Baltimore: la police a rendu les conclusions de son enquête interne

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La police de Baltimore a remis jeudi, avec un jour
d’avance, les premières conclusions de son enquête
interne, concernant la mort de Freddie Gray après son
arrestation le 12 avril dernier. Le jeune homme de 25 ans
ne s’est pas réveillé après une semaine de coma. Il avait
les vertèbres cervicales sectionnées et la trachée-artère
écrasée. Sa mort a provoqué des manifestations et des
émeutes contre les violences policières. L’état d’urgence
est en vigueur depuis mardi soir.
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ETATS-UNIS | COMMERCE ET DISTRIBUTION
Publié le 01-05-2015 • Modifié le 01-05-2015 à 02:04
Baltimore: la police a rendu les
conclusions de son enquête
interne
Par RFI
Que s’est-il passé lors du transport de Freddie Gray après son
arrestation par la police, le 12 avril dernier?
REUTERS/Eric Thayer
Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio
La question que se posent les trois services qui enquêtent sur la
mort de Freddy Gray est la même : comment a-t-il reçu les
blessures qui ont entraîné sa mort ? Le jeune homme a-t-il eu la
colonne vertébrale sectionnée lors de sa violente arrestation, filmée
par des passants, ou dans le fourgon qui l’a ensuite transporté. Le
chef de la police reconnaissait la semaine dernière que Freddie
Gray, menotté dans le dos ne portait pas de ceinture de sécurité, et
que ses hommes ont tardé à appeler l’ambulance.
Le porte-parole avouait jeudi une autre entorse aux
procédures : les six officiers suspendus dans cette affaire n’ont
pas dit toute la vérité sur le transport du prisonnier. « Le deuxième
arrêt du fourgon a été découvert au cours de notre enquête, a-t-il
expliqué. Nous ne le savions pas auparavant. Ce nouvel arrêt a été
dévoilé par la caméra d’une personne privée. »
Que s’est-il passé dans ce fourgon ? La police fait tout pour
accréditer la thèse du décès par négligence ou par accident. Elle
fait tout pour ne pas donner d’arguments aux manifestants contre
les violences policières.
Mais ces informations données au compte-gouttes par les
autorités ne satisfont pas les avocats de la famille Gray, qui
rejettent les premières conclusions de l’enquête interne. Comment
le prisonnier a-t-il pu se briser le cou seul dans le fourgon de
police, sans que les officiers interviennent ? Il faut, disent-ils,
reconnaître l’homicide volontaire.
■ Le couvre-feu fait souffrir le commerce
L’association des commerçants du centre ville de Baltimore a
envoyé une lettre à la mairie pour demander une suspension du
couvre-feu. Car aux dégâts dus aux émeutes et aux pillages, aux
manifestations quotidiennes devant le poste de police et la mairie
qui perturbent l’activité, à tous ces tracas s’ajoute désormais une
crise économique liée à l’état d’urgence.
Baltimore est une métropole de 600 000 habitants, une ville
touristique de la côte est des Etats-Unis. Les industries, les
commerces ne peuvent se permettre de cesser toute activité de
22h à 5h, explique cette lettre, et c’est pourtant la règle. Les bars
et restaurants doivent fermer, les congrès sont annulés, les
manifestations sportives aussi, et lorsqu’elles ont lieu c’est à huis
clos.
L’association des commerçants affirme dans sa missive que
certains d’entre eux ne pourront pas payer leur loyer à la fin du
mois et qu’ils ont mis au chômage des dizaines d’employés. Le
bilan économique, disent-ils, sera catastrophique. Mais pour
l’instant, la mairie ne souhaite pas revenir sur sa décision.
Baltimore reste sous couvre-feu , la ville doit s’éteindre à 22h, alors
que la mobilisation ne faiblit pas. De nouveaux rassemblements
sont prévus ce week-end.

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