devenaient alors menaçants. Mais il a suffi que Santiago Lopez Menendez répète à plusieurs reprises le nom de «Messi» pour que les malfaiteurs comprennent leur méprise et se calment. « Le nommer m’a sauvé la vie » , assure l’infortuné. Tout comme la rançon versée par son entreprise, l’ingénieur étant finalement libéré au bout de trois jours.

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FIFA : en fait, Blatter n’a « pas démissionné »

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« Mon nouveau mandat n’a pas le soutien de tout le monde du foot. C’est pourquoi j’en appelle à l’organisation d’un congrès exceptionnel pour procéder à l’élection de mon successeur. » Le 2 juin, le Suisse Joseph Blatter avait provoqué un séisme en annonçant son abdication prochaine. Tout juste réélu pour un cinquième mandat, le président de la Fédération internationale de football (FIFA) avait indiqué qu’il quitterait ses fonctions au lendemain d’un nouveau scrutin, organisé entre décembre 2015 et mars 2016. La date de l’élection sera connue à l’issue du prochain comité exécutif de la FIFA, le 20 juillet.
Mais trois semaines après sa déclaration, le dirigeant de 79 ans entretient volontairement le flou sur sa situation et ses intentions. Et joue sur les mots. Le 25 juin, le patron du foot mondial, en poste depuis 1998, a effectué l’une de ses premières sorties publiques depuis l’annonce de son retrait. A Zurich, il a rencontré les équipes en charge de la construction du nouveau musée de la FIFA, qui doit ouvrir ses portes en 2016. « Je n’ai pas démissionné, mais plutôt remis mon mandat à disposition lors d’un congrès extraordinaire » , a assuré l’Helvète devant un public acquis à sa cause. Des propos relayés par le journal suisse Blick et confirmés par un porte-parole de la FIFA. « Nous pouvons confirmer que le président a été correctement cité », a déclaré ce représentant de la Fédération internationale.
« Cela fait du bien d’être là , a souri le patriarche durant ce déplacement à Zurich, où est établi le siège de la FIFA, actuellement ébranlée par une litanie de scandales de corruption. Seul celui qui connaît le passé peut comprendre le présent et dessiner l’avenir. En d’autres mots, seul celui qui vient du bas peut connaître toutes les dimensions de notre sport. » « C e musée me tient à cœur, mais pas de malentendu : je ne suis mûr ni pour le musée ni pour être une statue de cire », a poursuivi le Suisse, dont la défense est désormais assurée par l’Américain Richard Cullen, ex-procureur fédéral de Virginie et proche du patron du FBI, qui enquête actuellement sur la FIFA.
Cette sortie équivoque du Valaisan intervient dix jours après les confidences de son ex-conseiller Klaus Stöhlker à la chaîne britannique Sky News.
Selon ce « spin doctor », le septuagénaire aurait reçu des messages de soutien de Fédérations africaines et asiatiques. « Il y a des gens qui lui demandent de ne pas démissionner , avait glissé Klaus Stöhlker, dont le contrat avec la FIFA a expiré à la fin du mois de mai. Blatter est l’homme qui a fait la FIFA ces quarante dernières années. Si aucun candidat compétent n’émerge, ce sera difficile pour lui de démissionner. A partir du moment où il n’y a pas un candidat convaincant pour le remplacer, avec le même niveau linguistique, de qualifications, de contacts et de connaissance du football, cela reste ouvert pour qu’il se représente. »
Sondée par Le Monde , une source très proche du président de la FIFA balaye cette possibilité d’un revers de main : « Il va partir. Un nouveau président doit être élu. Ce communicant a une très mauvaise réputation et il essaye d’attirer l’attention sur lui. » « Ce n’est pas crédible qu’il se maintienne au pouvoir », confirme un responsable de l’Union des associations européennes de football (UEFA), dont le président, le Français Michel Platini, hésite à se présenter à la succession de son ancien allié.
« Blatter est un mort vivant. Mais il continue à endommager la FIFA et le football, à cause de son ego débordant, tant qu’il reste à la barre, confie le patron d’une fédération européenne.
Nous ne pouvons pas avancer tant qu’il est là. Il sert son propre agenda et il ne faut rien attendre de bon pour la FIFA. Lui et Valcke (le secrétaire général français de la FIFA) sont responsables des affaires et autres allégations de corrupion. Blatter donne l’impression de préparer le terrain pour son successeur, celui qu’il aura choisi . Sa crédibilité est en dessous de zéro et il doit partir maintenant ! » Le 11 juin, le parlement européen .
Alors que Michel Platini pèse le pour et le contre avant d’officialiser sa décision, d’ici la fin du mois d’août, plusieurs personnalités se sont lancées dans la course à la succession du Valaisan. Battu (133 voix contre 73) par le président sortant de la FIFA, le 29 mai, le prince jordanien Ali bin al-Hussein a présenté à nouveau sa candidature. L’ex-légende brésilienne Zico, l’ancien international français David Ginola et Musa Hassan Bility, patron de la Fédération libérienne depuis 2010, aspirent également à prendre les commandes du gouvernement du foot mondial.

Où en étaient-ils à 28 ans ?

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Lionel Messi a fêté ses 28 ans mercredi, l’occasion pour FF.fr d’y consacrer une semaine spéciale. Comparatif aujourd’hui entre les plus grandes stars du football mondial. La question : où en étaient-ils à l’âge de l’Argentin.
Pelé, 28 ans le 23 octobre 1968
Son club : Santos
Son palmarès à l’époque :
2 Coupes du monde
2 Copa Libertadores
2 Coupes intercontinentales
En 1968, Pelé est , sans contestation, le meilleur joueur du monde. Même s’il a du mal à remplir son armoire à trophées. Il remporte deux Coupes du monde (1958, 1962) et deux Copa Libertadores (1962 et 1963) qui seront suivis à chaque fois de succès en coupe intercontinentale. Mais ce sera tout pour la décennie 1960. Il échoue deux fois en demi-finale de Copa Libertadores (1964 et 1965). Mais il parachèvera son œuvre avec une troisième Coupe du monde en 1970 au Mexique.
Maradona, 28 ans le 30 octobre 1988
Son club : Naples
Son palmarès à l’époque :
1 Coupe du monde
1 Coupe du roi
1 Supercoupe d’Espagne
1 Serie A
1 Coupe d’Italie
En 1988, Diego Maradona a quasiment effectué l’essentiel de sa carrière. Roi du Mondial 86 au Mexique, il a glané des trophées en Espagne et, surtout, en Italie avec Naples. Derrière, il effectue encore trois saisons au San Paolo avec une victoire en Coupe UEFA (1989) ajouté à un second Scudetto (1990).
Johan Cryuff, 28 ans le 25 avril 1975
Son club : Barcelone
Son palmarès à l’époque :
3 Ballons d’Or
3 Ligue des Champions
1 Supercoupe d’Europe
1 Coupe intercontinentale
2 titres de champion des Pays-Bas
2 Coupes des Pays-Bas
Le Hollandais ne gagnera quasiment plus rien après avoir soufflé ses 28 bougies. Il a surtout goûté à la victoire au début des années 70 avec trois coupes d’Europe des clubs Champions avec l’Ajax (1971, 1972, 1973). Mais il a aussi échoué en finale de la Coupe du monde en 1974. Il ne prendra pas part à l’aventure hollandaise en 1978 qui se terminera, une nouvelle fois, par une défaite en finale. Ses deux derniers titres en tant que joueur seront deux championnats des Pays-Bas en 1983 avec l’Ajax et en 1984 avec le Feyenoord Rotterdam. Mais son armoire à trophées se garnira quelques années plus tard en tant qu’entraîneur.
Zinédine Zidane, 28 ans le 23 juin 2000
Son club : Juventus Turin
Son palmarès à l’époque :
1 Ballon d’Or
1 Coupe du monde
2 Serie A
1 Supercoupe d’Italie
1 Coupe intercontinentale
1 Coupe intertoto
Le 23 juin 2000, ZZ est en Belgique avec l’équipe de France pour disputer l’Euro qu’ils remporteront le 2 juillet face à l’Italie. Après avoir quasiment tout gagné en Italie avec la Juventus Turin, avec, en prime, une Coupe du monde en 1998, Zidane entrera dans une autre dimension une année plus tard en rejoignant le Real Madrid pour, à l’époque, un transfert record de 75 millions d’euros. Il réussira enfin à remporte la C1 en 2002 après deux échecs en finale sous le maillot de la Juve (1997 et 1998).
Cristiano Ronaldo, 28 ans le 5 février 2013
Son club : Real Madrid
Son palmarès à l’époque :
1 Ballon d’Or
1 Ligue des Champions
1 Coupe du monde des clubs
3 Premier League
1 Cup
2 Community Shield
2 Coupes de la League anglaise
1 Liga
1 Coupe du Roi
1 Supercoupe d’Espagne
Que dire. Individuellement, Cristiano Ronaldo vient, à l’époque, de se voir décerner le Ballon d’Or. Le Portugais est au sommet de son art. Mais c’est collectivement qu’il peine à engranger les titres avec le Real Madrid. Exemple lors de cette saison 2012/13 où la Maison Blanche terminera sans aucun trophée. Tout comme en 2014/15.
Lionel Messi, 28 ans le 24 juin 2015
Son club : Barcelone
Son palmarès :
4 Ballon d’Or
4 Ligue des Champions
2 Coupes du monde des clubs
2 Supercoupes d’Europe
7 Liga
3 Coupes du Roi
6 Supercoupes d’Espagne
1 Jeux Olympiques
Individuellement et collectivement, c’est sûrement le plus beau palmarès à 28 ans. Ballon d’Or, Ligue des Champions, Liga, buts en pagaille, Lionel Messi est sans contestation l’un des meilleurs joueurs de l’histoire. Mais par rapport à ses ‘’concurrents’’ de luxe, il est le seul à n’avoir jamais changé de club, lui qui appartient au Barça depuis le début des années 2000. Même si ses performances et ses succès seraient sûrement les mêmes en changeant d’équipe. Enfin, un succès en Coupe du Monde es ce qu’il lui manque le plus pour s’installer définitivement chez les plus grands.

Afrique: Les États africains s’étaient donné rendez-vous le 17 juin pour basculer vers la télévision numérique terrestre.

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Mercredi 17 juin, l’Union internationale des télécommunications (UIT) organisait un symposium géant à Genève. Une date que cette agence de la galaxie ONU née il y a cent cinquante ans n’avait pas choisie au hasard. Ce jour-là, à 1 h 00 GMT, l’ensemble des pays africains qui s’y étaient engagés lors d’un accord en 2006 devaient avoir définitivement éteint leurs émetteurs analogiques et accompli leur transition vers la TNT (télévision numérique terrestre).
Mais selon l’UIT (voir carte), le continent est loin du compte. Seule une poignée de pays d’Afrique orientale et d’Afrique australe a fait le grand saut. Les bons élèves sont le Malawi, Maurice, le Mozambique, le Rwanda et la Tanzanie. Et, surprise, les retardataires ne sont pas forcément ceux que l’on attendait. Dans leurs rangs figurent des économies émergentes comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte et le Maroc. La plupart d’entre eux n’avaient pas encore entamé leur transition, selon les critères de l’UIT, il y a six mois.
Depuis, certains États ont mis les bouchées doubles pour s’équiper de pylônes de diffusion et d’émetteurs. Sans rattraper entièrement leur retard. Au Maroc, le ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi, assure que le signal analogique ultra-hautes fréquences (UHF) « a été éteint sur la majeure partie du territoire, de manière progressive, à partir du 12 juin », tout en admettant que « certaines régions intérieures continueront d’être desservies en mode analogique [pour la disparition du signal très hautes fréquences (VHF), l’UIT autorise un délai, jusqu’en juin 2020]. »
Mais cette étape n’est que l’aspect technique d’une transition qui doit d’abord et surtout reposer sur une offre de chaînes renouvelée ainsi que sur la sensibilisation des ménages, voire un accompagnement, pour qu’ils s’équipent en récepteurs compatibles avec la TNT.
Autour de cette transition , l’enjeu commercial est énorme. En Afrique subsaharienne, deux poids lourds s’opposent sur ce marché. D’un côté le géant chinois StarTimes, qui offre des solutions clés en main, de la diffusion à la production de bouquets de chaînes, voire à la distribution de boîtiers TNT. De l’autre, les français Thomson et Sagem pour le volet technique (par exemple en Côte d’Ivoire) et Canal+ pour l’édition de contenus. La chaîne française a d’ailleurs remporté deux appels d’offres, au Congo et en RD Congo.

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« Pour réussir leur transition, les pays africains doivent réussir une recette délicate : avoir un régulateur puissant, un partenaire technique de référence pouvant apporter des financements solides et mettre en compétition des éditeurs de services », souffle une source proche des industriels de l’Hexagone. Gare aux marchés passés à un coût prohibitif. Dans le milieu, on évoque avec insistance le cas du Cameroun, qui a signé un contrat à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros.

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« La moyenne acceptable dépend de la taille des pays et des besoins de déploiement, précise la même source. Mais la fourchette raisonnable devrait s’établir entre 20 et 50 millions d’euros. »
Numérique vs analogique
La TNT offre aux téléspectateurs des images et un son de meilleure qualité. Ses normes de compression et de décompression des données permettent en effet de diffuser plus de contenus sur un même canal. Alors que le signal analogique était très gourmand en fréquences, la TNT libère une partie du spectre au bénéfice d’autres usages comme la 4G, qui fait son apparition sur le continent.

« Le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages » , chante le couple malvoyant

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« Le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages » , chante le couple malvoyant
Amadou et Mariam . Mais plus aveugle encore est la société qui s’indigne peu de la jeunesse souvent excessive des nouveaux époux, et singulièrement des épouses. Quelques intellectuels maliens dénoncent pourtant le mariage précoce comme un fait socioculturel néfaste pour l’épanouissement des jeunes filles. Si l’âge légal de l’union est fixé, au Mali, à 15 ans pour les filles, une étude indique que 25% des Maliennes âgées de 20 à 24 ans seraient entrées dans les liens de l’hymen avant l’âge de 15 ans. La loi est déjà en contradiction avec l’article 6 du protocole de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples qui fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les femmes. Alors que dire des entorses à la loi ?…
Les noces enfantines ne sont pas une exception malienne. S’il est difficile d’établir des statistiques précises, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) tente tout de même des estimations. Un récent rapport , mis en lumière à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, le 16 juin, indique qu’en Afrique subsaharienne, 40% des femmes mariées le seraient avant l’âge de 18 ans. Dans l’ensemble des pays en développement, elles seraient plus de 60 millions dans cette situation. Au Niger, c’est 76% des filles qui se verraient désigner un époux avant leur majorité. 68% au Tchad et en République centrafricaine. Au Malawi, il n’est pas rare de croiser des femmes mariées âgées de 13 ans.
Les causes de cette précocité sont aussi affligeantes que ses conséquences.
Les causes ? Des prétextes religieux ou culturels, l’obsession de la virginité, l’idée reçue que le statut d’épouse protège des violences sexuelles, la crainte des grossesses non désirées hors mariage, la volonté de faire enfanter tôt pour faire enfanter fréquemment et une kyrielle de raisons mercantiles promues par la pauvreté de certains parents qui considèrent la progéniture féminine comme un fardeau économique que seul le don en mariage peut « rentabiliser ».
Les conséquences ? L’interruption prématurée des parcours scolaires, le manque de perspectives d’autonomisation de la femme, l’augmentation de la mortalité maternelle et néo-natale, le traumatisme post-natal, les fistules, les maltraitances sur des épouses d’autant plus malléables qu’elles sont juvéniles…
Pour de nombreuses ONG dédiées au bien-être de la jeune fille, le nombre de mariages d’enfants pourrait doubler d’ici 2050. Ces pratiques – qui s’apparentent à de la pédophilie institutionnalisée – n’entravent pas seulement les parcours individuels de telle ou telle demoiselle, mais le développement humain et durable de tout le continent.
Bien sûr, les mariages précoces – célébrés parfois avant la puberté – ne sont pas pratiqués qu’en Afrique subsaharienne. L’Afrique du Nord, l’Asie du Sud ou le Moyen-Orient sont toujours coutumiers du fait. Dans ces contrées, quand la pré-adolescente commence à peine à rêver du jour ou son prince viendra, elle en a déjà une caricature dans sa couche…

Le couple politique le plus glamour de Guinée

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Lansana et Fanta vivent une relation fusionnelle. Inséparables en privé comme en public, leur proximité a interloqué nombre de Guinéens lorsque Monsieur trônait sur la primature. Fanta est-elle un goulot pour Lansana ? Elle est, tout au contraire, son atout-maître. Ce couple est sans nul doute le plus glamour de la scène politique guinéenne.

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En Afrique, le mariage pour tous… de 7 à 77 ans

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« Le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages » , chante le couple malvoyant
Amadou et Mariam . Mais plus aveugle encore est la société qui s’indigne peu de la jeunesse souvent excessive des nouveaux époux, et singulièrement des épouses. Quelques intellectuels maliens dénoncent pourtant le mariage précoce comme un fait socioculturel néfaste pour l’épanouissement des jeunes filles. Si l’âge légal de l’union est fixé, au Mali, à 15 ans pour les filles, une étude indique que 25% des Maliennes âgées de 20 à 24 ans seraient entrées dans les liens de l’hymen avant l’âge de 15 ans. La loi est déjà en contradiction avec l’article 6 du protocole de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples qui fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les femmes. Alors que dire des entorses à la loi ?…
Les noces enfantines ne sont pas une exception malienne. S’il est difficile d’établir des statistiques précises, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) tente tout de même des estimations. Un récent rapport , mis en lumière à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, le 16 juin, indique qu’en Afrique subsaharienne, 40% des femmes mariées le seraient avant l’âge de 18 ans. Dans l’ensemble des pays en développement, elles seraient plus de 60 millions dans cette situation. Au Niger, c’est 76% des filles qui se verraient désigner un époux avant leur majorité. 68% au Tchad et en République centrafricaine. Au Malawi, il n’est pas rare de croiser des femmes mariées âgées de 13 ans.
Les causes de cette précocité sont aussi affligeantes que ses conséquences.
Les causes ? Des prétextes religieux ou culturels, l’obsession de la virginité, l’idée reçue que le statut d’épouse protège des violences sexuelles, la crainte des grossesses non désirées hors mariage, la volonté de faire enfanter tôt pour faire enfanter fréquemment et une kyrielle de raisons mercantiles promues par la pauvreté de certains parents qui considèrent la progéniture féminine comme un fardeau économique que seul le don en mariage peut « rentabiliser ».
Les conséquences ? L’interruption prématurée des parcours scolaires, le manque de perspectives d’autonomisation de la femme, l’augmentation de la mortalité maternelle et néo-natale, le traumatisme post-natal, les fistules, les maltraitances sur des épouses d’autant plus malléables qu’elles sont juvéniles…
Pour de nombreuses ONG dédiées au bien-être de la jeune fille, le nombre de mariages d’enfants pourrait doubler d’ici 2050. Ces pratiques – qui s’apparentent à de la pédophilie institutionnalisée – n’entravent pas seulement les parcours individuels de telle ou telle demoiselle, mais le développement humain et durable de tout le continent.
Bien sûr, les mariages précoces – célébrés parfois avant la puberté – ne sont pas pratiqués qu’en Afrique subsaharienne. L’Afrique du Nord, l’Asie du Sud ou le Moyen-Orient sont toujours coutumiers du fait. Dans ces contrées, quand la pré-adolescente commence à peine à rêver du jour ou son prince viendra, elle en a déjà une caricature dans sa couche…

Après deux défaites humiliantes, Luis Fernandez et la Feguifoot deviennent la risée du monde du foot !

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Dans un article paru ce jeudi dans le quotidien sportif français « l’Equipe », des sélectionneurs français de renom comme Hervé Renard, Claude Le Roy et Alain Giresse brocardent à leurs façons l’escapade de Luis Fernandez en Guinée, débutée par deux défaites contre le Tchad et le Swaziland.
Le sélectionneur français du Congo, Claude Le Roy, cité par notre confrère, est très critique à l’égard de Fernandez et de la fédération Guinéenne de football. « Être sélectionneur, consultant radio/TV et conseiller à Evian, c’est une insulte au football. J’aime beaucoup Luis, mais…» Et d’ajouter : « Ce métier, en Afrique, ce n’est pas le même qu’en Europe, c’est tous les jours ! »
À ses yeux, la fonction de sélectionneur est un métier à plein temps qui nécessite une présence dans le pays de la sélection que l’on dirige. « Les Fédérations qui acceptent des sélectionneurs qui ne vivent pas une grande partie de l’année dans le pays, elles s’auto-flagellent », s’insurge le coach du Congo dans les colonnes de l’Equipe.
Luis Fernandez : un sélectionneur vacataire ?
Pour Hervé Renard, ancien coach de la Côte d’Ivoire championne d’Afrique, si Luis Fernandez ne réside pas en Guinée, ce n’est pas de sa faute. « C’est pour moi une aberration, mais ce n’est pas la faute des sélectionneurs, c’est celle des Fédérations. J’ai été sélectionneur d’une équipe où il y avait de grandes stars, pourtant je m’intéressais au championnat local. Sur les 23 joueurs qui faisaient partie de ma liste lors de la dernière CAN, trois éléments évoluaient en Côte d’Ivoire », écrit l’Equipe, citant Renard.
Alain Giresse, actuel sélectionneur du Mali explicite le rôle d’un sélectionneur en Afrique : « Si Luis pense qu’il y a, tout autour, un système qui va répondre à ses demandes, il se trompe. Il va être confronté à des situations où, sur certains points, il va devoir être présent et exigeant. Sinon, il n’y arrivera pas. Ici, si vous n’acceptez pas d’avoir un rôle élargi, mieux vaut ne pas le faire. »
Après ces deux défaites et cette mise au point de sélectionneurs «africains» aguerris, la Feguifoot sait à quoi s’en tenir, à moins de vouloir une troisième défaite, synonyme d’élimination pour la CAN. Sincèrement, peut-on s’attendre à un autre résultat, quand on a engagé, en toute connaissance de cause, un entraineur qui travaille…par procuration ?

Libreville enquête sur le niveau réel de la production pétrolière

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Par le biais de la Direction générale des hydrocarbures (DGH), l’État entend en effet faire toute la lumière sur la réalité de la production pétrolière du pays, a appris Jeune Afrique . La différence entre ce que les opérateurs déclarent produire et la réalité telle que l’évaluent les autorités est en effet considérable. Le français Total et le chinois Addax ont déjà fait l’objet de redressements : plusieurs centaines de millions de dollars, au total.
Et voici que leurs principaux concurrents sont à leur tour menacés. Shell, Maurel & Prom et le britannique Perenco (désormais numéro un au Gabon en matière de production) ont été audités par la DGH, qui s’apprête à transmettre ses conclusions à son ministère de tutelle, dirigé par Étienne Ngoubou.
Le temps viendra ensuite de sortir les calculettes et, sans nul doute, de négocier le montant des amendes. Celles-ci s’annoncent salées !