Privé de sa voix, Mr Burns des Simpson pourrait mourir

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Harry Shearer, la voix américaine du patron de Homer dans la série The Simpsons, Monsieur Burns, ne participera pas aux saisons 27 et 28 à venir. L’acteur a tweeté mercredi un message de l’avocat du producteur de la série, James Brooks :

Huit autres personnages

Charles Montgomery Plantagenet Schicklgruber Burns, dit « Monty » Burns, est le propriétaire de la centrale nucléaire de Springfield, à l’ombre de laquelle évolue la série. C’est une caricature de patron capitaliste vicieux, sans scrupule et corrompu jusqu’à la moelle. Sa voix, celle de Harry Shearer, était présente dans la série depuis sa création. Le comédien jouait également les voix de plusieurs autres personnages : le voisin Ned Flanders, le directeur d’école Seymour Skinner, l’assistant Waylon Smithers, le docteur Hibbert, le collègue Lenny Leonard, le présentateur du journal télévisé Kent Brockman, ou encore le personnage de dessin animé Scratchy et même l’extraterrestre Kang.

En français, Monsieur Burns a été doublé par trois acteurs : Michel Modo (acteur comique vétéran notamment de la série Le gendarme de Saint-Tropez, mort brutalement, à 71 ans, durant le doublage de la dix-neuvième saison), Gérard Rinaldi (pour les saisons 19 à 22, membre fondateur du groupe de musique les Charlots, mort en 2012) et Xavier Fagnon (depuis la saison 23).

Des conflits récurrents dans l’équipe

Les contrats de l’équipe des Simpsons ont déjà donné lieu à des conflits par le passé. En 2004, l’équipe avait décrété une grève de la lecture des scripts avant de recevoir une augmentation. En 2011, de longues négociations avaient donné lieu à des baisses de salaires.

Personne encore dans l’équipe des Simpsons n’a indiqué si l’acteur pourrait être remplacé, ou si son retrait signerait la mort de ses personnages. En 2013, la mort de Marcia Wallace, l’actrice qui prêtait sa voix à la maîtresse de Bart Simpson (Edna Krabappel), à 70 ans, avait mis son personnage à la retraite. Tout comme la mort de Phil Hartman, en 1998, avait fait disparaître les personnages de l’acteur has-been Troy McClure et de l’avocat incompétent Lionel Hutz.

Cependant, Harry Shearer assurait tant de personnages secondaires à la fois que l’on imagine mal un renouvellement si subit du casting de la série.

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n direct: tentative de coup d’Etat au Burundi, confusion à Bujumbura

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8h25 : trois points sont à cette heure clairement tenus par les loyalistes : la présidence, la RTNB et le siège du parti au pouvoir. Un large périmètre est en place autour de ces bâtiments. Tôt ce matin, une attaque des putschistes a eu lieu contre la RTNB mais elle a été repoussée.

8h00 : la situation est plutôt calme depuis une heure et demie environ même si on entend encore des tirs sporadiques dans la rue du Commerce, nous explique notre envoyée spéciale. On ne connaît évidemment pas l’origine de ces tirs, on ne connaît même pas les forces en présence. Parmi les policiers que l’on rencontre, certains on l’air d’être d’être proches des loyalistes, d’autres des putschistes. Ils se trouvent à quelques rues d’écart sans qu’il y ait des affrontements, hormis les accrochages du début de matinée.

7h50 : les putschistes disent contrôler la « majorité » de la capitale Bujumbura.

7h20 : la RPA est en flammes et des parties du bâtiment menacent de s’écrouler. La Radio Renaissance a aussi été en partie incendiée par des forces identifiées comme des policiers, selon des témoins. Une technicienne qui était sur place a été gravement blessée au ventre, d’après le directeur de cette radio. La station Bonesha a aussi été attaquée à la grenade. Tous les médias attaqués avaient diffusé les messages des putchistes. Il n’y a plus que deux radios qui émettent: la RTNB et Radio Isanganiro.

7h15 : au bord des routes, rapporte notre correspondant à Bujumbura, des soldats sortent des casernes. La plupart des gens sont terrés chez eux parce que, pour le moment, nul ne peut dire qui est en train de prendre le dessus. Dans le camp des putchistes, on assure que Nkurunziza ne peut plus compter que sur la brigade spéciale de protection des institutions, qui lui est très fidèle et qui protège la radiotélévision nationale. Aucun loyaliste ne répond au téléphone pour le moment. C’est très clair, les médias burundais sont l’un des principaux enjeux de cette bataille.

7h00 : le président Nkurunziza serait à nouveau en Tanzanie, rapporte notre correspondant à Dar es Salaam. D’après nos sources, il s’est entretenu avec le président tanzanien Jakaya Kikwete. On ne sait pas ce qu’ils se sont dit, mais il est très probable que les Tanzaniens aient posé comme condition au président burundais de se faire discret. Mercredi soir au Sommet des chefs d’Etat, personne n’a parlé de tentative de coup d’Etat et le Sommet de l’Afrique de l’Est considérait que le renversement du président burundais avait déjà eu lieu. Mais vu la situation qui règne à Bujumbura ce matin cela semble beaucoup moins clair.

6h15 : de violents combats de nouveau signalés par les envoyés spéciaux de RFI et des agences à la mitrailleuse et au lance-roquettes.

5h30 : il semble y avoir une accalmie dans les tirs.

4h30 : après les séances de liesse mercredi après-midi, la situation s’est rapidement dégradée pendant la nuit et ce jeudi matin, des combats ont éclaté dans Bujumbura. Des tirs nourris à l’arme légère et à l’arme lourde sont entendus notamment autour de la radio télévision nationale sous contrôle des partisans du président Nkurunziza. L’air sent la poudre, rapporte notre envoyée spéciale.

Il y a eu des combats autour des radios privées et de la radio publique, la RPA, dans la nuit. Deux nouvelles radios ont été attaquées : Renaissance et Bonesha. La RPA n’émet pas, les équipes ne sont pas parties travailler. Seule Isanganiro et la RTNB poursuivent leurs programmes.

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4h00 : Des négociations entre officiers loyalistes de l’armée burundaise et proches de Godefroid Niyombaré ont eu lieu mais elles ont échoué vers 2h du matin. Les responsables de chaque camp sont venus annoncer à la radio qu’ils avaient la maîtrise de la situation. Le chef d’état-major parlait d’un échec du coup d’Etat et appellait les mutins à se rendre. Dans l’autre camp, le porte-parole du général Niyombaré invitait « confraternellement » ceux qui continuent de soutenir le président Nkurunziza à se rejoindre derrière le peuple.

On n’a pas encore de précisions sur les forces en présence ni sur l’équilibre entre chacun de ces deux camps. La présidence burundaise annonçait hier avoir déjoué le coup d’Etat des militaires mutins tandis que le général Niyombaré assurait lui avoir le soutien de nombreux officiers supérieurs. Cette nuit, le chef d’état-major, resté loyal au président, revendiquait le contrôle de la présidence.