Opération Triton en Méditerranée: 3600 migrants secourus en une journée

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Au total ce sont 16 bateaux de clandestins qui ont été secourus
dans la même journée de samedi 1er mai indiquent les garde-
côtes italiens, avec toujours ces mêmes images d’embarcations
surchargées, hommes femmes, enfants fuyant parfois des pays en
guerre. Quelque 3 690 personnes ont été secourues et les
opérations se poursuivent ce dimanche. La plupart des migrants
sont des Africains mais il y a aussi des Syriens selon les garde-
côtes, et ils sont partis pour la plupart de Libye.
Côté italien, quatre vaisseaux des garde côtes dont la frégate
Bersigliere , deux cargos de la police des douanes, le patrouilleur
Vega et deux remorqueurs ont permis de secourir plus de 3000
migrants. La plupart ont débarqués dans la soirée de samedi sur
l’île de Lampedusa, la plus proche des côtes africaines. D’autres
seront acheminés vers la Sicile ou le Sud de l’Italie ce dimanche.
Le patrouilleur français Commandant Birot a lui pris en charge trois
de ces embarcations à la dérive près des côtes libyennes et a pu
mettre en sûreté 219 personnes. Il est intervenu à la demande du
Centre de coordination des opérations de recherche et de
sauvegarde des migrants en Méditerranée situé à Rome. Le navire
français devrait lui accoster dans le port de Crotone, en Calabre,
selon les autorités italiennes.
Cette mobilisation commune fait suite au renforcement des
moyens alloués par le conseil européen à l’ opération Triton le 23
avril dernier, suite à la mort de plus de 1200 migrants dans une
série de naufrages le mois dernier.

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Ecobank : la Haute Cour de justice de Londres suspend les décisions prises en faveur de Tanoh à Lomé et Abidjan

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Le contentieux qui oppose Ecobank (ETI) à Thierry Tanoh, son
ancien directeur général, licencié en 2014 après une longue crise
de gouvernance, a enregistré un nouveau rebondissement. Après
avoir été condamné par le tribunal de commerce d’Abidjan et par
le tribunal du travail de Lomé, le groupe bancaire panafricain a
contrattaqué à Londres devant le tribunal de commerce de la
Haute Cour de Justice, en vertu d’une clause figurant dans le
contrat de travail par signé l’ex-dirigeant d’Ecobank.
Selon nos informations, le 17 avril, le groupe panafricain a obtenu
du juge Peregrine Simon, du Tribunal de commerce de Queen’s
Bench, dépendant de la haute Cour de Justice de Londres, une
ordonnance intimant à Thierry Tanoh de ne pas prendre de
mesures pour reconnaître ou exécuter les versements de
dommages et intérêts de 7,5 et 5,7 milliards de FCFA (soit 20
millions d’euros en tout), respectivement décidés à Abidjan et
Lomé.

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Dans le camp des conseils de Thierry Tanoh, l’heure n’est
néanmoins pas à la panique. L’avocat de l’ex-directeur général
d’ETI, Soualiho lassomann Diomande, du cabinet Lexways,
rappelle que les décisions prises à Lomé et Abidjan ne peuvent être
remises en cause à Londres, les plaintes déposées ne s’appuyant
pas sur le contrat de travail signé par l’ex-dirigeant.
En Côte d’Ivoire, ce dernier a déposé plainte pour diffamation suite
à une lettre adressée le 1er mars 2014 par Daniel Matjila,
administrateur d’ETI et PDG du sud-africain Public Investment
Corporation (PIC) aux autres membres du conseil d’administration
du groupe. Le courrier présentait alors M. Tanoh comme un
“menteur”, « immature », « manquant d’éthique » et « inapte à exercer
la profession bancaire ».
A Lomé, celui qui est désormais secrétaire général adjoint de la
présidence ivoirienne a attaqué son ancien employeur pour
licenciement abusif sur la base d’un certificat de travail rédigé
localement et ne comportant pas de clause d’arbitrage.
Conformément aux possibilités offertes par l’ordonnance, Thierry
Tanoh devrait d’ici quelques jours désigner un représentant local
pour attaquer la décision du juge londonien.

CONAKRY : Capitale de la Republique de Guinee est la ville de la semaine

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Conakry est la capitale de la République de Guinée. Son centre historique se situe sur l’île de Tombo, dans l’océan Atlantique. En 2010, l’agglomération comptait plus de 2 millions d’habitants, ce qui en fait la plus importante ville du pays : un Guinéen sur cinq vit à Conakry. Le territoire bâti a dépassé les limites de l’île pour s’étendre sur le continent, en particulier sur la presqu’île de Kaloum à laquelle elle est reliée par une digue. L’activité portuaire constitue de nos jours le majeur secteur de l’économie de la ville.

Plus d’informations: Administration, Pays, …

Conakry AdministrationPays GuinéeGouverneurSoriba Sorel Camara [2014]DémographiePopulation1 667 864 hab. (2014)Densité3 706 hab./km2GéographieCoordonnées9° 32′ 53″ Nord 13° 40′ 14″ Ouest  Superficie45 000 ha = 450 km2Localisation

Histoire

Le territoire où se trouve le Conakry d’aujourd’hui appartenait auroyaume de Dubréka. La région est alors occupée par les Bagas, qui avaient accueilli des Soussous, venus du Nord du Mandingue après la destruction de leur capitale sur le Niger en 1236 par Soundjata Keïta. Les côtes de la Guinée sont découvertes par les Portugais vers 1526 (Don Jorge de Meneses)[1].

La ville en 1912

En 1887, l’île est entièrement recouverte par une forêt de palmiers et de fromagers, dans laquelle sont répartis quatre villages : Conakry,Boulbinet, Krutown et Tombo (cédée peu avant par les Anglais aux Français). Sous la colonie française, Conakry devient la capitale de la colonie des « Rivières du Sud » en 1889, puis de la colonie de Guinée française en 1891 (« Guinée Française et Dépendances », colonie autonome placée sous l’autorité du Gouvernement général de Dakar).

De 1966 à 1972, l’ancien président ghanéen Kwame Nkrumah y vit en exil et y fonde une maison d’édition à sa gloire.

Monument du 22 novembre 1970. On y lit des maximes de l’époque, comme « La révolution est exigence » et « L’impérialisme trouvera son tombeau en Guinée »

En 1970, une troupe composée de plusieurs centaines de soldats portugais et de volontaires guinéens exilés tente de prendre Conakry par les armes. L’attaque est un échec relatif: des soldats portugais précédemment emprisonnés sont libérés du camp Ratoma et exfiltrés, mais la tentative de renverser le régime dictatorial de Sékou Tourééchoue. Les pertes humaines sont importantes (on parle de centaines de morts guinéens, sans compter les 92 condamnations à mort prononcées lors d’un procès par la suite), et donne le prétexte à l’instauration d’un climat de terreur.

En 1996, de violents affrontements entre militaires ébranlent la capitale. Le président Lansana Conté échappe à la mort en se terrant dans les sous-sols du Palais des nations.

En 2007, une grève générale et de violentes manifestations secouent Conakry et laissent plusieurs dizaines de morts sur le pavé.

En 2009, une manifestation se transforme en bain de sang (plus d’une centaine de morts, disparitions signalées, nombreux viols) dans un affrontement avec les forces militaires.

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Organisation

Après une tentative de décentralisation en 1991, Conakry regroupe à partir de 2008 les 5 communes: Kaloum, le centre-ville; Dixinn, où se trouve l’Université de Conakry et de nombreuses ambassades;Ratoma, connue pour sa vie nocturne; MatamMatoto, qui héberge l’aéroport. Les 5 communes forment la région de Conakry, l’une des huits régions de Guinée, et elle est dirigée par un gouverneur. La ville est jumelée avec Cleveland (États-Unis). Population

La ville de Conakry connaît une croissance démographique soutenue. En 1958, elle compte 50 000 habitants; en 1980, 600 000; en 1983, 705 300; en 1996, 1 092 936; en 2008, 1 857 153 et en 2009 2 160 000 (soit une hausse moyenne annuelle de 4,52 % sur la période de 12 ans 1996-2008)[3].

Conakry est en territoire soussou, population de pêcheurs, dépositaire d’un riche folklore. Les visiteurs sont frappés par le caractère monumental et la grandeur de l’art baga. Sa principale divinité est « Mba » ou « Nimba » la déesse de la fécondité et de l’abondance. Son masque est promené à l’occasion des cultures (semailles et récoltes). Il est un buste taillé dans un bois massif, avec des macules plates et allongées. Sa coiffure tressée et dominée par un cimier médian surplombant un nez aquilin. Malgré l’influence du christianisme et de l’islam, cause profonde de la mutation de son art, le peuple « soussou » reste fidèle à sa culture et le masque est au centre des manifestations rituelles de la forêt sacrée.

La population peule, elle, est majoritaire dans la banlieue, notamment dans les quartiers populaires de Hamdallaye, Bambéto, Kosa, ainsi que dans les communes de Matoto et de Dixinn. Ses membres tiennent le commerce et dominent largement l’import-export, ainsi que le grand marché de Madina: c’est ce qui justifie d’ailleurs l’usage prépondérant du poular dans le négoce.

Langues

Français

En 2014, 42,1 % des habitants de Conakry de 15 ans et plus savent lire et écrire le français tandis que 43,6 % savent le parler et le comprendre[4].

Autres langues

À Conakry comme dans le reste de la Guinée prévaut une grande diversité de langues, en plus du français, dont les plus importantes étaient reconnues et enseignées durant la « Première République »: lesoussou, le poular et le malinké.

Économie

Conakry est la ville la plus importante de Guinée. Son statut de capitale lui confère une activité administrative importante, mais sa place dans les communications et l’économie en général est centrale. Un Conakryka moyen gagne en 2009 environ 600 000 Francs guinéensmensuels, soit 65 euros. La ville abrite de nombreuses usines : Coca-cola, Topaz, Ciment de Guinée, Coyah eau minérale, Savonnerie Diama. Depuis 2006 beaucoup de compagnie de télécommunication se sont implantés : MTN, Orange, Intercel, Sotelgui et Cellcom. Le secteur bancaire s’est aussi développé ces dernières années avec notamment Société Générale et Ecobank.

Infrastructures

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Le télégraphe est posé dès 1885 par la West African Telegraph Company (Freetown).

Une voie de chemin de fer reliant Conakry à l’intérieur du pays est envisagée dès 1889, mise en chantier dès 1900 et achevée en 1914, au prix d’un engagement lourd de la population guinéenne (salariée ou esclave)[5]. Le tronçon Conakry–Kindia est inauguré en 1904; Conakry–Kouroussa (sur le fleuve Niger) en 1910. Elle est toujours en service, bien qu’au ralenti: deux trains par semaine font l’aller-retour Conakry–Kankan.

Un port en eau profonde y occupe une fonction primordiale: de là partent l’alumine et les productions vivrières (bananes) qui enrichissent le pays.

En 1945, des travaux d’aménagement liés à l’exploitation minière (fer de Kaloum, découvert en 1904 au moment du percement de la voie de chemin de fer; bauxite de Los) sont engagés. En 1963, l’île de Tumbo est reliée à la presqu’île de Kaloum par une digue.

Aujourd’hui, les infrastructures conakrykas sont très déficientes: depuis 2002, en particulier, les délestages électriques sont quotidiens (coupures tournantes et aléatoires), l’approvisionnement en eau courante y est très irrégulier. Depuis 2007, le réseau routier est plongé dans le noir dès la nuit tombée

Les déplacements à l’intérieur de la ville se font par taxis collectifs et bus municipaux.

Conakry possède un aéroport international (Aéroport international de Conakry, dit Gbessia ou G’bessiacode AITA : CKY, code OACI : GUCY).

Le Palais du peuple (1967) est construit par les Chinois. Salle de spectacle et lieu de nombreux événements politiques.Le Palais des nations (1978) et 50 luxueuses villas de style mauresque sont construites pour accueillir une réunion de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), au coût de 62 millions de US$. Aujourd’hui, ce sont les dignitaires du régime, les organisations internationales et les assistants techniques qui occupent les villas. La mort du Président Sékou Touré cause l’annulation de la réunion de l’OUA. En 1996, le Palais est la cible de militaires mutins et bombardé à l’arme lourde, incendié et pillé. Aujourd’hui en ruine, il est l’objet actuellement d’une reconstruction.

Grande mosquée de Conakry

La Grande mosquée de Conakry (1982) est construite grâce à un don personnel du roi Fahd d’Arabie saoudite. C’est l’une des plus grandes mosquées de l’Afrique de l’Ouest.Le Musée national de Guinée (1960), avec des collections archéologiques et ethnographiquesLe Jardin botanique de Conakry (1894)La Cathédrale Sainte-Marie de Conakry (1928), siège de l’archevêchéLes bâtiments coloniaux de la capitale:la maison du Jardin Camayenne avec sa galerie tournante et son escalier en colimaçon en fer forgé et le Mausolée Camayenne, où les grandes personnalités guinéennes sont inhumées, dont Sékou Touréla Direction nationale des douanes (à l’entrée du port de Conakry, restauré en 1992, incendié en partie en 1996),l’Ambassade de Roumanie (en face du port aux conteneurs, bâtiment de 1895, il porte le nom de « Résidence de la belle brise », siège du « Secrétariat aux affaires indigènes » à l’époque coloniale, remarquable par son pignon en œil de bœuf)la Gare centrale de Conakry (1903)l’Évêché (près du marché Niger et de l’hôpital Ignace-Deen sur la Corniche Sud, récemment rénové)La nouvelle aérogare (1985), conçue par Paul Andreu

Tourisme

Le tourisme est peu développé à Conakry, comme le reste du pays, malgré la richesse des sites.

Les touristes tendent à visiter les îles de Loos (îles Kassa, Room, Tamara), sept kilomètres au large de Conakry, où se trouvent de belles plages et quelques facilités hôtelières. Lors de balades en pirogue, on aperçoit le pénitencier de Fotoba (la Guinée fut la seule des huit colonies de l’AOF à abriter un pénitencier.

La végétation de la côte Atlantique (mangroves, marécages, palmiers, cocotiers, forêts claires, savanes arborées…) représente un autre objectif touristique.

Enfin, les marchés de Conakry permettent d’y trouver tissus colorés (batiks et wax), sculptures, poteries, objets recouverts de cuir, calebasses, instruments de musique à percussion, et plein d’autre petit accessoire (bijoux en perle)

Jeff Immelt, l’homme de terrain de General Electric

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Lorsque Jeff Immelt a accédé au poste de PDG de General Electric
(GE), en septembre 2001 – quatre jours avant les attentats du
11 septembre -, l’Afrique était « en dehors des radars », comme il le
rappelait en 2013 à ses actionnaires. Le géant américain de
l’énergie était certes présent sur le continent – il opère en Afrique
du Sud depuis une centaine d’années – mais il ne s’y était jamais
réellement ancré.
Les choses ont commencé à évoluer en 2008. « J’ai compris que
nous ne serions jamais capables de nous développer vraiment en
Afrique si nous n’étions pas plus impliqués sur place », raconte Jeff
Immelt lors d’une visite dans les locaux de l’entreprise à Accra, au
Ghana. « Je n’ai jamais compris l’Inde, la Chine, l’Europe ou le
Mexique avant de me rendre sur place, ajoute ce diplômé de
Harvard. Et en tant qu’entreprise nous n’avons pas pu connaître
les marchés avant d’avoir des employés sur le terrain. À distance,
vous ne percevez ni les risques ni les opportunités. »
Goutte d’eau
À travers ses voyages, Jeff Immelt, le patron de GE, entré dans
l’entreprise il y a plus de trente ans, a découvert ce que son groupe
avait à apporter au continent. En Afrique du Sud et au Ghana, il a
par exemple pu constater que tous les journaux titrent sur les
coupures de courant. « Les pays africains ont besoin de ce que
nous proposons, nous devons nous positionner pour être prêts à
répondre à leurs besoins », affirme-t-il.
Sur le continent, le conglomérat, actif dans l’énergie, les mines ou
encore dans les transports, a enregistré un chiffre d’affaires de
5,2 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) en 2013. Un chiffre
encourageant tant ses résultats étaient négligeables au début des
années 2000, mais qui reste une goutte d’eau dans les
150 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel de GE.
Entre 2011 et 2014, le groupe a multiplié par deux ses activités
ainsi que le nombre de ses employés sur le continent (2
000 personnes aujourd’hui).
Et l’entreprise de Fairfield, dans le Connecticut, entend bien faire
doubler encore ces performances au cours des années à venir.
Selon Jeff Immelt, le rapport risque-rendement du continent est
« volatil avec une trajectoire ascendante ». Parmi ses projets phares
figure le plan « Ghana 1 000 », qui vise à installer d’ici à 2019 dans
ce pays 1 000 mégawatts de centrales électriques au gaz,
alimentés par un terminal flottant de regazéification de gaz naturel
liquéfié (GNL).
Et en Afrique du Sud, le groupe apporte son soutien à l’électricien
Eskom afin de « trouver des solutions durables aux enjeux
énergétiques du pays ».Ses équipements sont installés dans une
dizaine de centrales électriques de l’entreprise publique, qui
produit à elle seule 46 % de l’électricité consommée sur le
continent.

Floyd Mayweather a réalisé son rêve: «Gagner une somme à neuf chiffres en une soirée»

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BOXE – L’Américain a remporté son combat contre Manny
Pacquiao…
Vous aviez compris, depuis le temps, mais c’est confirmé: ce
n’est pas la modestie qui étouffe Floyd Mayweather . «Je suis
le meilleur de l’histoire sur le ring et en dehors», a affirmé le
boxeur à l’issue de sa victoire aux points face à Manny
Pacquiao dans le très décevant «combat du siècle» samedi à
Las Vegas. Lors d’une conférence haute en couleurs,
«Money» a exhibé le chèque de 100 millions de dollars reçu
après sa victoire et annoncé qu’il «allait abandonner lundi ou
dans quelques semaines» tous ses titres.
#Mayweather sur #ESPN avec son chèque de 100
millions de dollars. Son minimum garanti.
7:49 AM – 3 May 2015
20 4
Breaking3zero Sports
@B3zeroSports Follow
Ce combat était qualifié de «combat du siècle», le
considérez-vous comme le plus important de ma carrière?
Tous mes combats sont importants , ce n’est pas ce combat
qui va déterminer ma place dans l’histoire. Mais comme je
l’avais déjà dit avant ce combat: mon amour pour la boxe
n’est plus le même. C’est juste mon travail et je dois
simplement être le meilleur dans mon boulot. Ce soir, c’était
juste une journée de boulot comme une autre… Vous, les
journalistes, vous avez trop dit que Pacquiao pouvait me
battre, que j’avais peur de l’affronter et que je le fuyais. Mais
ce combat a eu lieu, parce que c’est moi qui le voulais, c’est
moi qui l’ai appelé. Je veux que vous écriviez dans tous vos
articles demain: Mayweather a fait de nous, non-croyants,
des croyants.
Que pensez-vous de votre adversaire après cette victoire?
Manny Pacquiao est un sacré combattant , je comprends
maintenant pourquoi il fait tout ce chemin durant sa carrière.
C’est un boxeur remarquable, incroyable, mais je ne peux pas
dire que c’est le meilleur boxeur, le meilleur puncheur que
j’aie jamais affronté. Il a essayé de brouiller les pistes, avec
ses feintes et ses mouvements, mais comme j’ai affronté
dans ma carrière des boxeurs de styles différents, j’ai
anticipé et compris tout ce qu’il faisait. Je savais que j’avais
gagné dès le premier round, j’ai toujours su que j’étais le plus
intelligent de nous deux, il a été costaud mais j’ai été plus
intelligent.
Pourquoi vous avez bien fait de rester au lit
Vous confirmez que vous mettrez un terme à votre carrière
après un dernier combat en septembre? Pourquoi ne pas
viser le chiffre des 50 victoires?
Je l’ai déjà dit, ma passion pour la boxe n’est plus la même,
cela fait vingt ans que je me consacre pleinement à ce sport.
Je vais vous dire quelque chose: pour mon dernier combat, il
n’y aura pas de titres mondiaux en jeu, car je vais
abandonner tous mes titres dès lundi ou dans les semaines à
venir. D’autres boxeurs doivent avoir leurs chances, il y a des
jeunes lions qui doivent se battre pour les avoir. Je ne suis
pas quelqu’un d’avide, je suis champion du monde dans deux
catégories de poids (titres WBC, WBA et WBO des welters et
WBC et WBA des super-welters, NDLR), il est temps de les
laisser à d’autres.
Quelle image voulez-vous que l’opinion publique garde de
vous?
Je suis né en vainqueur et je veux mourir en vainqueur. J’ai
été éduqué pour gagner, pour être le premier dans tout ce
que je faisais, c’est tout ce que je connais. Tout est calculé
dans ce que je fais, je suis le meilleur de l’histoire sur le ring
et en dehors du ring. J’avais un rêve, c’était de gagner une
somme à neuf chiffres en une soirée, et j’ai reçu ce chèque de
cent millions de dollars.

Football: le Chelsea de Mourinho à nouveau roi d’Angleterre

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L’entraîneur portugais, revenu chez les Blues ( le surnom des joueurs
de Chelsea, Ndlr) après un premier passage entre 2004 et 2007,
dressait donc un bilan flatteur après une victoire 1-0 face à Crystal
Palace garantissant la première place à son équipe.
« Je suis très heureux et fier , a-t-il lancé après la rencontre décisive.
On peut se retourner et voir à quel point on mérite d’être champions.
La saison dernière, nous construisions quelque chose. Cette saison,
nous avions une éthique de travail, un esprit d’équipe, des principes et
des nouveaux joueurs qui nous ont apporté des choses que nous
n’avions pas ».
La « méthode Mourinho » a fait ses preuves
José Mourinho aime à dire qu’on juge un entraîneur sur sa
deuxième saison, lorsque celui-ci a réellement pu appliquer ses
idées. L’été dernier, celui qu’on surnomme le « Special One »
s’était donc attelé à recruter les joueurs qui lui avaient tant fait
défaut en 2013-2014. Le Portugais a notamment récupéré trois
joueurs du championnat d’Espagne : le gardien de but Thibaut
Courtois, prêté à l’Atletico Madrid ces dernières années ;
l’attaquant Diego Costa, acheté 40 millions d’euros au même club ;
et le milieu de terrain Cesc Fabregas, racheté au FC Barcelone
contre 38 millions d’euros.
Les trois hommes ont été la clé de voûte de la belle saison de
Chelsea, avec Eden Hazard. L’ailier, élu meilleur joueur du
championnat par ses pairs, est désormais l’un des meilleurs
attaquants au monde. Le Belge a progressé cette année, sous la
direction d’un José Mourinho pourtant parfois dur à son égard.
L’ex-coach du FC Porto (Portugal), de l’Inter Milan (Italie) et du
Real Madrid (Espagne) a su se montrer tour à tour drôle, arrogant,
provocateur, pour attirer l’attention sur lui et détourner ainsi la
pression pesant sur ses joueurs.
Savourant son nouveau triomphe, José Mourinho en a profité pour
asséner une attaque à peine voilée à son grand rival, Pep
Guardiola, l’ex-coach du Barça parti diriger le Bayern Munich. « Le
football anglais est mon préféré. Je pourrais être malin et, comme
d’autres manageurs, choisir une équipe et un pays où il est facile
d’être champion, où ils peuvent calmement fêter leur succès. J’ai
choisi un pays où il est difficile de gagner », a conclu celui qui sera
jugé la saison prochaine sur son parcours en coupe d’Europe .

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